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Camaïeu de bleus sur glaciers

Paysage typique de Patagonie
Paysage typique de Patagonie

Après El Bolson et le sentiment de devoir accompli après avoir passé trois semaines de travail chez Glo et Seba, nous voyageons de nouveau. Nous traversons la Patagonie en bus, plutôt confortable, pour plus de vingt-quatre heures, parcourant des portions de la mythique Ruta 40. C’est plat, et comme la Pampa, il n’y a pas grand chose à voir ; on croise des troupeaux de guanacos et des puits de pétrole. En guise de végétation, des buissons trop petits pour faire de l’ombre. Quand on arrive dans la région des glaciers, l’impression est magique. Nous sommes au cœur du parc naturel, cernés par des montagnes enneigées, comme si on était montés très haut en altitude. En fait, le climat est froid et il en faut peu pour que la neige reste accrochée aux sommets ! Et qui dit glacier, dit lac. Le Lago Argentino est plutôt immense et nous offre une palette de bleus magnifique et très riche !

Devant le glacier «Perito Moreno»
Devant le glacier «Perito Moreno»

Nous passons cinq jours à en prendre plein la vue. Le premier jour, on fait une excursion jusqu’au glacier Perito Moreno. On peut presque le toucher tellement il est tout prêt ! Il paraît vivant, il craque souvent ; on a pu voir des blocs se détacher et tomber dans le lac, dans un grand fracas. C’est comme un jeu, on entend craquer et on se retourne pour voir de quel côté ça va tomber… Comme on n’a plus d’appareil photos1)Oui, notre nouvel appareil, acheté 500€ à Buenos Aires, est tombé en panne après seulement un mois de fonctionnement… On s’est acheté un petit appareil à El Calafate histoire de continuer à prendre des photos. Problème : la qualité est loin d’être aussi bonne qu’avant… Ami lecteur, il faudra t’y faire…, ce jour-là, on fait « du stop » avec notre carte mémoire et on trouve deux types sympas qui nous prêtent leur appareil afin que l’on puisse vous ramener quelques souvenirs.

Baies de calafate
Baies de calafate

Au cours de cette randonnée, on découvre le calafate((c’est aussi le nom du premier village où nous nous arrêtons trois jours, village fondé en 1927, pour empêcher les chiliens d’investir le territoire, alors désert)), un fruit très proche de la myrtille, que l’on n’aura de cesse de grignoter le long des chemins. C’est aussi un coin où nous rencontrons énormément de touristes et surtout beaucoup de français. Nous sympathisons avec Patrice, fraîchement retraité, parcourant la Patagonie pour faire des randonnées plutôt « luxueuses », et Sophie et Joeffrey, jeune couple voyageant pour 6 mois entre le Chili, l’Argentine et le Brésil. Nous croisons encore beaucoup d’autres français, à El Chaltén, petit village de montagne, paradis des randonneurs et escaladeurs de tous niveaux.

Vue sur le Lago Torre
Vue sur le Lago Torre

C’est à El Chaltén que nous faisons connaissance avec le fameux Mont Fitz Roy qui nous toise de loin. Nous lui préférons le plus modeste mais néanmoins fort majestueux Cerro Torre qui est l’occasion d’une grande promenade de 22 kilomètres, lors d’une belle journée ensoleillée. Nous y retrouvons Patrice, par hasard, qui fait un bout de chemin avec nous et que nous initions au calafate. C’est aussi lors de cette randonnée que nous rencontrons beaucoup d’animaux dont une chouette curieuse qui s’approche de nous. Il ne nous en fallait pas plus pour lui tirer le portrait. En redescendant, on est doublés par deux animaux encore inconnus pour nous et dont ce n’est pas du tout la région… Si vous voulez savoir de quoi il s’agit, allez donc jeter un coup d’œil sur la galerie de photos !

On finit notre parcours avec une nuit à Rio Gallegos, histoire de revoir un peu l’océan Atlantique, avant de rejoindre un petit port du « bout du monde ».

Sandrine

References   [ + ]

1. Oui, notre nouvel appareil, acheté 500€ à Buenos Aires, est tombé en panne après seulement un mois de fonctionnement… On s’est acheté un petit appareil à El Calafate histoire de continuer à prendre des photos. Problème : la qualité est loin d’être aussi bonne qu’avant… Ami lecteur, il faudra t’y faire…

3 réflexions au sujet de « Camaïeu de bleus sur glaciers »

  1. Je comprends en voyant les paysages, même si votre appareil ne vous convient pas, que l’on ait envie de randonner dans de tels endroits, mais c’est trop loin pour moi. Bisous à bientôt vous lire et vous voir.

  2. Effectivement, les paysages sont inoubliables. Et finalement, on arrive à prendre des photos ; c’est juste qu’on en rate beaucoup plus qu’avant et que ça nous demande un gros effort d’adaptation.

    Le problème avec ce type de lieu, c’est qu’on n’est pas vraiment les seuls à vouloir y randonner. Sur les chemins, les touristes du monde entier sont en file indienne et du coup, ça casse un peu le rêve. Mais bon, on ne va pas faire les difficiles, hein !

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