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De Cayenne à Belem

Pour rallier Belem sans avion, au départ de Cayenne, pas d’autre solution que de prendre un bus, puis de prendre un bateau, puis de reprendre un bus puis de reprendre un bateau ! Je m’explique.

Ce lundi 11 août, nous allons donc à la gare routière de Cayenne à 10h25 pour un départ à 11h. Notre taxi-co n’arrivera qu’à 11h15 pour finalement partir à 12h55 (!!) ; il faut attendre qu’il soit rempli (logique, non ?). On mettra  trois heures pour arriver à St Georges de l’Oyapock car le chauffeur passera d’abord chez lui prendre un sandwich et ensuite s’arrêtera embrasser son enfant. On quitte Cayenne réellement à 13h20.

On arrive à St Georges de l’Oyapock à 16h, après une route sinueuse et très vallonnée, et deux contrôles d’identité, un par la gendarmerie, l’autre par la police. Nous sommes directement déposés aux pirogues qui proposent la traversée de l’Oiapoque.

Sur l'Oiapoque
Sur l’Oiapoque

Et pendant un quart d’heure, c’est le rêve devant nos yeux. La magie du voyage commence à opérer… Denis laisse traîner ses mains dans l’eau : le rafraîchissement est immédiat. On contemple les petits villages installés le long du fleuve et seulement accessibles en pirogues.

Dès que nous mettons un pied à Oiapoque, on nous attend pour du change, des 4×4… et comme notre portugais est approximatif, on nous embête pas trop. Ou alors, on est très persuasifs !

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Village au bord de l’Oyapoque (côté Guyane)

Nous filons à la police fédérale pour les formalités d’usage d’entrée sur le territoire et ensuite, direction la gare routière (2 kms à pied) pour notre périple en bus de Oiapoque à Macapa.

Notre bus part à l’heure pour un voyage de 11h (a priori), à travers la forêt amazonienne. Le soleil se couche rapidement (vers 18h00), juste le temps de constater que nous sommes au milieu d’une nature luxuriante, que notre route est rouge et … dans un sale état ! D’ailleurs, une partie de cette route porte un nom évocateur : «a pista» (la piste). Après deux pneus crevés coup sur coup, on arrivera finalement à Macapa à 9h15, le mardi 12 août, ce qui fera donc 15h de voyage !

À Macapá, on se prend un taxi pour le port de Santana afin d’aller acheter nos billets de bateau pour Belem. Finalement, on devra rester une nuit à l’hôtel car le bateau que nous devions prendre ne partira pas, moteur hors service. C’était pourtant un bon bateau, avec 3 ponts et tout et tout…

En substance, nous avons quand même passé l’équateur, et ça, ça le fait. A priori, on est passés de l’été à l’hiver mais on n’en a pas encore ressenti les effets ! 😉

Port de Santana
Port de Santana

Comme on a dit que le bateau du lendemain est censé partir à 10h00, on se pointe au port à 9h00 ; on a juste le temps d’acheter deux hamacs et on embarque. Au passage, on apprend que notre beau bateau de la veille est finalement parti dans la nuit… Les ponts sont déjà bien occupés et comme on a franchement l’air de deux touristes perdus, une super bonne femme va nous emmener sur le pont supérieur et nous montrer où accrocher nos hamacs.

Finalement, arrivés en retard, on finira par avoir les meilleures places pour dormir, c’est-à-dire, loin du bar, du moteur et sur le pont supérieur où il y a un maximum d’air !

Dans la forêt des hamacs du pont supérieur...
Dans la forêt des hamacs du pont supérieur…

La traversée du fleuve Amazone a été vraiment géniale ! Des gens très sympathiques qui veulent te connaître et t’offrir des bières, des images inoubliables de la nature environnante et une nuit en hamac…sans un insecte autour ! Denis tente de parler portugais avec un peu tout le monde. Pour l’instant, il est un peu déçu : les gens le comprennent très bien mais lui … ne les comprend pas. Un français croisé sur le bateau nous explique que l’accent du nord du Brésil est très difficile à comprendre.

Nous sommes arrivés à Belem ce jeudi 14 août, à midi. Nous allons y passer trois jours pour visiter. Nous sommes contents de pouvoir nous poser en ville quelques jours. Mais l’appel de la nature reste très fort : on nous a parlé plusieurs fois d’une île paradisiaque pas très loin de Belem, où les véhicules à moteur sont interdits et où il fait bon «fazer nada»…

À suivre donc…

Sandrine

10 réflexions au sujet de « De Cayenne à Belem »

  1. Tiens, j’en profite pour vous parler de la page «itinéraire». Pour l’instant, nous débutons seulement notre périple mais vous pourrez voir sur cette page les emplacements de chacune de nos escales. Et en cliquant sur les punaises, vous retrouvez les articles que nous avons postés à chaque endroit.

    Bon, ça n’est pas vraiment un truc automatique : il faut qu’on fasse plusieurs manips avant d’ajouter une punaise sur la carte. Donc, il se peut que la carte ne soit pas toujours à jour mais bon… C’est déjà ça, non ?

  2. Mais oui c’est déjà ça ! Bravo les baroudeurs.
    Epatant ce parcours, je rêve en regardant les photos et me régale en lisant les commentaires (et en mangeant du cake aux fanes de carottes maison ; z’avez le bonjour de Robin des Pois !)
    Grosses bises et bon vent
    Marie-H

  3. Waouh ! Que de souvenirs remontent en vous lisant et en regardant vos photos !!
    J ai séjourné en Guyane 15 jours en …..1998 !!
    Mais ça n »a guére changé !
    Plaisir de partager avec vous tout ça !
    MERCI Denis et ma Sandrinette !
    (Jaime la technologie…des fois !)
    Le Bélem pour moi aujourd’hui c’est le fameux trois-mats (  »fin comme un oiseau »…mais là je m’égare…clin d’oeil Hughes!) que j ai visité cet aprés-midi ,à quai à Bordeaux (en famille en ce moment ….)
    J aurais bien mis les voiles !!!
    Bisous les baroudeurs
    Nicole K.

  4. Ça c’est du dépaysement, du vrai ! Avec des situations qu ici en France on ne tolererait pas, stressés et exigeants que nous sommes !!…bises à vous !

  5. Une île paradisiaque sans doute !
    Mais nous aimerions en savoir plus…
    Ici la chorale a fait sa rentrée et vous nous avez manqué.
    Si vous entendez le chant des sirènes envoyez nous la partition
    et aussi la traduction !

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