Baignades dans les cascades du Goias

Après la Capitale, nous voici maintenant en pleine campagne ! Chez nos hôtes, à Brasília, nous avons été aiguillés vers ce petit coin de nature afin de faire un peu de randonnée et pour découvrir le parc national «Chapada dos Veadeiros». On s’attendait à simplement passer quelques jours au vert, mais le Brésil est facétieux et les surprises vont nous pleuvoir dessus !

Route entre Alto Paraíso et São Jorge
Route entre Alto Paraíso et São Jorge

Après quatre heures de bus et plus de trente kilomètres sur une route qui n’est pas finie (on roule à côté des véhicules de travaux et autres camions bennes, dans une poussière plus épaisse qu’un brouillard londonien), nous sommes enfin arrivés à São Jorge. Nous avons tout d’abord atterri dans un petit hostel1)Un hostel, c’est un peu à mi-chemin entre l’auberge de jeunesse et l’hôtel. On y trouve une cuisine commune, ce qui permet de rompre l’alternance resto/sandwichs. Il en existe quelques uns en France., super mignon, où nous avons été les seuls pendant deux jours.

Maman poule et ses petits, dans une rue de São Jorge
Maman poule et ses petits, dans une rue de São Jorge

Les propriétaires de ce coin sympa et pas cher2)60R$ par nuit, ce qui correspond à environ 20€. Pour deux personnes, vous admettrez que c’est raisonnable…, tout comme la majorité des autres habitants du village, ont l’air échappés de mai 68. À  São Jorge, c’est le pays des babas cool. Ici, la plupart des bâtiments sont peints en bleu ou en violet, on croise de nombreux animaux dans les rues et quand vous avez une toux persistante3)suite d’un vilain rhume débuté à Brasília et que vous cherchez un médecin, on vous fait une tisane d’une plante qui pousse le long d’un mur du jardin !

On s’installe dans notre petit nid douillet et on repère les lieux pour les randonnées futures. L’entrée du Parc National est bien indiquée, tout comme les sentiers de randonnée d’ailleurs.

2014-08-28_14-10-04Le lendemain, on se fait le coin des canyons où l’on trouve plein d’endroits baignables. Avec la chaleur écrasante, ces piscines naturelles et rafraîchissantes sont les bienvenues ! Ici, la nature est sans pitié ; la chaleur sèche, des espèces végétales rares et clairsemées, pas d’ombre. L’aridité d’une nature belle à couper le souffle !

Hostel «Casa da Sucupiri»
Hostel «Casa da Sucupiri»

Le vendredi, on s’offre une journée de repos car on a cru devoir changer d’endroit où dormir, du fait de l’arrivée d’un groupe de personnes. Par incompréhension totale de ce que nous dit la propriétaire, on a cru qu’on devait aller dans une auberge ou un camping où elle pouvait nous réserver un cabanon (sic). Du coup, on a géré le réempaquetage des sacs à dos. Et ce n’est que vers 16 heures que son mari nous annonce qu’on sera mieux dans un autre dortoir plutôt que de tout réinstaller nos affaires dans un cabanon4)Ici, la tente de camping ne se dit pas «tenda» comme le dit notre dictionnaire mais «barraca».! On apprend aussi qu’il s’agit de tentes qu’ils installent volontiers sur leur terrain à la demande. Finalement, une journée de perdue par manque de compréhension.

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Cascades de 12 mètres de haut, vues dans le parc Chapada dos Veadeiros

Du coup, à l’hostel, c’est un peu l’invasion, beaucoup de monde et beaucoup de bruit par conséquent ! On ne se laisse pas abattre et dès le lendemain, on part pour une autre journée de rando, cette fois-ci vers les cascades !!!  De nouveau, c’est le calme tout relatif du Parc qui nous accueille ; il y a tellement d’espèces animales que parfois c’est le capharnaüm entre les différents oiseaux et tous les insectes tapageurs habitant cette nature exubérante. Nous allons de surprise en surprise plus nous avançons sur le parcours et on n’ose pas imaginer ce que cela doit être lors de la saison humide.

2014-08-31_16-57-06Dimanche ce sera une journée repos. La troupe de quinze personnes étant partie, nous hésitons à rester dans ce petit coin sympa car il n’y a pas de médecin et une toux persistante commence à m’agacer sérieusement. On décide de partir pour Alto Paraiso, le lundi matin et c’est le propriétaire de l’hostel qui nous y emmène, il nous déposera même devant l’hôpital municipal, en nous laissant l’adresse d’un hostel zen5)Ici, le mot de passe pour le wifi est «budista» ; on vous laisse chercher la traduction… et pas cher.

À l’hôpital, on est tombés sur des médecins et infirmières très accueillants, qui n’ont pas hésité à faire plus amples examens pour être sûres de leur diagnostic : on quittera l’hôpital à 15 heures, après une radiographie des poumons et deux consultations ! Denis demande s’il peut payer en carte de crédit et on lui répond avec un grand sourire : « on ne paye rien ici ». Un petit tour par la pharmacie et me voilà équipée en antibiotiques  pour la semaine à venir.

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Cascade Almécegas I

Comme il nous reste encore une bonne journée entière à passer à Alto Paraiso, on décide de se faire une dernière cascade, mardi. En passant, la veille, dans un office de tourisme, on nous propose une balade vers deux cascades pour 350 R$, comprenant le transport jusqu’aux différents sites en 4×4 et un guide pour nous tenir la main… Finalement, on ne réservera pas, ayant confiance dans notre bonne étoile pour trouver un autre moyen de transport.

Finalement, le bon vieux stop fonctionnera à fond, pour pas un rond ! Et le super trip, ce sera le retour où nous sommes pris en stop dans un vieux pic-up tout déglingué. Je me serai crue dans un road movie américain. J’adore !

2014-09-02_11-08-04Côté nature, on n’est encore pas déçus ; nous traversons une splendide propriété qui fait pousada, restaurant, spa, séjours ésotériques orientés bouddhistes et qui permet l’accès payant à plusieurs sites de cascades. Au bout de cinq kilomètres, nous voilà récompensés ! Nous arrivons à la cascade Almécegas I. Nous y passons toute la journée, l’eau est particulièrement froide, le coin est superbe et la cascade magnifique. Et cette fois-ci, on sera à peu près seuls. Parfois, ça vaut le coup d’en chier, tout de même !

Demain, nous quittons les beautés du Goias. À suivre, nos prochaines aventures dans le Minas Gerais.

Sandrine

References   [ + ]

1. Un hostel, c’est un peu à mi-chemin entre l’auberge de jeunesse et l’hôtel. On y trouve une cuisine commune, ce qui permet de rompre l’alternance resto/sandwichs. Il en existe quelques uns en France.
2. 60R$ par nuit, ce qui correspond à environ 20€. Pour deux personnes, vous admettrez que c’est raisonnable…
3. suite d’un vilain rhume débuté à Brasília
4. Ici, la tente de camping ne se dit pas «tenda» comme le dit notre dictionnaire mais «barraca».
5. Ici, le mot de passe pour le wifi est «budista» ; on vous laisse chercher la traduction…

12 réflexions au sujet de « Baignades dans les cascades du Goias »

  1. Bravo les amis pour ces sublimes photos, quel dépaysement ! Je deviens accro au feuilleton ! merci… on continue à vous suivre comme des ombres bienveillantes ! Roger.

  2. coucou Denis,
    bien le bonjour et merci pour ces comptes rendus ! J’imagine que vous croisez des arbres, arbustes, vivaces …. étonnantes ! grosses bises.

    1. Oui, effectivement, on croise des végétaux surprenants et sur lesquels on ne met pas de nom ! Beaucoup d’exubérance dans les formes et les tailles, beaucoup de variété dans les couleurs. Et ici, c’est le royaume des fruits (bananes, maracujá, caju, ananas, melon, oranges, fraises, goyave, etc.). On trouve des sucos naturais (jus de fruits natures) à tous les coins de rue.

  3. Est-ce-que vous allez après en direction de Salvador ? Ma petite sœur y habite, elle est religieuse, elle y habite avec sa communauté religieuse. Son nom de sœur est sœur Bénédicte, alors que son prénom de « jeune fille » est Agnès. Je pense que vous pourriez la contacter sans aucun souci.

    sr Bénédicte Prévost , Fazenda Do Natal, CXPost 28 , 43700-000 Simoes Filho , Bahia
    son mail : srbenedicteprevost@gmail.com

    1. Coucou Pascale, nous ne prévoyons pas d’aller à Bahia tout de suite. Sans doute sur le chemin du retour car le cargo partira de Natal. On verra à ce moment-là. As-tu parler de nous à ta sœur ? Lui as-tu donné le lien du blog ? Bises

  4. Merci pour tous ces petits morceaux de vagabondage. C’est un plaisir renouveler, parfois aussi un tiraillement, de découvrir vos photos et vos textes. Bonne route à vous et aujourd’hui je peux le dire… Bisou.

    1. Whesh, Bodin ! Trop frais ton post !
      Et alors, ta rentrée sur la cime des arbres ? Bien ?
      Ne pas faire la rentrée pour la première fois de ma vie, ça m’a fait tout bizarre. Pas évident. Je me suis dit que maintenant j’étais une voyageuse à plein temps et que c’était une occupation comme une autre !
      à+
      bisou

  5. Génial !! Et tandis que vous vous baigniez dans les cascades du Goias, nous on était en plein rush de la rentrée… en somme, rien qui ne pourrait vous faire regretter vos aventures à l’autre bout du monde 🙂 Bisous

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