Discours de Denis à notre fête de départ

Pour ceux qui n’ont pas pu venir ou pour ceux qui souhaitent le relire, nous publions le discours que Denis a prononcé à la soirée du 28 juin à l’école Robespierre d’Aubervilliers.

Nous sommes intéressés par les photos que vous auriez pu prendre ce soir-là !

Chers amis, chers parents, chers collègues, chers camarades,

D’abord, merci à tous d’être venus aussi nombreux. Je sais que mes collègues s’attendent à ce que je dise des grossièretés dans mon discours. Je suis désolé, mais comme ma famille est présente et que je ne les ai pas habitués à ça, il n’y aura pas un seul gros mot dans ce qui va suivre. Donc, vous pouvez aller vous faire foutre, je ne serai pas grossier. Ça, c’est fait.

Ensuite, je précise que je parle ici en mon nom propre et pas en celui de Sandrine, qui préfère vous dire au-revoir individuellement et qui ne fera donc pas de discours.

Laissez moi vous raconter un peu comment on en est arrivé là.

En 2006, je finissais mes études d’ingénieur du son et Sandrine était affectée dans un collège Jacques Monod à Villeparisis, dans le nord de la Seine-et-Marne. Villeparisis qui avait le bon goût de se trouver sur la ligne B du RER. Le chef d’établissement de Sandrine nous a permis d’habiter en logement de fonction pendant quelques mois avant de trouver un appartement. Nous nous sommes insérés tant bien que mal dans la vie locale de cette petite ville résidentielle et nous avons tout de suite intégré la chorale du conservatoire. La station du RER étant fort loin du collège (30 minutes à pied), nous avons décidé d’investir dans des vélos.

Le décors est planté, passons à l’élément perturbateur. Cet élément perturbateur, c’est cette soirée de novembre 2006, où pour la première fois nous utilisions nos vélos pour sortir sur Paris. Au retour, plus de vélos… Et là, tout s’est enchaîné très vite. Nous avons bien entendu hésité entre tomber dans la drogue, voter Front National ou déménager. Finalement, le lendemain matin (c’était un samedi), nous étudions sérieusement les petites annonces d’appartements sur Paris et l’après-midi, nous visitons deux appartements. Le premier sur Paris, le second sur Aubervilliers, au 18 rue du Goulet. Dans ce deuxième appartement, il y avait une bonne dizaine de visiteurs et nous étions très loin d’avoir le meilleur dossier (j’étais alors au chômage). Mais nous nous sommes immédiatement projetés comme futurs locataires du lieu. «On va repeindre comme ça ce mur, on va réparer les toilettes, on va aménager la cuisine comme-ci, etc.». On repart comme on est arrivé : par le bus 150. Ce bus, je m’en souviendrai toute ma vie ! On était entouré d’une foule bigarrée et joyeusement bruyante qui parlait plein de langues différentes. Je crois que j’avais réellement besoin de ce dépaysement à ce moment-là de ma vie.

Le lendemain matin, on reçoit un coup de fil de nos futurs propriétaires : «soit vous venez signer maintenant, soit l’appartement va à quelqu’un d’autre». Tout était bouclé dans la journée : nous allions habiter Aubervilliers.

Cependant, nous n’en avions pas fini avec Villeparisis : Sandrine travaillait toujours au collège Monod et nous allions toujours à la chorale du conservatoire. Mais Aubervilliers nous a immédiatement tendu les bras ! Je me souviens être allé prendre contact avec le Parti Communiste dont j’étais membre depuis quelques mois, suite au mouvement contre le CPE de Villepin. J’ai été reçu par Laurence Grare à qui j’ai naïvement demandé : «mais qui est maire ici?» «Pascal Beaudet, qui a succédé à Jack Ralite» «D’accord, mais c’est quel parti?» «Le PC, bien sûr». Car, oui, je ne savais pas qu’il y avait encore des villes dirigées par le PC en France. Je venais de Melun, où il y avait 10 adhérents dans une ville de 40 000 habitants dirigée par la droite depuis la nuit des temps…

La première année, le parti est devenu ma deuxième famille. Les camarades ont entrepris de faire mon éducation politique et j’ai participé à mes premiers collages d’affiches et à mes premières distributions de tracts. Début 2007, on faisait la campagne des présidentielles pour Marie-George Buffet et dans la foulée, Sandrine rejoignait elle-aussi le parti. La claque des 2 % obtenus à la présidentielle n’a pas refroidi notre enthousiasme, bien au contraire.

En 2008, deux événements nous ont poussé à nous intégrer un peu plus dans la vie de notre ville. D’abord, nous quittions la chorale de Villeparisis, suite à des désaccords avec la cheffe en place (et puis, c’était vraiment loin pour nous). En envoyant un mail au service Pôle Voix 93, j’ai obtenu la liste des chorales d’Aubervilliers : le chœur du conservatoire, le chœur des séniors et la chorale Auberbabel. Par curiosité, j’ai appelé le numéro de cette dernière chorale. Je suis tombé sur mimi, qui m’a immédiatement averti : «on ne chante qu’en langues étrangères». Ça a immédiatement parlé à mon côté internationaliste et j’ai noté la date de leur prochain concert dans mon agenda.

Avec Sandrine, nous les avons donc rencontrés à la fête des associations d’Aubervilliers et nous les avons trouvés fort sympathiques. Ils étaient une douzaine et ils chantaient sans chef, n’hésitant pas à lever le poing de temps à autre. Bon, ça n’était pas toujours très juste ni toujours très en place mais qu’importe.

La suite est connue : après quelques séances joyeusement anarchiques, Monique a suggéré que je dirige les répétitions, compte-tenu du fait que je l’avais déjà fait dans une autre vie. Ça n’a pas été du goût de tout le monde, évidemment. D’autant plus que notre premier concert, à Clichy-sous-Bois a été complètement raté. Et puis, j’ai été amené à diriger une petite rencontre chorale entre Auberbabel et une chorale de Vendée, qui s’est terminée par le Libera me du Requiem de Fauré. C’est ce jour-là que j’ai découvert Alice Fagard, qui chantait ce jour-là dans le pupitre des sopranes et dont on m’avait déjà parlé. Cet après-midi-là, on a senti un tel enthousiasme de la part de tous les participants que j’ai décidé de poursuivre l’aventure et de m’investir à fond dans cette chorale.

Le deuxième événement, c’est la perte des élections municipales au profit des socialistes d’Aubervilliers. Je m’étais énormément investi dans cette campagne. J’y avais fait mes premiers portes-à-portes, rue du Goulet, en compagnie de Bernard Orantin. Le climat de campagne était tendu entre les socialistes et nous mais rien n’altérait notre enthousiasme. Et puis, notre blog de campagne témoignait d’une activité politique hors du commun. Tous les jours, on pouvait y lire une douzaine de nouveaux messages, à la tonalité souvent potache. Je me souviens que dans l’une des réunions qui ont suivi la défaite, une des participantes avait dit : «j’avais pris l’habitude de consulter le site plusieurs fois par jour, ça va me manquer de ne plus avoir ce lien quotidien avec la politique de ma ville». L’idée de créer un site pour notre section s’est rapidement imposée à moi. Laurence m’a donné le feu vert pour m’y mettre et, aidé de Bernard et d’André Narritsens, j’ai proposé une maquette à l’exécutif de section. Une fois le site ouvert, les messages de forum y ont afflué, comme prévu. Nous avions au début un peu de mal à l’alimenter et on y mettait un peu tout et n’importe quoi. Les archives du site en témoignent : nous postions même des conseils de lecture pour les vacances !

Les idées simples sont parfois les meilleures : j’ai très vite ouvert une page intitulée «forum/discussions libres». Par cette simple initiative, on regroupait sur le site de la section du PCF toutes les discussions politiques sur Aubervilliers permettant à notre site de gagner considérablement en audience (une centaine de visites par jour la première année). Nous avons actuellement entre 300 et 500 visiteurs uniques par jour. En définitive, j’écrivais peu d’articles, mais j’étais devenu le maître-toilier de la section. Assez vite, un de mes camarades (et néanmoins ami) Éric Plée s’est penché sur ce nouveau site et y a trouvé un moyen d’y aiguiser sa plume acerbe et moqueuse. À côté de ça, André écrivait quelques uns de nos articles les plus consultés et notamment celui intitulé «Qu’en est-il du marteau et de la faucille ?». Je ne remercierai jamais assez Éric et André pour les longues discussions que nous avons pu avoir ensemble. Éric a toujours pris un malin plaisir à m’appeler dès qu’il avait un article de prêt. Un simple mail aurait suffit, mais non ! Je décrochais le téléphone et je l’entendais rire d’avance de l’effet qu’aurait sur moi son nouveau pamphlet. Et de fait, il m’a transmis un peu de son goût pour la polémique bien conduite et pour l’ironie fine et doucement amère. Les socialistes en ont pris pour leur grade plus d’une fois sur notre site. Il faut bien le reconnaître, leur passage à la tête de la mairie aura au moins eu le mérite de bien nous faire rire !

Ensuite, j’ai intégré l’exécutif de section. À l’issue d’un de nos congrès, la section a été réaménagée en pôles et j’ai rejoint le pôle communication. Aucun des pôles ne s’est réuni plus d’une fois sauf … le nôtre ! Il y a avait Silvere Rozenberg, Éric, Caroline Andreani, Patricia Latour et moi. Pendant deux ans, nous avons surtout travaillé à l’édition d’un journal : l’Auber.com. Nous en tirions environ 4 par an. C’était épuisant mais j’y ai appris 2 choses très importantes. D’abord, j’ai appris à rédiger un article politique sur un sujet donné. Ensuite, j’ai rapidement été confronté à la gestion de la maquette et je faisais l’interface avec notre maquettiste. J’en garde d’excellents souvenirs. Je tiens notamment à remercier Caroline Andreani pour la confiance qu’elle m’a toujours témoignée. Je sais qu’elle vit des moments difficiles en ce moment (dans mon Parti, comme partout ailleurs, on ne fait pas que des choses biens, malheureusement…). Je voudrais lui dire qu’elle m’a apporté beaucoup et que je suis sûr qu’elle saura se rendre utile quoiqu’elle entreprenne par la suite.

De son côté, la chorale a pris de l’ampleur. Nous avons décidé de nous agrandir, de changer de lieu de répétition et d’augmenter notre rythme de répétition. En 2010, nous passions de 12 à 20 choristes et nous n’avons cessé de grandir. Nous sommes actuellement un peu plus de 30. Nous avons fait quelques concerts mémorables. Par exemple, le 27 mai 2011 à l’espace Renaudie. Nos camarades du parti n’avait pas pu venir car ils fêtaient ce soir-là l’élection de Pascal Beaudet en tant que Conseiller Général ; et pourtant la salle était presque pleine. Ensuite, il y a eu ce beau concert en 2012 qui concluait notre année russe à l’église de Pantin. En 2013, nous étions ovationnés au festival des Voix sur Berges à Paris. Et cette année, nous avons participé au spectacle fou de Peer Gynt en langues étrangères, sous la conduite généreuse de George Ghika.

Auberbabel est donc devenu ma troisième famille. La dernière année, je venais 2 fois par semaine voir mimi pour travailler avec lui. Avec mimi, on n’avait jamais besoin de trop discuter, on se comprenait rapidement et on travaillait dans la même direction. Les rôles étaient clairs : à moi la partie musicale et l’entretien de son matériel informatique (décidément très capricieux), à lui la partie linguistique et la production des documents. Avec mimi, on ne partageait rien d’intime, mais on travaillait, on agissait. Je crois que j’ai été l’une des rares personnes de son entourage qu’il n’ait jamais engueulées. Et de mon côté, je trouvais en lui une résonance à mon aspiration à une pensée à la fois radicale et rationnelle. Mimi dit souvent «on ne peut pas discuter avec ceux qui nient l’existence de l’inconscient et de la lutte des classes». Étant d’accord avec ce postulat simple, j’ai pu refaire le monde avec lui une bonne centaine de fois.

Auberbabel nous a ouvert le monde des langues. C’est grâce à la fréquentation de cette association que j’ai pu me décider à quitter la France. Sandrine m’avait exprimé ce souhait dès notre rencontre, il y a 13 ans. Elle rêvait de faire un long voyage autour du monde. Sans Auberbabel, peut-être que je tergiverserai encore. Je m’engage pour ma part à ne pas prononcer un mot d’anglais au cours de ce voyage. J’ai commencé à apprendre l’espagnol et le portugais afin de résister à la tentation.

À ces deux activités s’ajoutent la construction d’un foyer douillet et protecteur. Avec Sandrine, nous avons transformé les deux appartements que nous avons habités sur Aubervilliers en petits cocons confortables et accueillants. Tout semble réuni pour faire de mon passage à Aubervilliers l’une des plus belles périodes de ma vie. Et pourtant… ça n’a pas été le cas.

En 2008, après une longue année de galère, j’ai décidé de reprendre des études pour devenir professeur et enfin gagner ma vie. Ce fut une erreur monumentale. Bien loin de m’épanouir dans cette nouvelle indépendance budgétaire, je me suis retrouvé accablé de travail, incapable de reprendre le dessus et sombrant dans une dépression plus ou moins latente. Il serait trop long ici d’expliquer pourquoi cette expérience était vouée à l’échec dès le départ mais force est de constater que mon passage dans l’éducation nationale a été une énorme perte de temps. Pendant 5 ans, j’ai consacré 90% de mon énergie à une activité dans laquelle j’étais en échec. Heureusement que je ne faisais pas ce métier par passion, sinon je n’aurais pas survécu. Comme je suis un battant, j’ai pensé que je contournerai mes problèmes d’autorité avec un travail didactique et pédagogique redoublé. Mais j’ai fini par capituler.

J’essayais de consacrer une partie de mes étés à la composition musicale mais, souffrant de problème de concentration, j’étais incapable de finir mes partitions. Je me suis donc mis à temps partiel pour composer de façon plus régulière. Ça m’a beaucoup aidé à reprendre confiance en moi. Je suis donc actuellement en train de composer ma première grande œuvre : un requiem sur des textes originaux, non religieux, voire franchement athées. J’ai complètement fini d’ébaucher 3 mouvements sur 5 et j’ai commencé le 4ème. On peut en écouter des ébauches sur un site que j’ai ouvert pour ça et dont je vous donnerai l’adresse si vous le souhaitez. Quoiqu’il en soit, ce projet me suit depuis bientôt un an et j’en tire déjà une fierté immense. Et je suis fier de l’avoir commencé à Aubervilliers.

Tout le temps que j’ai consacré au travail, c’est du temps que je n’ai pas pu consacrer à d’autres activités plus importantes, comme la campagne des municipales de 2014, à laquelle j’ai beaucoup moins participé que je ne l’aurais du. Ou encore faire de la cuisine. Ou faire de la musique.

Ma profession a eu le mérite cependant de me permettre de rencontrer une 4ème famille : celle de mes collègues du collège Didier Daurat. Certains sont là aujourd’hui. Je leur dois énormément ! Ce sont des compagnons de galère, des amis d’infortune. Et c’est surtout avec eux que j’ai le plus ri ! Un humour gargantuesque, entre la grossièreté et la générosité d’un rire énorme.

En particulier, j’ai une pensée pour Julien Criton, qui a été mon mentors au collège, qui m’a obligé à repenser en permanence mes pratiques didactiques. Il ne peut pas être là aujourd’hui pour des raisons familiales. Je vous lis le début de son mail : «Denis, j’aurais été là samedi, même si ce n’est pas mon genre de me déplacer en banlieue pour voir des profs.». Une petite anecdote en passant : l’année dernière, nous nous sommes mis spontanément en grève pour protester contre la gestion catastrophique d’une crise interne par notre direction. L’après-midi, on organise une réunion de crise et on se demande : «Qu’est-ce qu’on dit aux élèves demain quand on revient en cours ?» Julien propose : «on peut leur dire que désormais, on s’engage à ne plus mettre de notes en dessous de 13/20». Évidemment, sa proposition n’a pas été retenue. Parmi ceux qui étaient contre, il y a avait Bulent Aslan, dont les pratiques sont pourtant très proches de celles de Julien. Je lui demande pourquoi il ne soutient pas sa proposition et il me répond : «c’est trop faible 13/20». Bulent, qui par ailleurs, m’a refilé un bon paquet de livres de SF tout au long de ces dernières années.

Bien sûr, j’ai intégré sans hésiter la chorale montée par Mickaël Modde, professeur de musique. Stéphanie, Ombeline, Jean-Sébastien, Raphaële en ont été les valeureux membres au cours de cette dernière année. Stéphanie qui m’a fait la gueule pendant six mois parce que j’ai eu le malheur de faire une remarque sur ses fa# aigus… J’aurais bien des choses à dire sur cette Stéphanie et sur sa copine Élina mais j’ai promis de ne pas être vulgaire, hein…

Autant j’ai quitté ma salle de cours (l’inoxydable D11) sans aucun regret, autant je quitte cette salle des profs en sachant déjà que mes collègues me manqueront énormément.

Ainsi, je vais quitter 4 familles en quittant Aubervilliers.

Mes parents d’abord, qui m’ont toujours soutenu dans tout ce que j’ai entrepris et qui, de part leur confiance sans faille, m’ont permis tous les tâtonnement, toutes les errances, sans jamais manifester d’impatience.

Les camarades du Parti Communiste ensuite, qui m’ont accueilli à Auber et qui m’ont rapidement confié des responsabilités et m’ont donné le goût de la lutte politique.

Les choristes d’Auberbabel, qui m’ont suivi patiemment dans mes expérimentations musicales et avec qui j’ai pu faire plein de bonne musique !

Et enfin mes collègues, avec qui on s’est poilés plus d’une fois !

Amis, parents, collègues, camarades, pensez à moi comme je penserai à vous et j’en serai heureux. Si un peu du bonheur que j’attends de ma nouvelle vie rejaillit sur la vôtre, alors notre voyage sera déjà merveilleux.

4 réflexions au sujet de « Discours de Denis à notre fête de départ »

  1. J’ai été très ému par ce que j’ai entendu là ; rien n’est plus précieux que l’authenticité: c’est si difficile, si rare, si courageux et pourtant si naturel, quand on laisse faire la nature… Merci Denis !

    1. Merci Roger ! Ça a été un plaisir de faire votre connaissance à tous les deux ! Transmet mes amitiés à ta nièce (cette roulure) 😉

  2. Je ne sais pas si vous êtes Denis Ralite , fils de Jack. J’ai bien connu votre père et il me semble que je vous ai connu aussi à Autry ou à Chévenoz . Vous étiez alors colon et j’étais directeur de la colo.

    Je garde un souvenir toujours ému de ces colos d’auber vers les années 1965-1970, et je regarde souvent les photos que j’ai conservées précieusement.

    Amitiés à mes nombreux colons d’Aubervilliers et salut aux camarades communistes. Rémy Moreau

    1. Bonjour,

      Je ne suis pas Denis Ralite, mais un autre Denis d’Aubervilliers. Il se trouve que je connais bien l’autre Denis et que j’ai eu le plaisir de travailler avec lui une ou deux fois. Vous comprendrez que de là où je suis j’aurais du mal à lui transmettre vos amitiés…

      Cordialement,

      D.R.

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