Patagonia chilena : sur les traces des explorateurs…

Statue de Magellan à Punta Arenas
Statue de Magellan à Punta Arenas

Il est vrai que depuis le début de notre voyage, nous sommes un peu sur les traces des explorateurs. Que ce soit lors des escales dans les caraïbes ou maintenant dans le sud de la Patagonie, des noms d’explorateurs tintent à nos oreilles ; Christophe Colomb et ses successeurs, Darwin, Magellan, Drake, Bougainville.

Nous passons une semaine en Patagonie chilienne et c’est de nouveau une partie de l’histoire des découvertes qui s’offre à nous, qu’elles soient botaniques, zoologiques ou géographiques.

Ça n'est pas un rhume qui aura raison de l'appétit de Sandrine
Ça n’est pas un rhume qui aura raison de l’appétit de Sandrine

Arrivés à Punta Arenas, un peu enrhumés du fait du niveau des températures auxquelles nous ne sommes plus habitués1)on perd vite les mauvaises habitudes!, nous visitons la ville, ses parcs et ses musées pour nous familiariser avec l’histoire du lieu, la vie de ses habitants originels : des tribus de chasseurs-cueilleurs, nomades des terres ou des mers, Yámanas, Aonikenks, Selk’nams, rapidement décimés dès l’arrivée des européens, non pas par la guerre car ils étaient pacifistes et conciliants mais plutôt par des maladies européennes, apportées par les colonisateurs2)anglais, espagnols, italiens, russes, croates, français : sarampión3)maladie infantile voisine de la varicelle, vérole et grippe.

Pingouins de Magellan
Pingouin de Magellan

Avant de quitter Punta Arenas, nous faisons une visite, à la colonie de pingouins de Magellan, qui vient tous les ans se reproduire ici, sur l’île Magdalena : un petit coin de paradis pour eux ; à part quelques touristes, deux heures par jour, en haute saison, priés de ne pas les déranger, il n’y a qu’un phare.

Dernière étape de l’extrême sud chilien, la ville de Puerto Natales. Là encore, une visite de la ville et de son musée historique et une grosse randonnée nous occuperont deux jours. Nous avions prévu de séjourner cinq jours chez un habitant mais la personne qui devait nous accueillir en a décidé autrement … en nous oubliant ! ¡Sin vergüenza! On est évidemment un peu déçus car ça faisait longtemps qu’on n’avait pas trouvé d’hôtes – un mois en fait – et ça nous manque de ne pas être en contact direct avec la population.

Place de l'église à Puerto Natales
Place de l’église à Puerto Natales

Pour nous remettre de notre déception, nous passons un peu de temps à organiser la suite de notre périple, c’est-à-dire, la remontée du Chili : par la terre ou par la mer ? La mer nous tente bien, un voyage de cinq jours en bateau, via l’océan Pacifique, ne serait pas pour nous déplaire mais c’est plus cher que le bus. N’ayant pas trop le temps de scruter les bateaux de commerce au port qui est tout petit, on se tourne vers le bus. Sauf que… il va falloir repasser la frontière argentine, car il n’y a pas de routes pour rejoindre le nord du pays ! Qu’à cela ne tienne, c’est décidé, dans deux jours, on repart.

Au port de Puerto Natales
Au port de Puerto Natales

Nous traînons dans la ville, dont le centre est tout mignon, avec des places arborées et des maisons typiques encore bien conservées. Le bord de mer est joliment et simplement aménagé et nous profitons d’une des premières journées ensoleillées que nous ayons eues depuis plus de deux semaines.

À l’hostel, nous tombons sur un voyageur français, Robert Chartier4)Voir son blog : http://robertchartier.over-blog.com/, parti seul faire la traversée du Brésil et de l’Argentine, en vélo. Il a fini son périple de huit mois et s’apprête à rentrer en France. Mais il prépare déjà le prochain : un parcours sur le Pérou, la Bolivie et le nord du Chili.

Les fameuses «Torres del Paine»
Les fameuses «Torres del Paine»

Depuis qu’on est entrés en Patagonie, on ne cesse de nous parler des Torres del Paine, encore un haut lieu mondial de la randonnée et de l’escalade, situé à 3 heures de bus de Puerto Natales. Du coup, notre dernier jour nous permet d’aller voir un peu à quoi ressemble ces tours. Une fois sur place, 8 heures de marche et un dénivelé de 800 mètres auront raison de nos articulations ! Mais l’arrivée en haut est tout bonnement époustouflante ! Nous passons de l’émerveillement au questionnement : sur quelle planète sommes-nous ? On n’imagine pas une telle beauté naturelle avant de l’avoir sous les yeux.

Nous quittons enfin la Patagonie pour aller à la rencontre de l’habitant, un plus haut dans le nord du Chili mais pas trop… dans la ville la plus polluée du pays, à ce qu’on dit.

Sandrine

References   [ + ]

1. on perd vite les mauvaises habitudes!
2. anglais, espagnols, italiens, russes, croates, français
3. maladie infantile voisine de la varicelle
4. Voir son blog : http://robertchartier.over-blog.com/

5 réflexions au sujet de « Patagonia chilena : sur les traces des explorateurs… »

  1. Plein de bisous à vous deux !! soignes toi bien Sandrine ! belle aventure profitez bien et supers photos 😉 à @ +++++

    1. Coucou les Feufeus !!! Merci ! déjà guérie… grâce au miel et la propolis … et au soleil qui revient car on remonte ! Bisous.

  2. Coucou ! Oui je vois un S et un D mais non je n’avais pas remarqué le changement d’appareil photo.

    Gros bisous, prenez soin de vous.

  3. Changement d’appareil ou pas, vos photos sont toujours aussi belles. Il faut reconnaître que les paysages des “Torres” sont vraiment époustouflants. J’espère que vous ne serez pas trop déçus par la suite. Bon voyage !

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