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Belem, berceau du Brésil

Un des canons du Forte do Presépio
Un des canons du Forte do Presépio

Belem, c’est la première grande ville que nous traversons. Comme dans toute ville de cette dimension, on y trouve des immeubles, de grandes avenues, des musées, des parcs, etc. Pourtant, ça ne ressemble à rien de ce que nous connaissons. D’abord, il y a une animation impressionnante dans les rues : de très nombreux vendeurs ambulants (omniprésents dans le centre ville), de la musique partout et une ambiance à la fois décontractée et joyeuse. Il est clair que Belem n’est pas une ville riche : ses rues sont un peu sales, l’urbanisme un peu anarchique, les façades défraîchies…

Le premier jour, on passe un peu de temps dans le centre-ville historique et on visite un fort (le Forte do Presépio) qui s’avère être le point de départ de la colonisation portugaise du Brésil. On revient à notre hôtel en flânant dans les petites rues commerçantes. Sur le pas de leur porte, des vendeurs armés de sonos haranguent les clients potentiels.

Cérémonie dans la Basílica Santuário Nossa Senhora de Nazaré
Cérémonie dans la Basílica Santuário Nossa Senhora de Nazaré

Le deuxième jour, surprise : les rues sont presque vides, les boutiques sont fermées et la ville semble avoir été désertée. On apprend assez vite qu’on est un jour férié (vendredi 15 août) ; visiblement, ici, on ne plaisante pas avec les jours fériés ! Le matin, on découvre une magnifique cathédrale. Un office est en cours. L’occasion de vous dire un mot sur la place de la religion au Brésil. Ici, la religion s’affiche absolument partout, sans complexe. On trouve des sentences religieuses («Deus é fiel» ; « Jesu te ama »; « Fica com Deus », etc.) sur les façades, dans les lanchonetes1)petits restaurants qu’on trouve partout au Brésil, sur les voitures, sur les bateaux, dans les hôtels, etc. Les églises catholiques sont présentes un peu partout mais pas autant que les églises évangéliques («église de la paix», «église de la conciliation», «communauté de dieu», etc.) ! Ici, les laïques ont encore du travail à faire, visiblement.

Aigrette
Aigrette

On passe l’après-midi dans un parc botanique (le musée Emilio Guidel). Notre attention est retenue par les oiseaux absolument magnifiques qu’on rencontre ici, notamment les ibis rouges. Ayant décidé de quitter la ville le lendemain, nous poussons tranquillement jusqu’à la rodoviaria2)Les rodoviarias sont des gares routières, semblables à nos gares ferroviaires, avec des guichets, des boutiques, des restaurants et même parfois des douches. De fait, on se trouve désormais assez loin de notre hôtel. Poussés par la curiosité, on décide d’essayer de rentrer en bus de ville (ils sont très nombreux à circuler, presque aussi nombreux que les voitures!).

Dans un bus de ville de Belem
Dans un bus de ville de Belem

Après quelques indications contradictoires – il faut dire que notre maîtrise de la langue ne nous permet pas de bien comprendre ce que nous disent les gens qu’on interroge… – on finit par trouver le bon bus et par comprendre que les tickets s’achètent dans le bus. On rentre donc très fiers de nous.

Le lendemain, donc, on quitte la ville pour se rendre sur l’île d’Algodoal. Le trajet comprend une partie en bus (jusqu’à Maruda) et une partie en bateau. On découvre ici que la réputation des bus du Brésil n’est pas usurpée : c’est très confortable et pas trop cher. Tout au long des quatre heures de trajet, de nombreux vendeurs ambulants montent à bord et essaient de vendre des sucreries, des boissons, des friands à la viande (il faut vraiment qu’on retienne le nom de ces spécialités, certaines sont délicieuses!). On croise divers petits villages absolument magnifiques, dans lesquels les seuls véhicules à moteur sont quelques mobylettes et, de temps en temps, une camionnette. Entre chaque village, on aperçoit de grandes fazendas (fermes) avec des vaches et des chevaux. On mange sur le port, en attendant notre bateau.

Gare routière de Belem (Rodoviaria)
Gare routière de Belem (Rodoviaria)

La suite ? La suite, c’est l’île d’Algodoal, qu’on vous racontera au prochain épisode : cet article est déjà assez long comme ça. Certes, on a un peu de retard, mais on n’avait pas accès à internet sur l’île. Actuellement, on est à Brasília, pour une semaine environ.

À la prochaine !

Denis

References   [ + ]

1. petits restaurants qu’on trouve partout au Brésil
2. Les rodoviarias sont des gares routières, semblables à nos gares ferroviaires, avec des guichets, des boutiques, des restaurants et même parfois des douches.

5 réflexions au sujet de « Belem, berceau du Brésil »

    1. Oui, alors j’en ai identifié 2 autres : celui sur la photo après la statue, en blanc et noir, c’est un Cépafo (vraisemblablement une femelle) ; et celui juste avant l’ibis rouge, avec un chapeau marron, c’est un Belcanto. Ces cocos-là sont assez rares mais pas en voie d’extinction. Ils migrent avec bonheur tout en gardant le contact avec leurs congénères.
      Et on les embrasse au passage !

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