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À Cabo Polonio : les otaries, l’océan et nous

Village de Cabo
Village de Cabo Polonio

Nous arrivons très tard dans un petit village du bout du monde où il n’y a pas d’électricité et peu d’eau. Il nous a fallu prendre plusieurs types de transport pour y aller. Enfin. Nous sommes accueillis par un coucher de soleil à couper le souffle, pailletant d’or tout le ciel. Les quelques personnes de la jeep ayant un appareil photo sous la main le mitraillent. Nous en serons quittes pour le souvenir gravé dans un coin de notre cerveau !

Un lobo marino
Un lobo marino

Cabo Polonio est une réserve naturelle dans laquelle aucun véhicule n’est autorisé sauf les véhicules 4×4 qui font office de transport en commun. L’eau est comptée et les déchets intelligemment traités. Les premiers habitants de ce coin de paradis sont une colonie d’otaries, autrement appelées lion de mer et ici lobo marinos. Ils y vivent paisiblement, dormant sur les rochers ou jouant dans un océan parfois tumultueux.

2014-12-22_15-20-24Nous sommes logés dans un petit hostel directement sur la plage nord du village. C’est le coin le plus typique avec ses baraques en bois portant la réserve d’eau. Les plus bricoleurs ont une éolienne pour l’électricité, sinon c’est groupe électrogène ou bougie. Cette partie du village est vraiment agréable. Nous aimons l’idée qu’il n’y a pas de route mais que du sable. Les chiens sont de nouveau les maîtres de la rue, libres d’aller et venir où bon leur semble. Les habitations sont décorées au gré des goûts changeants de leurs propriétaires. Nous y passons quatre jours, complètement coupés du monde, à nous promener jusqu’au phare et rendre visite aux lobos, à aller nager dans les vagues fraîches de l’océan Atlantique, à jouer à Lawrence d’Arabie dans les dunes de sable… Activité bronzage sur la plage, composition musicale ou dessin… Tout un programme de farniente à surtout bien respecter !

Petit pont sur la plage sud
Petit pont sur la plage sud

Le dernier jour, on découvre la plage sud, qui est encore plus belle que la nôtre. Elle est située dans une partie plus moderne du village. Mais son attrait principal, ce sont surtout ses vagues ; et de fait c’est LE coin des surfeurs. On profite du coucher de soleil pour se prendre en photos à contre-jour.

Soirée crêpes
Soirée crêpes

L’hostel étant petit, nos quatre jours ici sont des moments de partage avec les autres voyageurs et les tenanciers, Gaby et Alfredo. Nous discutons beaucoup avec un couple d’italiens, Matteo et Michaela, en vacances deux semaines en Amérique du Sud. Nous partageons notre repas, par deux fois avec Marcos, un médecin brésilien, venu se refaire une santé ici pendant un mois, suite à un début de burn-out. Le deuxième soir, il fait froid et il pleut. On se croirait en Bretagne ; nous décidons de nous faire des crêpes pour le repas. Comme d’habitude, je fais trop de pâte… Nous laissons donc une dizaine de crêpes avec de la confiture pour régaler la communauté ! Désormais, dès que nous nous mettons à cuisiner, il y a toujours quelqu’un pour nous demander les yeux pétillants ce qu’on est en train de préparer ! Et on ne vous parle même pas de la tartiflette qu’on a cuisinée le dernier soir…

2014-12-22_20-29-57Les bonnes choses ont une fin et il nous faut quitter ce coin idyllique et préservé1)Mais, seule ombre au tableau, un peu cher pour notre budget de voyageur au long cours… pour revenir à la civilisation. J’y serais bien restée encore un jour ou deux, histoire d’y passer les 24 et 25, et ainsi éviter le retour brutal à la folie mercantile du moment.

En ce moment, nous faisons une petite pause à Montevideo avant d’aller plus à l’ouest où nous attendent Noemi et Marcel, nos prochains hôtes.

Sandrine

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1. Mais, seule ombre au tableau, un peu cher pour notre budget de voyageur au long cours…

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