Rio de Janeiro, ville vertigineuse !

2014-10-05_10-38-01Décidément, il semblerait que les richesses de ce pays soient inépuisables ! Ça va faire deux mois qu’on voyage à travers le Brésil et on a déjà vu plusieurs grandes villes : Belem, Brasília et Belo Horizonte. Et pourtant, le pays continue à nous surprendre, y compris ici à Rio de Janeiro, ville que tous les européens connaissent forcément un peu, même sans y être jamais allé. Un coup d’œil sur la carte qu’on nous remet à la rodoviária et on y découvre plein de noms très connus : Copacabana, Ipanema, Cordovado, Pão de Açucar, Maracanã… Mais ça n’est pas pour autant qu’on est en terrain connu, bien au contraire !

Vue depuis l'hostel Rio Maravilha
Vue depuis l’hostel Rio Maravilha

D’abord, on a eu beaucoup de mal à trouver des hôtes qui nous reçoivent en Couchsurfing. On commence donc par passer deux nuits dans un hostel du quartier Santo Cristo. Visiblement, il s’agit d’un quartier pauvre de la ville et, en dehors de cet hostel, rien ne semble être prévu pour y recevoir des touristes : on est loin de tout, des commerces, des bus, du métro, des sites touristiques de la ville. On en profite pour se reposer un peu, cuisiner1)C’est tout l’intérêt de séjourner en hostel : il y a une cuisine à disposition ! et flâner dans le quartier. Les rues y sont assez escarpées et on a d’assez belles vues sur le port de Rio.

2014-10-05_15-49-20Dimanche, c’est le premier tour des élections générales. Les brésiliens doivent voter pour choisir leur président, leurs députés, leurs sénateurs et leurs gouverneurs. Les rues sont pleines de pancartes assez laides à l’effigie des candidats, des tracts s’entassent sur les trottoirs et de temps en temps on croise une voiture décorée, avec drapeaux et sono… Effet secondaire de ce jour de vote : tout est fermé ! Les rues sont vides, les bibliothèques et les musées sont fermés (même ceux qui sont censés être ouverts le dimanche). On a même du mal à trouver à manger, ce qui est très rare au Brésil ! Qu’à cela ne tienne, on se promène à travers le centre-ville historique, on entre dans une petite église magnifique (Igreja Nossa Signora do Carmo da Antiga Sé), on croise l’étrange monument aux morts de la 2nde guerre mondiale et on traverse le parc Brigadeiro Eduardo Gomes jusqu’à la plage do Flamingo2)plage du flamand rose. On s’y trempe les pieds, n’ayant pas emmené nos serviettes et nos maillots. Au cours de cette promenade, on a l’occasion d’entrevoir les montagnes qui entourent Rio, dont celle du Corcovado et celle du Pain de Sucre. La ville semble alors bien modeste, en comparaison de ces édifices naturels vertigineux !

Anderson, notre premier hôte à Rio de Janeiro
Anderson, notre premier hôte à Rio de Janeiro

Le lundi, on rencontre Anderson, notre premier hôte en couchsurfing. C’est un étudiant en relations internationales. Il a commencé à étudier le français mais nous échangeons en portugais. Il habite Rio depuis peu de temps et ne connaît pas encore les musées de la ville, ni le Corcovado, qu’il découvrira donc avec nous ! Mais là où Anderson a été très précieux, c’est dans ses idées de sortie nocturne ! Le premier soir, il nous emmène place Mauá pour nous faire découvrir des groupes de musiciens qui jouent dans la rue : samba et pagode. Le lieu est symbolique puisque c’est dans ce quartier que la samba a vu le jour ! Le deuxième soir, il nous emmène à un bal où on danse le forró. Faute d’initiation, Sandrine et moi tentons quelques pas maladroits sur la piste de danse. L’intérêt réside plutôt dans la musique (excellente) et les danseurs (prodigieux !).

Plage d'Ipanema
Plage d’Ipanema

Le mercredi, on change d’hôte et de quartier. Cette fois-ci, c’est un professeur d’histoire, Rafael, qui nous reçoit. Il parle un assez bon français, qu’il a appris à l’Alliance Française. Nous avons de longues discussions sur tout un tas de sujet : la politique, la gastronomie française, l’histoire du Brésil, la musique… Avec lui, nous flânons le long de la plage Copacabana, dont vous n’aurez pas de photos, notre appareil étant resté chez Rafael… Sachez simplement qu’elle ressemble un peu à ces grandes plages méditerranéennes, entourées d’immeubles et d’hôtels luxueux. Honnêtement, l’intérêt est limité, et je ne dis pas ça par snobisme ! À Rio même, il y a des plages plus intéressantes, comme celle d’Ipanema, très animée et d’où on voit deux montagnes de formes surprenantes.

Rails désaffectés du Bonde, ex-tramway du quartier Santa-Teresa
Rails désaffectés du Bonde, ex-tramway du quartier Santa-Teresa

Rafael nous apprend que les horaires à Rio peuvent être très souples. «Le retard est une institution nationale» nous dit-il. Exemple : le samedi, il a invité un de ses amis, Dário, pour déjeuner puis visiter le quartier Santa-Teresa ensuite. En réalité, le déjeuner a lieu à 17h00 passés et la promenade commence à … 22h00. Retour à l’appartement : 3h00 du matin. N’empêche, on garde un excellent souvenir de cette journée, la qualité de la conversation des deux amis n’y était pas pour rien !

Rafael et Dário, aux fourneaux
Rafael et Dário, aux fourneaux

Rapidement, une certaine familiarité avec la ville s’installe en nous. On circule en bus et en métro ; on fréquente les plages de la ville ; on se promène dans les rues animées. Petit-à-petit, nous nous transformons en vrais cariocas3)habitants de Rio de Janeiro. Rafael nous apprend les us et coutumes de la population – et même quelques grossièretés d’usage… Pour finir ce séjour en beauté, il nous fallait quelque chose de symbolique : notre choix se porte sur l’escalade d’une des montagnes qui bordent la ville : la Pedra da Gávea.

Lors de l'ascension de la Pedra da Gávea
Lors de l’ascension de la Pedra da Gávea

La montée commence très classiquement : un sentier bien balisé, avec des racines ou des pierres en guise de marches. Et puis, très vite, ça dégénère, et les mains deviennent aussi nécessaires que les pieds pour monter. Il nous faut plus de trois heures pour couvrir les 2,5km qui nous séparent du sommet. La fin de la montée est si difficile que Sandrine préfère m’attendre au pied d’un amas de rochers particulièrement retors. Là, Rio de Janeiro nous apparaît déjà tout petit. Un peu plus bas, un uruguayen se retrouve bloqué par le vertige. Nous l’aidons à descendre. Deux français qui aident un uruguayen au Brésil : ça c’est de la coopération internationale !

Et maintenant, en route pour la plus grande ville du pays : São Paulo !

Denis

References   [ + ]

1. C’est tout l’intérêt de séjourner en hostel : il y a une cuisine à disposition !
2. plage du flamand rose
3. habitants de Rio de Janeiro

5 réflexions au sujet de « Rio de Janeiro, ville vertigineuse ! »

  1. Coucou!! toujours aussi passionnant ces récits. J’adore la dernière photo de Denis, il fait très “séducteur” lol! Bisous.

  2. Bravo pour ce nouveau voyagé en mots et en images (dont certaines sont incroyablement graphiques (et pas que la superbe fresque sur le mur). Que du beau et du chaleureux que vous nous faîtes généreusement partager… C’est pourquoi on est toujours là ! Merci et amitiés ! Roger.
    PS: est-ce que ma chère nièce vous a annoncé ses fiançailles ?

    1. Ah mais non, je ne savais pas ! Tu l’insulteras de ma part ! Et tu lui diras que si elle veut faire sa lune de miel au Brésil, je peux lui conseiller deux-trois coins sympas 😉

      1. Pour les insultes (comme traînée, roulure ou pire..), j’attends d’être un peu plus à l’aise avec son futur qu’on n’a vu qu’une fois mais qu’on a trouvé vraiment adorable. En ce qui concerne le Brésil, elle devrait être capable de prendre connaissance de ta proposition en venant prendre de vos nouvelles sur votre blog, sauf bien sûr si cette garce n’y va pas…

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