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J’ai trouvé mon frère : il était à Amsterdam !

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j’ai pu être fier en arrivant à Amsterdam, ce mercredi 6 avril, presque un mois après avoir quitté Bombon. L’air est frais et un vent impétueux brasse les nuages dans un ciel menaçant. J’ai un nœud dans la gorge en distinguant la silhouette de Rémi, mon frère, sur son vélo, sous le porche de la gare de Bijlmer ArenA1)Sud-Est d’Amsterdam. À ses côtés, il y a Céline, son amie que je ne connais pas encore et avec qui il a traversé une bonne partie de l’Amérique du Sud. Mon voyage touche à sa fin, il ne me reste plus qu’à savourer ces moments précieux conquis à coups de pédales à travers la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Le lecteur attentif, muni de sa jugeote et d’une carte, constatera l’ellipse et m’en fera le reproche. Comment ? Il nous laisse à 50 km de Rotterdam et le voilà déjà à Amsterdam ! Tromperie que tout cela ! Bon d’accord, je reviens en arrière.

À Rotterdam. À gauche, une partie de l'Erasmusbrug.
À Rotterdam. À gauche, une partie de l’Erasmusbrug.

Rotterdam, on m’en a surtout dit du mal. Mais – absence de jugement critique ou mauvais goût de ma part – je ne peux pas m’empêcher d’être subjugué par cette ville ! C’est très moderne, certes, mais quelle classe. Imaginez une immense rivière, la Nieuwe Maas, entourée de hauts immeubles aux formes audacieuses et traversée par l’énigmatique pont Erasmus. Faîtes courir de vastes pistes cyclables au milieu de tout ça et vous commencerez à vous approcher de la réalité. C’est nouveau pour moi de pouvoir me sentir aussi bien en ville assis sur mon vélo ! Mon hôte, Matthias, me suggère de pousser mes promenades jusqu’à Kinderdijk. Là m’attendent dix-neuf moulins entassés le long d’un petit canal, vestiges d’un temps où on utilisait la force du vent pour lutter contre la mer2)Ils ont été installés vers 1740 pour lutter contre les inondations..

Bram, mon hôte à Zwammerdam. Traversée nocturne du marécage.
Bram, mon hôte à Zwammerdam. Traversée nocturne du marécage.

À mi-chemin entre Rotterdam et Amsterdam, je fais étape à Zwammerdam. La route qui m’y mène est jalonnée de surprises ! Elle me fait traverser Gouda, ville qui donna son nom au célèbre fromage. La ville en elle-même vaut le détour : impressionnant hôtel de ville, superbe église, petites rues coquettes. Ensuite, je traverse tout un quartier entièrement posé sur un lac. Les rues sont réduites à la largeur d’une piste cyclable et sont entourées d’eau. Ce qui n’empêche pas que chaque maison a son confort et possède son petit jardin… Miracle du génie hydraulique des néerlandais ! Bram, mon hôte à Zwammerdam, m’emmène visiter en vélo le marécage voisin et ce malgré la nuit tombante. J’assiste pour la première fois de ma vie à un coucher de soleil sur un polder. On devine la présence de nombreux hérons par la silhouette de leurs becs se découpant dans les dernières clartés du jour. Le lendemain, je longe l’Amstel3)Rivière qui donnera son nom à Amsterdam et … à une bière. sur une bonne vingtaine de kilomètres avant d’arriver à la capitale des Pays-Bas.

Rémi, mon frère, au milieu d'un des parkings à vélo de la gare centrale.
Rémi, mon frère, au milieu d’un des parkings à vélo de la gare centrale.

Et nous revoilà à Amsterdam ! Dire que le temps a été capricieux pendant cette étape finale est un doux euphémisme. N’importe, on s’abrite quand il le faut. Parfois sous un simple pont, parfois dans un luxueux café panoramique avec vue sur la ville, parfois dans le sous-sol obscur d’un petit café où on peut jouer au Backgammon et manger un cheese-cake qui rivalise avec celui de Sandrine. Mais le mauvais temps ne nous empêche pas de sortir tous les jours pour des promenades parfois sportives ! Car Rémi profite du fait que je sois venu en vélo pour me faire visiter les environs. On va notamment à Haarlem4)Grosse ville à l’ouest d’Amsterdam et à Marken5)Île située à une vingtaine de kilomètres au nord d’Amsterdam. Il me faudrait bien plus qu’un simple article pour vous dire à quel point ce coin de l’Europe regorge de beautés, tant dans les zones urbaines que dans ses paysages ! Et là encore, le vélo est un compagnon idéal ! Même en plein centre-ville, on circule de façon fluide : les voitures sont réduites à portion congrue et la plupart des piétons se tient à l’écart des pistes cyclables. Le principal danger vient du touriste, notamment français, qui applique la règle du «ils s’arrêteront bien pour me laisser passer» et qui traverse la piste cyclable en continuant à prendre des photos.

Je quitte Amsterdam en bus, dimanche matin, direction Paris6)Tiens, au fait, vous saviez que ça coûtait moins de 20€ d’aller en bus à Amsterdam ?. Pendant que d’autres, au même moment, regardent le Paris-Roubaix7)Qui passait ce jour-là par Saint-Quentin, qui a été une de mes étapes à l’aller ! à la télé en se disant qu’il serait temps d’aller reprendre un abonnement à la salle de gym de leur quartier, je médite. Je médite sur le sens de mes voyages, sur la beauté fragile du monde et des Hommes, sur la direction à donner aux pas que je ferai demain.

De retour à Bombon
De retour à Bombon

J’aimerai, pour terminer, remercier mes hôtes pour ces trois étapes. Et tout spécialement Céline et Rémi, qui ont été jusqu’à m’offrir – entre autre – une sonnette «I love my bike» ! Et vous. Oui, vous, qui m’avez lu, suivi, encouragé ! Ce voyage est le dernier avant un certain temps. À vous de prendre le relais, désormais !

Denis

References   [ + ]

1. Sud-Est d’Amsterdam
2. Ils ont été installés vers 1740 pour lutter contre les inondations.
3. Rivière qui donnera son nom à Amsterdam et … à une bière.
4. Grosse ville à l’ouest d’Amsterdam
5. Île située à une vingtaine de kilomètres au nord d’Amsterdam
6. Tiens, au fait, vous saviez que ça coûtait moins de 20€ d’aller en bus à Amsterdam ?
7. Qui passait ce jour-là par Saint-Quentin, qui a été une de mes étapes à l’aller !
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L’homme qui traversa les polders à vélo

n’est vraiment pas un héros ! Ben oui, c’est tellement facile ! D’abord, c’est plat. Ensuite, comme partout aux Pays-Bas, me semble-t-il, c’est parfaitement aménagé pour les cyclistes. Les pistes sont larges et bien entretenues, bien séparées des routes.  Et partout, il y a ces petits panneaux rouges qui indiquent les directions et les distances. Y a plus qu’à appuyer sur les pédales. Et à admirer le paysage.

20160331T121310Oui, parce que c’est sacrément beau par là ! Même si c’est plat. Et ce pour une raison très simple : l’eau y est omniprésente ! Il y a des canaux, de petits lacs et la Mer du Nord. J’ai régulièrement l’impression de rouler sur l’eau. Tout autour de moi, il y a de petits champs proprets et des pâturages où les moutons blasés ne lèvent même pas la tête à votre passage. À cet ordonnancement maniaque de l’espace, les oiseaux apportent une touche de folie bienvenue. Ils chantent sans retenue, se courent les uns derrière les autres, chahutent dans les canaux et dans les marécages, prennent leur envol pour un oui, pour un non. Il y a une grande variété de canards, d’oies, d’aigrettes, de cygnes sauvages. Un canal bordé d’arbres, un petit groupe de canards ridant l’eau et une piste cyclable qui longe l’ensemble, et me voilà heureux ! Ajoutez derrière tout ça un petit moulin et vous avez un bon résumé du Zéland 1)Province du sud des Pays-Bas.

Au milieu des paysages humides, j’ai fait trois étapes. À la première, à Middelburg, j’ai décidé de racheter un appareil photo. Mon hôte, Tobias, m’emmène à travers la ville à vélo. Nous parlons exclusivement en néerlandais, et ce malgré mon manque criant de vocabulaire. Je sors mon dictionnaire à tout bout de champ et il me laisse chercher mes mots, avec beaucoup d’indulgence.

Daniel, mon hôte à Zierikzee
Daniel, mon hôte à Zierikzee

Patience et indulgence, deux qualités que partage aussi mon hôte suivant, Daniel, à Zierikzee. Lui, il est musicien. Il chante, joue de la guitare et écrit même des chansons ! Voyant qu’il en a écrit une en néerlandais, je lui demande de me l’apprendre. Nous la chantons à deux voix : «Ik ben op zoek naar een veilige haven»2)«Je suis à la recherche d’un port sûr.» La chanson compare sa jeunesse tourmentée à un bateau sur la mer.. Avant que je ne reprenne mon vélo, il m’offre un livre : «Piratenfeest». C’est un livre d’enfants et il espère que j’arriverai à le déchiffrer malgré mon petit niveau.

Dans le parc naturel de Rockanje
Dans le parc naturel de Rockanje

Mon hôte suivant, Max, habite Rockanje depuis quelques années. Il me confesse que son néerlandais n’est pas très bon et nous échangeons régulièrement en anglais. Il faut dire, à sa décharge, qu’il parle déjà 3 langues : anglais, chinois et japonais. Son parcours est des plus atypiques. Guitariste et chanteur dans un groupe de rock, il part en tournée mondiale à l’âge de 15 ans. Son maître de guitare, initié à la philosophie chinoise antique, l’envoie chercher un maître spirituel en Chine. Max devient alors voyageur et sillonne l’Asie en tous sens. Il y a quelques années, il se voit obligé de revenir dans son pays natal et il s’installe dans la maison familiale. Vêtu d’un kimono sobre, il sert le thé tout en lançant d’un ton badin des discussions d’une profondeur intimidante. J’apprends en passant à déguster des Pu-Er et des Oolongs de première qualité, un peu de cuisine chinoise et beaucoup de préceptes bouddhistes. Il m’emmène (en vélo) dans les dunes de Rockanje, réputées pour leur écosystème très particulier. N’allez pas croire que cette étape très exotique ne m’ait rien appris sur le pays que je suis en train de traverser. Max a justement un regard très distancié sur ses compatriotes et m’explique pourquoi ils ont autant de mal à apprécier Van Gogh (à qui ils préfèrent Vermeer).

Et pendant ce temps, Amsterdam se rapproche…

Denis

PS : Écrire tout un article sur le Zéland sans parler des bateaux, c’est vraiment scandaleux ! Allez, je me rattrape dans les photos.

References   [ + ]

1. Province du sud des Pays-Bas
2. «Je suis à la recherche d’un port sûr.» La chanson compare sa jeunesse tourmentée à un bateau sur la mer.
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À moi la Flandre !

Bon d’accord, on est tous déjà allés faire un petit tour en Belgique : c’est mignon comme tout, ça parle français (à peu près) partout et c’est à deux pas de la France. Donc vous êtes sans doute déjà allés à Bruxelles, Bruges, Gent, Liège… Non ? Si ? Ah, vous voyez bien ! Eh bien, moi aussi j’étais déjà allé en Belgique. Et même, comble du cliché, que j’avais emmenée ma jolie Sandrine avec moi à Bruges avec ma première paye. D’où vient alors que je me sente malgré tout si dépaysé par ces quelques jours passés au pays de Van Heyk et de Tintin ?

D’abord, je viens cette fois-ci avec un vélo. Faire du vélo en Belgique, ça change tout ! On passe d’une ville à l’autre en 2 ou 3 heures. C’est plat, c’est très vert, il y a des rivières et des canaux partout. Et puis, il y a un réseau de pistes cyclables absolument fou ! Par exemple, autour de Bruges, les directions sont données à tous les croisements de pistes. Et il y en a beaucoup ! Les cyclistes ont même souvent leurs propres feux rouges !

Bruges
Bruges

On est à Bruges. Filip, mon hôte, m’emmène pour une balade en vélo à travers la ville. Je roule consciencieusement derrière lui. Il m’appelle : «Denis, roule à côté de moi !» Et il m’explique : «C’est la règle ici. Si on ne fait pas ça, les voitures pourraient vouloir nous dépasser et c’est dangereux.»  Saine philosophie, non ? J’entends les acharné(e)s de l’auto grincer des dents.

Autre dépaysement, je suis en Flandre, chez l’habitant, et j’apprends le néerlandais1)Ou le flamand, si vous préférez, c’est à peu près la même chose.. Je découvre une langue tendre et colorée, bien moins rude qu’aux Pays-Bas2)J’en sais quelque chose : les voix de mon assimil viennent de là-bas !, teintée de mots français : «ça va ?» – «allez !», etc. Je me jette à l’eau dès le premier jour, à Menin, à 100m de la frontière français. Il y a un marché sur la place centrale. J’y achète des épinards et du saumon. J’ai le dictionnaire à la main, ma voix tremble un peu, mais je repars avec ce que j’ai demandé. Bien sûr, avec le petit niveau que j’ai, je ne comprends presque rien à ce que j’entends. Mais je peux faire quelques questions, demander mon chemin, faire mes achats en néerlandais. Autour de moi, on est très patients et certains me font l’honneur de corriger un peu.

Je m’étonne (en néerlandais !) : «Pourquoi les français qui habitent près de la frontière n’apprennent-ils pas un seul mot de flamand ? Les flamands parlent bien le français, eux !» Filip me répond, énigmatique : «Et pourquoi les wallons parlent-ils si peu néerlandais ?…» Oui, pourquoi ? Je n’ai pas la réponse.

Entre Menin et Bruges, je fais étape une nuit à Torhout. Comme souvent, on me prévient à l’avance : «il n’y a rien là-bas». Mon œil, c’est une petite ville sympathique et la place centrale (de Markt) est magnifique. Et mon hôte, Ilse, me cuisine une pizza maison tout en me parlant du Pérou (où elle a habité un an). Ça méritait bien de faire étape à Torhout, non mais !

Denis

References   [ + ]

1. Ou le flamand, si vous préférez, c’est à peu près la même chose.
2. J’en sais quelque chose : les voix de mon assimil viennent de là-bas !
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Direction le Nord

Vous vous plaignez et vous avez raison : pourquoi diable ne nous écrit-il pas d’article décrivant son voyage en vélo vers Amsterdam ? Je n’ose vous répondre que le temps me manque – de la part du voyageur très «zen» que je suis, c’est difficile à entendre. Et pourtant, c’est tellement vrai !

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Avec Marcel, mon hôte à Chateau-Thierry

Je suis parti de Bombon (Seine-et-Marne) le 8 février, comme Sandrine vous l’a déjà expliqué dans le précédent article de ce blog. Mon vélo n’emporte que l’essentiel : un peu de linge, une trousse de toilette, une tente et un duvet (encore jamais utilisés), un ordinateur et un appareil photo. Et surtout, il transporte mon énorme envie d’aller à la rencontre de l’Autre. Pour cela, je vais d’hôte en hôte, via les réseaux de voyageurs en ligne (Couchsurfing et Bewelcome). Je m’arrête une ou deux nuits pour chaque étape et je reprends le vélo. C’est très court, presque trop, mais cette brièveté a une vertu insoupçonnée : les rencontres que je fais ont une intensité extraordinaire ! J’ai très peu de temps pour connaître ceux qui m’hébergent et vivre avec eux un petit quelque chose de marquant. Mes hôtes jouent le jeu à fond et m’emmènent parfois sur des territoires qui me sont parfois totalement inconnus : Bousmaha, mon premier hôte1)À Villemareuil, près de Meaux, m’invite à cuisiner avec lui et sa belle-mère un plat algérien tout en mêlant joyeusement l’arabe et le français ; Charlotte et Fabien, à Soissons, me font faire du cirque et m’entraînent dans une tournée des bars-à-musique de Reims ; Sven, mon hôte à Lille, m’invite à son cours de tango et à son club d’allemand… Mais ce qui fait la saveur de ces rencontres, ce sont toutes ces conversations tournant autour de l’art du voyage, autour du plaisir de recevoir et d’être reçu par de parfaits inconnus.

Église en briques rouges : typique du Nord !
Église en briques rouges : typique du Nord !

J’ai traversé sur mon vélo les interminables territoires agricoles de la Seine-et-Marne, de la Picardie et du Nord. Dire que je n’ai pas été profondément affecté par ce que j’y ai vu serait mentir : qui pourrait rester indifférent face aux sillons profonds et rectilignes de l’agriculture conventionnelle ? Qui pourrait décemment trouver de la beauté dans ces déserts où même les arbres sont devenues des personas non grata ? Mon esprit trouve un peu de repos dans la quiétude des petits villages – et je fais semblant de ne pas voir les panneaux «voisins vigilants en liaison direct avec la gendarmerie» qui m’accueille souvent. Mes plus belles étapes ont été celles où j’ai pu longer des canaux (notamment autour de Cambrai). La pire a été celle où j’ai croisé à trois endroits différents (le même jour !) des tracteurs en train d’épandre je-ne-sais-quoi sur leurs immenses champs de betteraves sucrières, à seulement quelques mètres de ma route. Français, si tu aimes les campagnes françaises, ne consomme plus de sucre.

Ce soir je traverse la frontière vers la Belgique. Je ressens un mélange d’impatience et d’appréhension : ce sera une étape symbolique vers ma destination finale, vers mon frère qui m’attend à Amsterdam. Mais à partir de ce soir, il me faudra parler néerlandais et … ik voel me niet klaar2)Je ne me sens pas prêt. ! Je pense à vous tous et je remercie pour vos encouragements ! Et merci, merci à tous mes hôtes : Bousmaha (Villemareuil), Marcel (Chateau-Thierry), Charlotte et Fabien (Soissons), Aurélien (Vendeuil), Ben (Saint-Quentin), Diane et Harold (Beaurevoir), Jean-Louis (Cambrai), Coraline (Somain), Victor (Villeneuve d’Ascq) et Sven (Lille).

Denis

PS : Il y a peu de photos parce que j’ai perdu mon appareil (rien de grave, hein !). De toute façon, je n’en prenais presque pas. J’ai l’impression que ce voyage se prête mieux à des récits oraux (ou écrits) qu’à des diaporamas.

References   [ + ]

1. À Villemareuil, près de Meaux
2. Je ne me sens pas prêt.
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Denis fait du vélo

En ce mardi 8 mars 2016, Denis part seul pour un périple de plus de deux mois, direction Amsterdam. Il a décidé de voyager en vélo, doucement, en faisant des étapes raisonnables. Son objectif est de rejoindre son frère, Rémi qui vit aux Pays-Bas, à Amsterdam. Comme pour le voyage en Amérique du Sud, Denis est hébergé chez l’habitant, dans la mesure du possible. Il a commencé son apprentissage du néerlandais et compte bien améliorer son niveau au fil des rencontres qu’il fera.

Il a investi dans une monture de choix, équipée comme il se doit, et toute en légèreté. Les vêtements ont aussi été choisis avec soin et en prenant en compte les impératifs de température. Concernant ses préparatifs, il vous en dira plus lors d’un prochain article.

Vélo prêt pour le départ
Vélo prêt pour le départ

En tant que retraité, il n’est pas pressé. Il veut découvrir la campagne française dans un premier temps, en empruntant les petits chemins. Ensuite, ce sera les pistes cyclables européennes ! Ce matin, la journée s’annonce belle pour prendre la route ; aucun nuage à l’horizon et les services météorologiques prédisent une journée sans pluie sur son parcours. Il faut en profiter !

Ça y est ; il est parti.
Ça y est ; il est parti.

Après des adieux déchirants et pleins d’émotions, Denis prend la route, bien décidé à découvrir des contrées encore inexplorées et à revenir polyglotte.

Sandrine