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Montevideo, capitale à taille humaine

vue de Montevideo depuis les ramblas
vue de Montevideo depuis les ramblas

Nous sommes de nouveau sur les routes. Nous rejoignons la capitale de l’Uruguay, Montevideo, en six heures de bus. Les paysages sont assez proches de ceux de l’Argentine. Encore des immenses étendues de prés, encore des troupeaux de vaches qui paissent. Contrairement au dernier voyage, le beau temps est de retour. Nous descendons d’à peu près 500 kms et nous trouvons un climat plus tempéré, avec des jours plus longs et des températures plus supportables. Ici, nous avons des chaudes journées de printemps, comme on peut en avoir dans le sud de la France, avec des 28°C l’après-midi. Et surtout, les nuits sont enfin fraîches. Cette fraîcheur bienvenue nous rappelle un peu les nuits en France !

La Ciudad Vieja
La Ciudad Vieja

Dans le musée Calbildo, on découvre l’histoire de Montevideo. En 1750, une petite ville fortifiée voit le jour sur un mont, le Monte. Des explorateurs arrivent en caravelle et s’écrient « je vois le mont ! » Montevideo était née. C’est en tout cas l’une des nombreuses légendes expliquant le nom de la ville.

La vieille ville, Ciudad Vieja, est assez jolie. Il lui reste de l’époque des espagnols de très vieilles maisons, malheureusement pas toutes entretenues. Notre premier hostel y est situé ; il est effectivement central dans le quartier du port, il est aussi installé dans une très vieille maison du début du XIX° siècle, aux pièces grandes et très hautes ; un cadre bien agréable.

Sur les quais de l'ancien port
Sur les quais de l’ancien port

Nous faisons le tour des vieux quartiers. Hélas, ici les églises ne sont pas ouvertes quand on voudrait y entrer : il faut viser l’heure des messes… Les installations du vieux port existent encore ; elles sont aujourd’hui le coin des pêcheurs. À Montevideo, il y a beaucoup de petites places et les espaces verts sont nombreux, ce qui nous réjouit toujours. Nous découvrons même une place étrangement désaxée, comparée au cadre des rues qui est basé sur le plan hippodamien1)Ou plan en damier, en échiquier, dans lequel les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit. Il diffère du plan radioconcentrique, créant des quadras. C’est d’ailleurs le cas de la majorité des villes que nous avons déjà croisées, en Amérique du Sud.

Palais législatif
Palais législatif

Dans un autre quartier, plus éloigné, nous trouvons le Mercado agrícola – magnifique bâtiment type Halle Baltard, hélas transformé en galerie marchande – , l’école de Médecine ressemblant à un château et le monumental palais législatif magnifiquement mis en valeur au milieu d’une place qui n’a rien à envier à la Place de l’Étoile ! En Uruguay, on sait faire les choses en grand ! Il faut dire que Montevideo est aussi le siège du Mercosur2)le Marché commun de l’Amérique du Sud dont les bureaux sont situés dans un château au bord du Rio de la Plata.

En vélo le long des ramblas
En vélo le long des ramblas

Montevideo est une ville à taille humaine ; il nous faut une petite journée pour nous balader en vélo jusque dans les quartiers périphériques, situés en bordure de mer. Depuis le début du XX° siècle, des ramblas relient tous les quartiers de la ville. Elles sont équipées de pistes cyclables, de verdure, d’endroits où pique-niquer et de machines pour l’exercice physique. Nous y découvrons d’immenses plages d’eau presque douce que nous fréquentons avec plaisir, ainsi que le parc Rodó !

Une des nombreuses plages
Une des nombreuses plages

Notre deuxième hostel se situe plus à l’extérieur de la ville, proche des plages. Là, l’eau y est un peu salée ; goût dû au mélange entre l’eau douce du fleuve et celle de l’océan Atlantique, de plus en plus proche. Les plages sont magnifiques et nous rappellent celles de l’île d’Algodoal. L’ambiance dolce vita de l’hostel, géré par un jeune couple italo-espagnol, et ces plages ensoleillées nous invitent au farniente. La vie est douce ici.

Au Mercado del Puerto
Au Mercado del Puerto

En matière de gastronomie, les uruguayens savent aussi bien y faire que les argentins. Nous goûtons une excellente parrilla3)plat composé de différentes viandes rôties, accompagnée d’un verre de Medio y medio4)boisson typique de la ville, mélange de vin blanc et de champagne. Et on se laissera même tenter par une énorme coupe de glace à partager !

À l'opéra
À l’opéra

Culturellement, nous n’échappons pas à la mondialement connue «Nuit des musées», que nous manquions à Aubervilliers depuis que la répétition chorale était le vendredi soir ! Mais, ce vendredi 12, on commence par se faire un opéra au théâtre Solis ! On y joue Ariane à Naxos de Strauss ; on n’allait pas manquer ça – surtout pour 13€ les deux places, avec super visibilité puisqu’on a la possibilité de se replacer ! La soirée est agréable et nous avons la surprise de voir que l’orchestre philharmonique uruguayen est dirigé par un français, Martin Lebel. Bon d’accord, on s’est aussi beaucoup amusé du fort accent brésilien du ténor vedette, qui prononçait l’allemand comme une vache espagnole !

Après une semaine entière à Montevideo, nous la quittons rassasiés et nous avons hâte de découvrir une petite ville du nord du pays où nous sommes attendus.

Sandrine

References   [ + ]

1. Ou plan en damier, en échiquier, dans lequel les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit. Il diffère du plan radioconcentrique
2. le Marché commun de l’Amérique du Sud
3. plat composé de différentes viandes rôties
4. boisson typique de la ville, mélange de vin blanc et de champagne

8 réflexions au sujet de « Montevideo, capitale à taille humaine »

  1. Bon, ce que Sandrine ne dit pas, c’est qu’ici les gens ne boivent quasiment pas de maté (contrairement à l’Argentine). À la place, ils fument… Misère….

  2. Mais comment s’appelle celui qui est à côté de Carlos Vaz Feirrera ?
    Et l’opéra, ça donnait quoi ?
    Eh dis donc Sandrine, j’ai bien regardé tes semelles de randonneuse, pas beaucoup usées je trouve ! Tout ça c’est du bluff, le taxi vous attend à chaque escale, c’est ça ?
    Allez va, vous nous faites quand même bien rêver !
    Gros bisous

    1. Bravo Marie pour ta connaissance de la vie de ce philosophe libre penseur uruguayen ou de celle d’Einstein ! 😉 Je vois aussi que tu nous a démasqués !! ;o) bisous à vous tous.

    2. Pas de taxi, non, simplement, quand Sandrine est fatiguée, je la porte sur mes épaules 😉
      Pour ce qui est de l’opéra, il s’agissait de Ariane à Naxos de Strauss, et disons qu’on été bon public le temps du spectacle… Il y avait quelques bons chanteurs tout de même. Mais bon… même l’orchestre ne jouait pas hyper juste, alors…

  3. Et Noel, ça se passe comment la-bas?? Bon réveillon en tout cas.
    Je vous embrasse.
    Merci pour vos photos et récits qui me font m’évader de la grisaille parisienne.

    1. Ah ah ! Noël ici, c’est comme en Europe ! Sauf qu’il fait 30°C et que les jours sont très longs. Mais à part ça, c’est la même folie dans les super-marchés, les mêmes décorations, le même folklore…
      Bonnes fêtes à ceux qui nous suivent !
      Denis

    2. Salut Elina, étonnamment ici, il fête Noël comme en Europe, les feux d’artifice en plus. Il fait 30°C et ils font un repas gras, lourd et chaud comme s’il faisait 5°C ! Des viandes préparées en sauce type strogonof, ça leur fait pas peur ! Et pour nous, pas de Noël, c’est un jour comme tous les autres, sauf qu’on est seuls dans le dortoir de l’hostel ! Bonnes vacances ! Disfruten bien ! Besitos.

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