Archives mensuelles : août 2014

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Brasília, ville utopique

Nous avons passé plus d’une semaine dans la capitale du pays, Brasília1)Dans le District Fédéral, en plein milieu de l’État de Goais. Le bonheur pour l’amatrice d’architecture que je suis !

Brasília est la réalisation d’un rêve de deux grands architectes, Oscar Niemeyer et Lucio Costa et sort de terre en 1960. Oscar Niemeyer est connu des français pour la Bourse du Travail de Bobigny et le siège du PCF à Paris, place du Colonel Fabien, entre autres.

Plan de la ville (Plano Piloto)
Plan de la ville (Plano Piloto)

C’est Lucio Costa, urbaniste qui est à l’origine du Plan pilote, en forme d’avion et Oscar Niemeyer conçoit les bâtiments principaux, notamment la Cathédrale, le Congrès, le Ministère des Affaires étrangères…

Il est très facile dans Brasilia de trouver une adresse : nos hôtes vivant dans le SuperQuadra Nord n°205 et dans l’immeuble K, leur adresse est donc SQN 205, Bloco K. De la même façon, l’aile Sud de l’avion distribue des adresses en SQS et un numéro. Finis les problèmes pour trouver la rue Machin ou l’allée Trucmuche ! Les transports en commun sont ici très développés, comme partout au Brésil. Même s’il n’y a pas de réseau ferré dans le pays, on trouve de nombreuses lignes de bus à tous les niveaux (municipaux, fédéral, national). À Brasília, on trouve même une ligne de métro, mais curieusement, elle n’existe que dans la partie sud de la ville.

Axe monumental (axe de symétrie de la ville), vu depuis la tour de télévision
Axe monumental (axe de symétrie de la ville), vu depuis la tour de télévision

On a apprécié de rester longtemps dans cette ville. Après trente six heures de bus de Belem à Brasilia, dont deux nuits dans le bus, il était temps qu’on se pose quelque part pour marcher tout d’abord, se reposer ensuite et se remettre des méfaits de l’air conditionné. C’est une malédiction ce truc-là, pour ma petite gorge fragile, mais je comprends qu’on en ait eu besoin, étant donné les températures ambiantes !

La cathédrale et ses cloches
La cathédrale et ses cloches

Nous avons donc arpenté la ville de long en large, visitant de magnifiques bâtiments, dont la Bibliothèque Nationale2)Ce qui me fait croire qu’il y a décidément quelque chose entre nous et les bibliothèques !, la cathédrale, le musée national, l’axe monumental et le parc de la ville. Étrange parc d’ailleurs, très sec3)Il reverdit à la saison humide, cela dit, mais nous sommes en pleine saison sèche ici., très peu dense et peu fleuri. Cela dit, on y a encore croisé plein d’espèces d’oiseaux exotiques.

Cristina et Luis, nos hôtes
Cristina et Luis, nos hôtes

Nous avons été super bien accueillis par Cristina et Luis, ainsi que leurs colocataires Diego et Andres ! Tous les quatre étaient enthousiastes de nous recevoir ; c’est d’ailleurs grâce à eux que nous avons maintenant plein d’idées d’endroits où aller, que ce soit ici au Brésil ou au Chili, dont Cristina est originaire. Les soirées du week-end ont été occupées par des concerts de jazz, donnés gratuitement en ville. Les autres soirs, nous étions tous ensemble à la maison à discuter et rire autour d’un repas collectif, élaboré soit par nos hôtes, soit par nous, permettant ainsi de savoureuses découvertes culinaires. Sans parler du fait que Cristina est cuisinière de profession… Pendant ces quelques jours, l’appartement aura résonné aux sons du portugais, de l’espagnol et du français !

Ce seront pour nous de vrais souvenirs d’échanges, à tout point de vue !

Sandrine

References   [ + ]

1. Dans le District Fédéral, en plein milieu de l’État de Goais
2. Ce qui me fait croire qu’il y a décidément quelque chose entre nous et les bibliothèques !
3. Il reverdit à la saison humide, cela dit, mais nous sommes en pleine saison sèche ici.
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Algodoal, petit paradis

Alors que mon frère Rémi, de l’autre côté du continent, explore les hauteurs1)il faut voir les photos de son tour du lac Titicaca en pédalo!, nous, de notre côté, nous poursuivons notre voyage au niveau de la mer.

2014-08-16_14-49-21À Algodoal, on est immédiatement plongés dans un autre monde ! À la sortie du bateau, ce sont des carrioles tirées par des chevaux qui attendent les visiteurs. Un chemin de sable fin conduit au principal village de l’île. Les rues sont constituées de sable et d’herbe et sont bordées de petites maisons fleuries. Ici et là, quelques grands arbres (palmiers, cocotiers).

2014-08-19_07-34-22Notre premier objectif : trouver où dormir pour pas trop cher. On est samedi et il y a une certaine affluence (même si ça reste raisonnable). On repère de nombreuses pousadas (chambres d’hôtes). Souvent, la porte est fermée et un numéro de téléphone est indiqué sur la façade. Mais nous n’avons pas de quoi appeler. Et puis, notre maîtrise du portugais aurait rendu l’opération délicate. Les pousadas dont nous rencontrons les gérants sont pleines. Arrivés à une des extrémités du village, nous tombons sur une propriétaire très gentille, qui, bien qu’elle affiche complet, décide de nous aider. Devant nos mines interrogatives, elle tente «vocês falam inglês?». Résolument, je secoue la tête : «português». Elle se met à parler lentement et on finit par se comprendre. Elle passe quelques coups de fil et revient vers nous. Il reste des places à «Bela-mar», la plus belle pousada de l’île nous dit-elle. On craint pour nos finances mais on s’y rend tout de même.

La pousada Bela-Mar
La pousada Bela-Mar

Là, on découvre trois rangées de chambres, aux murs rouges, entourant un patio très fleuri dans lequel sont accrochés quelques hamacs. La gérante nous propose une chambre à 80 reais, avec un ventilateur et le café da manhã2)Petit déjeuner, forcément à base … de café bien sûr. Pour nous qui sommes des amateurs de thé, le choc est rude ! compris. Petite parenthèse sur les prix : 3 reais vaut à peu près un euro. On divise donc les valeurs par 3 pour savoir combien ça nous coûterait en euros. Ici, la chambre coûte donc environ 27 euros par nuit, pour deux personnes. Ça peut sembler dérisoire, mais on n’avait pas prévu de payer autant et notre budget sur l’île est limité (il n’y a pas de distributeur ici et presque personne ne prend la carte VISA). Parenthèse refermée.

Le soir, on assiste de nouveau à un coucher de soleil prodigieux sur la plage qui longe le village. On se trouve deux soupes et un verre de jus de goyave (pour 11 R$ au total, on vous laisse faire la conversion) sur la place centrale. Un peu plus loin, devant l’unique école de l’île, se tient une cérémonie religieuse assez tapageuse : chants (façon chansons d’amour mièvres) et sermons braillés dans un micro par un illuminé convaincu.

Petit bras de mer à traverser en barque
Petit bras de mer à traverser en barque

Le lendemain, on suit la plage tranquillement pour explorer l’île par le nord. Bloqués par une rivière, on est obligés de monter dans une petite barque pour passer. 500 mètres plus loin, on débouche sur la plage «da princeza». Tout le long de la première moitié de la plage, de petites baraques montées sur pilotis proposent de la restauration et des rafraîchissement. Et puis, au bout d’un certain temps, à force de marcher, on finit par se retrouver tout seuls ! On s’installe et on court se jeter à l’eau. L’eau est délicieuse et on se baigne longuement, en jouant dans les vagues.2014-08-17_13-33-46

Le troisième jour, nous décidons d’aller explorer la partie sud de l’île et notamment les villages de Fortalezinha et Camboinha. D’après le plan que nous avons à notre disposition, il faut traverser une rivière à partir du port pour accéder à l’autre moitié de l’île. Malheureusement, on est plus le week-end et il n’y a pas de navette régulière en semaine. Il faut trouver un passeur. On en rencontre un par hasard en revenant au village. Et là, on découvre que la traversée coûte … 10 fois plus chère que celle de la veille. Notre budget initial étant presque épuisé, on renonce avec tristesse à cette promenade. Qu’à cela ne tienne, on va essayer de se promener dans la forêt qui règne au centre de l’île. Mais, là encore, c’est l’échec, impossible de trouver un chemin qui pénètre dans ce magma de végétation. Au bout d’une heure, on renonce et on retourne à la pousada.

Pas de place pour un chemin dans une telle forêt
Pas de place pour un chemin dans une telle forêt

Depuis ce matin3)lundi 18 août, nous sommes les derniers clients de la pousada et nous n’avons quasiment croisés aucun touriste sur l’île aujourd’hui. Le couple de gérants est au petits soins avec nous. Notre séjour ici se termine tranquillement. Où que se portent nos regards, tout est charmant et paisible et nos cœurs se serrent à l’idée de quitter ce petit paradis.

Denis4)Oui, c’est encore moi qui rédige aujourd’hui. Mais Sandrine préférait se charger de Brasília, alors, voilà. Peut-être qu’elle en fera deux à la suite, pour la peine!

References   [ + ]

1. il faut voir les photos de son tour du lac Titicaca en pédalo!
2. Petit déjeuner, forcément à base … de café bien sûr. Pour nous qui sommes des amateurs de thé, le choc est rude !
3. lundi 18 août
4. Oui, c’est encore moi qui rédige aujourd’hui. Mais Sandrine préférait se charger de Brasília, alors, voilà. Peut-être qu’elle en fera deux à la suite, pour la peine!
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Belem, berceau du Brésil

Un des canons du Forte do Presépio
Un des canons du Forte do Presépio

Belem, c’est la première grande ville que nous traversons. Comme dans toute ville de cette dimension, on y trouve des immeubles, de grandes avenues, des musées, des parcs, etc. Pourtant, ça ne ressemble à rien de ce que nous connaissons. D’abord, il y a une animation impressionnante dans les rues : de très nombreux vendeurs ambulants (omniprésents dans le centre ville), de la musique partout et une ambiance à la fois décontractée et joyeuse. Il est clair que Belem n’est pas une ville riche : ses rues sont un peu sales, l’urbanisme un peu anarchique, les façades défraîchies…

Le premier jour, on passe un peu de temps dans le centre-ville historique et on visite un fort (le Forte do Presépio) qui s’avère être le point de départ de la colonisation portugaise du Brésil. On revient à notre hôtel en flânant dans les petites rues commerçantes. Sur le pas de leur porte, des vendeurs armés de sonos haranguent les clients potentiels.

Cérémonie dans la Basílica Santuário Nossa Senhora de Nazaré
Cérémonie dans la Basílica Santuário Nossa Senhora de Nazaré

Le deuxième jour, surprise : les rues sont presque vides, les boutiques sont fermées et la ville semble avoir été désertée. On apprend assez vite qu’on est un jour férié (vendredi 15 août) ; visiblement, ici, on ne plaisante pas avec les jours fériés ! Le matin, on découvre une magnifique cathédrale. Un office est en cours. L’occasion de vous dire un mot sur la place de la religion au Brésil. Ici, la religion s’affiche absolument partout, sans complexe. On trouve des sentences religieuses («Deus é fiel» ; « Jesu te ama »; « Fica com Deus », etc.) sur les façades, dans les lanchonetes1)petits restaurants qu’on trouve partout au Brésil, sur les voitures, sur les bateaux, dans les hôtels, etc. Les églises catholiques sont présentes un peu partout mais pas autant que les églises évangéliques («église de la paix», «église de la conciliation», «communauté de dieu», etc.) ! Ici, les laïques ont encore du travail à faire, visiblement.

Aigrette
Aigrette

On passe l’après-midi dans un parc botanique (le musée Emilio Guidel). Notre attention est retenue par les oiseaux absolument magnifiques qu’on rencontre ici, notamment les ibis rouges. Ayant décidé de quitter la ville le lendemain, nous poussons tranquillement jusqu’à la rodoviaria2)Les rodoviarias sont des gares routières, semblables à nos gares ferroviaires, avec des guichets, des boutiques, des restaurants et même parfois des douches. De fait, on se trouve désormais assez loin de notre hôtel. Poussés par la curiosité, on décide d’essayer de rentrer en bus de ville (ils sont très nombreux à circuler, presque aussi nombreux que les voitures!).

Dans un bus de ville de Belem
Dans un bus de ville de Belem

Après quelques indications contradictoires – il faut dire que notre maîtrise de la langue ne nous permet pas de bien comprendre ce que nous disent les gens qu’on interroge… – on finit par trouver le bon bus et par comprendre que les tickets s’achètent dans le bus. On rentre donc très fiers de nous.

Le lendemain, donc, on quitte la ville pour se rendre sur l’île d’Algodoal. Le trajet comprend une partie en bus (jusqu’à Maruda) et une partie en bateau. On découvre ici que la réputation des bus du Brésil n’est pas usurpée : c’est très confortable et pas trop cher. Tout au long des quatre heures de trajet, de nombreux vendeurs ambulants montent à bord et essaient de vendre des sucreries, des boissons, des friands à la viande (il faut vraiment qu’on retienne le nom de ces spécialités, certaines sont délicieuses!). On croise divers petits villages absolument magnifiques, dans lesquels les seuls véhicules à moteur sont quelques mobylettes et, de temps en temps, une camionnette. Entre chaque village, on aperçoit de grandes fazendas (fermes) avec des vaches et des chevaux. On mange sur le port, en attendant notre bateau.

Gare routière de Belem (Rodoviaria)
Gare routière de Belem (Rodoviaria)

La suite ? La suite, c’est l’île d’Algodoal, qu’on vous racontera au prochain épisode : cet article est déjà assez long comme ça. Certes, on a un peu de retard, mais on n’avait pas accès à internet sur l’île. Actuellement, on est à Brasília, pour une semaine environ.

À la prochaine !

Denis

References   [ + ]

1. petits restaurants qu’on trouve partout au Brésil
2. Les rodoviarias sont des gares routières, semblables à nos gares ferroviaires, avec des guichets, des boutiques, des restaurants et même parfois des douches.
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De Cayenne à Belem

Pour rallier Belem sans avion, au départ de Cayenne, pas d’autre solution que de prendre un bus, puis de prendre un bateau, puis de reprendre un bus puis de reprendre un bateau ! Je m’explique.

Ce lundi 11 août, nous allons donc à la gare routière de Cayenne à 10h25 pour un départ à 11h. Notre taxi-co n’arrivera qu’à 11h15 pour finalement partir à 12h55 (!!) ; il faut attendre qu’il soit rempli (logique, non ?). On mettra  trois heures pour arriver à St Georges de l’Oyapock car le chauffeur passera d’abord chez lui prendre un sandwich et ensuite s’arrêtera embrasser son enfant. On quitte Cayenne réellement à 13h20.

On arrive à St Georges de l’Oyapock à 16h, après une route sinueuse et très vallonnée, et deux contrôles d’identité, un par la gendarmerie, l’autre par la police. Nous sommes directement déposés aux pirogues qui proposent la traversée de l’Oiapoque.

Sur l'Oiapoque
Sur l’Oiapoque

Et pendant un quart d’heure, c’est le rêve devant nos yeux. La magie du voyage commence à opérer… Denis laisse traîner ses mains dans l’eau : le rafraîchissement est immédiat. On contemple les petits villages installés le long du fleuve et seulement accessibles en pirogues.

Dès que nous mettons un pied à Oiapoque, on nous attend pour du change, des 4×4… et comme notre portugais est approximatif, on nous embête pas trop. Ou alors, on est très persuasifs !

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Village au bord de l’Oyapoque (côté Guyane)

Nous filons à la police fédérale pour les formalités d’usage d’entrée sur le territoire et ensuite, direction la gare routière (2 kms à pied) pour notre périple en bus de Oiapoque à Macapa.

Notre bus part à l’heure pour un voyage de 11h (a priori), à travers la forêt amazonienne. Le soleil se couche rapidement (vers 18h00), juste le temps de constater que nous sommes au milieu d’une nature luxuriante, que notre route est rouge et … dans un sale état ! D’ailleurs, une partie de cette route porte un nom évocateur : «a pista» (la piste). Après deux pneus crevés coup sur coup, on arrivera finalement à Macapa à 9h15, le mardi 12 août, ce qui fera donc 15h de voyage !

À Macapá, on se prend un taxi pour le port de Santana afin d’aller acheter nos billets de bateau pour Belem. Finalement, on devra rester une nuit à l’hôtel car le bateau que nous devions prendre ne partira pas, moteur hors service. C’était pourtant un bon bateau, avec 3 ponts et tout et tout…

En substance, nous avons quand même passé l’équateur, et ça, ça le fait. A priori, on est passés de l’été à l’hiver mais on n’en a pas encore ressenti les effets ! 😉

Port de Santana
Port de Santana

Comme on a dit que le bateau du lendemain est censé partir à 10h00, on se pointe au port à 9h00 ; on a juste le temps d’acheter deux hamacs et on embarque. Au passage, on apprend que notre beau bateau de la veille est finalement parti dans la nuit… Les ponts sont déjà bien occupés et comme on a franchement l’air de deux touristes perdus, une super bonne femme va nous emmener sur le pont supérieur et nous montrer où accrocher nos hamacs.

Finalement, arrivés en retard, on finira par avoir les meilleures places pour dormir, c’est-à-dire, loin du bar, du moteur et sur le pont supérieur où il y a un maximum d’air !

Dans la forêt des hamacs du pont supérieur...
Dans la forêt des hamacs du pont supérieur…

La traversée du fleuve Amazone a été vraiment géniale ! Des gens très sympathiques qui veulent te connaître et t’offrir des bières, des images inoubliables de la nature environnante et une nuit en hamac…sans un insecte autour ! Denis tente de parler portugais avec un peu tout le monde. Pour l’instant, il est un peu déçu : les gens le comprennent très bien mais lui … ne les comprend pas. Un français croisé sur le bateau nous explique que l’accent du nord du Brésil est très difficile à comprendre.

Nous sommes arrivés à Belem ce jeudi 14 août, à midi. Nous allons y passer trois jours pour visiter. Nous sommes contents de pouvoir nous poser en ville quelques jours. Mais l’appel de la nature reste très fort : on nous a parlé plusieurs fois d’une île paradisiaque pas très loin de Belem, où les véhicules à moteur sont interdits et où il fait bon «fazer nada»…

À suivre donc…

Sandrine

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Guyane, terre de métissage

«Ici, c’est pas l’Amérique du Sud, c’est l’Europe» nous dit, avec un sourire Marc, notre hôte rencontré grâce au CouchSurfing1)Il faudrait d’ailleurs qu’on trouve un nom plus décent à cette excellente pratique !. Et, de fait, les avantages procurés par le statut de département français de la Guyane semble être enviés par les pays voisins (notamment le Brésil et le Suriname), dont de nombreux ressortissants franchissent les frontières pour tenter leur chance ici.

Rue typique à Cayenne
Rue typique à Cayenne

Nous visitons Cayenne, ville sympathique, pleine de charmantes maisons créoles. Au détour d’une promenade le long de la côte, on y découvre une végétation exubérante, qui, à elle seule mériterait plusieurs jours d’étude. On ne se prive pas d’une petite baignade à la plage de Montabo, quasiment déserte. L’eau y est assez chaude mais nous apporte tout de même un peu de fraîcheur. Car, oui, ici il fait très chaud, même la nuit !

Marc, sur le marché, en train de choisir des patates douces
Marc, sur le marché, en train de choisir des patates douces

Chez Marc, on prend le temps de cuisiner (un peu), de discuter (beaucoup), de chanter autour de sa guitare. Bien qu’installé récemment en Guyane, ses connaissances de la vie locale sont très solides. Sans lui, impossible de se repérer parmi les différents produits locaux vendus sur le marché (maracudja, ciboule, igname, manioc, patate douce, avocats monstrueux, bananes de toutes tailles, etc.). En ce moment, Marc héberge Jane, une brésilienne avec laquelle j’améliore ma pratique du portugais.

Cet après-midi, un défilé des peuples amérindiens (très présents en Guyane) s’est tenu sur la grande place des palmistes. Demain, nous irons certainement visiter Kourou. Et lundi, on lève le camp et on part en direction du Brésil (où on espère atteindre Belem rapidement).

2014-08-10_09-53-06Seule ombre au tableau, les moustiques, pourtant modérément présents à Cayenne, ne nous épargnent pas ! Depuis hier, on a décidé de sortir le grand jeu dès la tombée de la nuit : pantalons et chaussettes le soir, répulsifs anti-moustiques sur les bras et moustiquaire autour du lit.

Denis

References   [ + ]

1. Il faudrait d’ailleurs qu’on trouve un nom plus décent à cette excellente pratique !