Première étape en Argentine : luxe, calme et volupté !

L’Argentine est le troisième pays que nous traversons. En quittant le Paraguay, nous pensions arriver rapidement en Uruguay en faisant quelques sauts de puce argentins jusqu’à la frontière. Vous allez voir que ce fut bien plus riche que nous ne le pensions !

Sur le Puente Internacional
Sur le Puente Internacional : interdit de circuler à pied … la tête à l’envers !

Tout d’abord, nous quittons Encarnación, Paraguay, en prenant le Puente Internacional qui rejoint Posadas, la ville argentine située de l’autre côté du Rio Paraná. Nous savons qu’il est interdit de le traverser à pied ; mais à mi-parcours, le chauffeur de bus ouvre les portes pour permettre à ceux qui le désirent de finir la traversée à pied. Quel bonheur de pouvoir passer cette frontière en prenant notre temps. Nous savourons les moindres instants sur ce pont, d’autant plus que le soleil est en train de se coucher sur le fleuve.

A Posadas, nous allons nous installer dans un hostel de la ville. Avant toute chose, nous nous connectons à Internet et l’on apprend que finalement nous sommes attendus chez Teresa et Carlos. Du coup, on ne dort pas à l’hostel et on se retrouve hébergés dans une des plus belles villas du centre ville.

Avec Teresa y Carlos, nos hôtes à Posadas
Avec Teresa y Carlos, nos hôtes à Posadas

Nous avons passé quatre jours délicieux dans un confort jusqu’alors jamais égalé. Teresa et Carlos nous ont initié à la gastronomie argentine ainsi qu’à son vin. Nous avons dégusté une viande de bœuf délicieuse, un bifé chorizo, une entrecôte de 4 cm d’épaisseur, sans os et très peu grasse, et un très bon Malbec de Mendoza. À leur demande, nous leur faisons découvrir le steak tartare. Depuis notre départ de la France, c’est la première fois que nous mangeons de la très bonne viande. Ces deux expériences nous confirme que le bonne réputation de la viande argentine est bien fondée.

Place Bolivar à Posadas
Place Bolivar à Posadas

Posadas possède un centre historique dans lequel il y a quelques bâtisses bien sauvegardées. Nous croisons l’ancienne gare Ferro-carril, restaurée en Maison de la culture où nous visitons une exposition sur la culture Mbya, une communauté guarani de cette partie de l’état de Misiones. Il y a des vestiges de ruines jésuitiques de ci, de là, et les musées qui nous intéressent sont fermés pour travaux. Qu’à cela ne tienne, nous allons nous baigner dans le Rio Paraná, côté argentin, cette fois-ci, et nous profitons à fond de la piscine de la maison.

Plaza Belgrano à Curuzú Cuatiá
Plaza Belgrano à Curuzú Cuatiá

Au moment où nous quittons Posadas, il y a de l’orage depuis deux jours. Nous rejoignons la ville de Curuzá Cuatiá, sur la route vers l’Uruguay. À plusieurs reprises, en regardant le paysage à travers le rideau de pluie, nous avons l’impression de nous retrouver au Pays de Galles, tellement la végétation a changé et tellement la température a baissé. Aux grandes étendues de prés inondés, dans lesquels paissent les bêtes, succèdent de vastes forêts. Nous atteignons même les 24° en arrivant chez Fernando, notre hôte. Là encore, nous sommes hébergés chez l’habitant. Nous visitons cette petite ville assez rapidement, il y a peu de choses à voir. Une caractéristique cependant à noter, le nombre important de parcs arborés, un peu partout, ce qui donne à Curuzú Cuatiá un air de campagne très agréable.

Parc Martin Fierro, avec Fernando, notre hôte, et Lelia.
Parc Martin Fierro, avec Fernando, notre hôte, et Lelia.

Nous passons cinq jours extraordinaires. Tout d’abord, Fernando a beaucoup d’humour. Même en castellano, nous comprenons ses blagues. Les repas de famille se suivent et ne se ressemblent pas pour autant. Nous ferons un asado1)barbecue dans le jardin, chez Fernando,  et la veille de notre départ, nous cuisinerons pour dix personnes un plat français, un ragoût de porc sauce au vin.

On nous demande de pousser la chansonnette, que ce soit après le repas ou avant, quand tout le monde partage le maté, assis sur le trottoir devant la maison. Que d’émotions ! Nous faisons pleurer une partie de notre auditoire, sans doute peu habitué à ce genre de cadeau.

On est dans le journal ! Cliquez pour zoomer.
On est dans le journal ! Cliquez pour zoomer.

Un soir, Fernando nous met en contact avec une professeure de français qui nous reçoit lors de son cours, pour que nous rencontrions ses élèves. Nous sommes généreusement accueillis et nous échangeons pendant deux heures sur notre voyage et sur notre vie en France. Une expérience linguistique en français éminemment sympathique. Un journaliste d’une publication régionale nous a même interviewés !

Ces neufs jours argentins ont réellement été synonymes de générosité, de convivialité, de rencontres, de joies, de partage et d’entraide. Nous ne sommes pas prêts d’oublier tous ces moments, ni les personnes avec lesquelles nous les avons vécus.

Sandrine

PS : En Argentine, nous avons rencontrés des problèmes avec nos cartes bleues, pas du tout reconnues dans les distributeurs des banques argentines (ce qui ne fut pas le cas des banques d’autres nationalités), ni dans certains magasins. C’est grâce au système D et à l’aide des gens rencontrés que nous avons finalement pu finir cette étape sans souci…

References   [ + ]

1. barbecue

5 réflexions au sujet de « Première étape en Argentine : luxe, calme et volupté ! »

  1. ça fait bien longtemps que je ne vous ai pas envoyé un petit coucou mais voyez, j’essaie quand même de surgir de la grise Europe (fin d’automne…). Je suis toujours épaté par la chaleur humaine de vos textes comme de vos photos: merci vraiment, vous méritez vraiment de passer dans le journal ! Dom et moi vous embrassons.
    PS: Je suis content, j’ai pu lire sans problème l’article en Espagnol, 33 ans après mes derniers cours, bravo a mi doceos !

    1. Effectivement, je m’inquiétais de ne plus lire ton message d’encouragement mensuel (et même, au début, c’était hebdomadaire, hein :-))
      Profitez bien de l’hiver qui arrive, nous, on commence sérieusement à transpirer : les températures continuent à monter de jour en jour. En ce moment, on atteint les 38°C presque chaque après-midi… Parfois, on est tous seuls dans les rues et on comprend pourquoi… Bon, allez, on va pas se plaindre, on l’a choisi ! Lo passen bien !

  2. C’est trop la classe un article de journal sur ce projet. Vous allez en avoir des souvenirs quand vous rentrerez…enfin si vous rentrez en France. Parce que je me doute que ce voyage vous donnera sûrement envie de vous installer ailleurs que dans votre pays natal et je vous comprends…..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *