Dans le Minas Gerais (1ère partie) : Belo Horizonte, la ville-jardin

2014-09-06_13-37-11Nous voici pour la 3ème fois dans une grande ville brésilienne (après Belem et Brasília). Belo Horizonte, c’est la 3ème plus grande métropole urbaine du Brésil, et c’est la capital du Minas Gerais. On y arrive en bus, et on traverse une bonne partie de la ville avant d’arriver à la rodoviária1)Gare routière, similaire à nos gares ferroviaires, comme nous l’avons déjà expliqué…. On y découvre des faubourgs très modestes (on apprendra plus tard que plusieurs favelas se sont installés à la périphérie de la ville) et très colorés, disposés sur un territoire vallonné. Au loin, on aperçoit les grands immeubles du centre-ville. La première impression est saisissante.

2014-09-10_12-14-42
Elis, notre hôte

Ici, nous sommes logés chez Elis, une jeune femme qui nous accueille en couchsurfing, et qui parle assez bien français ! Pour communiquer, nous utilisons tantôt le français, tantôt le portugais, nous permettant ainsi de progresser chacun un peu. Mais comme Elis maîtrise mieux le français que je ne maîtrise le portugais, les conversations finissent toujours en français… Et puis, c’est un peu reposant pour nous !

Musée d'art par Niemeyer, sur les rives du lac de Pampulha
Musée d’art par Niemeyer, sur les rives du lac de Pampulha

La ville s’avère pleine de charme. La végétation y est omniprésente et très verte – ce qui nous surprend, compte-tenu du fait que nous sommes en pleine saison sèche. Parc Municipal, place de la Liberté, lac de Pampulha, autant de lieux mélangeant ville et jardin, promenade et tourisme culturel. Sur la place de la Liberté, on pousse le culot jusqu’à entrer dans un planétarium et assister à une conférence (en portugais !) sur le ciel nocturne de Belo Horizonte. Autour du lac de Pampulha, on se promène en vélo et on visite les différents monuments construits par Oscar Niemeyer (encore lui !).

2014-09-07_12-57-17Le dimanche, nous sommes invités à une fête dans la famille d’Elis. J’y vais seul – Sandrine ayant encore un peu de mal à se remettre de sa bronchite aiguë, s’offrira ce jour-là un pur moment de farniente. La maison de famille se situe dans un village appelé Casa Branca. Le lieu est superbe ! Entièrement entouré par la forêt, on y perçoit le son d’une petite cascade avoisinante. Depuis la cuisine, on entend de temps en temps le cri des macaques, qui viennent réclamer des bananes, qu’ils mangent directement dans nos mains. Le repas est interminable, comme un repas de dimanche français. J’y déguste toutes sortes de plats locaux, dont une formidable feijãoda2)haricots rouges, cuits à l’eau, servis dans leur jus, en principe accompagnés de charcuterie végétarienne. La famille d’Elis est aux petits soins avec moi, me pressant de questions et me prodiguant des conseils pour la suite de notre voyage. Au retour, on s’arrête en haut d’une montagne qui surplombe Belo Horizonte pour y admirer les lumières de la ville de nuit3)Vous a-t-on déjà expliqué qu’ici la nuit tombait vers 18h ?.

Musée d'Inhotim
Musée d’Inhotim

Le mardi, Elis nous emmène à Inhotim. Ce lieu est à mi-chemin entre un musée d’art contemporain et un parc. On se promène au milieu d’une nature maîtrisée à l’extrême (à la frontière du kitsch) et où les chemins sont émaillés d’installations artistiques. La formule semble convenir aux habitants du Minas, qui y affluent par cars entiers. Sur la route, nous parlons politique avec Elis. Les élections approchent et la radio diffuse de la propagande électorale.

Mercado central
Mercado central

Le lendemain, nous passons quelques heures sur le marché central de Belo Horizonte. Ici, quelques 200 boutiques s’entassent sous une vaste halle. On y trouve de tout : artisanat, objets du quotidien, nourriture. On y trouve surtout ce qui fait la renommée culinaire du Minas ; et notamment ses fromages. Nous mangeons dans un de ces petits restaurants chaleureux, en plein milieu du marché, sous la halle.

Maintenant, il est l’heure de refaire nos sacs-à-dos et de se préparer pour la prochaine étape : du wwoofing à Rio Pomba, dans une petite fazenda du Minas Gerais4)On vous laisse chercher sur internet en quoi consiste cette pratique, ça vous aidera à patienter avant notre prochain message….

Denis

References   [ + ]

1. Gare routière, similaire à nos gares ferroviaires, comme nous l’avons déjà expliqué…
2. haricots rouges, cuits à l’eau, servis dans leur jus, en principe accompagnés de charcuterie
3. Vous a-t-on déjà expliqué qu’ici la nuit tombait vers 18h ?
4. On vous laisse chercher sur internet en quoi consiste cette pratique, ça vous aidera à patienter avant notre prochain message…

7 réflexions au sujet de « Dans le Minas Gerais (1ère partie) : Belo Horizonte, la ville-jardin »

  1. bonjour:

    finalement c’ est Lyli qui m’a donner ton adresse blog, j´éspèreque tu t´amuse bien.
    t’ as déjas gouter la  » feijoada ».

    je ne sai pas si tu a les moyen d’ envoyer des mail.si oui, fait un effort et tiens moi au courant.

    je t’ embrasse fort-rodavlas

  2. Superbe ville ! Mais est-ce la pollution qui rend les poissons impropres à la consommation ? Ça casserait un peu le charme…

    Denis, est-ce que vendredi soir les oreilles ne t’ont pas un peu sifflé ? Nous avons commencé l’apprentissage de Die Krenitze, arrangé par tes soins. Dur, dur, la partie des alti… Sandrine, tu m’as beaucoup manqué !

    Je n’essaie même pas de savoir ce qu’est le wwoofing. Rendez-vous à votre prochaine étape. Bises à tous les deux.

  3. Et qu’allez-vous whoofer ? Une plantation de coca ?
    Allez, une petite devinette pour vous : ce week-end, où pouvait-on (en France) arpenter l’allée Oscar Niemeyer, écouter chanteurs et discoureurs motivés (voire énervés), et boire des mojitos avec les camarades sous le soleil et les banderoles ? Dans un cadre moins luxuriant que sur vos photos, certes, mais toujours avec un certain exotisme !
    ça ne vous a pas trop manqué (l’odeur de la merguez-frites) ?
    On est tout plein à vous embrasser !

  4. Pour ceux qui se demanderaient si on a disparu au fin fond du Minas Gerais, la réponse est … oui ! On est installé dans une petite exploitation gérée par 2 étudiants. Pour se connecter à internet, il faut aller à l’université d’à coté (à pied) et le wifi est plus que paresseux. Normalement, on espère poster un article ce week-end, mais c’est pas gagné !
    Até logo !

    1. salut,
      impossible de vous ecrire,mon ordi….me jouait des tours!….fini les vacances pour tata ade….moi,je repart demain soir racompagner alvaro,et le 13/10 pour st martin.retour vers 15 janvier.
      je vois que vous vivez votre rève,il y que ça de bien….voyager,connaitre,voir!.. »..take care « les moustiques et autres bestioles sont dans leurs élements!…bomme continuation,bisous. je vous envie!…..so long bye.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *