Archives mensuelles : avril 2015

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Ami extra-terrestre, pose-toi dans le Maule !

El Enladrillado, en la Reserva Alto de Lircay
El Enladrillado, en la Reserva Alto de Lircay

Oubliez un temps les volcans pris de folie furieuse1)Je ne sais pas si on vous en a parlé dans les informations en France, mais un nouveau volcan vient d’exploser au Chili. Il s’appelle Calbuco et il est situé au Sud-Est du lac Llanquihue, où nous avons passé plus de trois semaines et dirigez-vous vers la Cordillère des Andes en partant de Talca, dans la région Maule. Plantez votre tente dans le parc «Altos de Lircay» et montez vers le mystérieux «Enladrillado». Cette plate-forme basaltique située à 2200 mètres d’altitude est si surprenante que certains s’y sont pris à rêver que des extra-terrestres auraient pu être à l’origine de cet espace, qui auraient pu leur servir de piste d’atterrissage. D’ailleurs, la commune de San Clemente, située à mi-chemin entre le parc et Talca, invite les touristes de passage à parcourir la route ufologique et explique qu’il s’agit là d’un lieu privilégié pour voir des OVNIs… Nous qui parcourons l’Amérique du Sud depuis 9 mois, nous savons bien que la Nature est facétieuse et que s’il lui prend l’envie de faire des monuments surprenants et magnifiques, elle n’a besoin d’aucune aide venant de l’espace profond. Qu’à cela ne tienne, supposons qu’un de ces OVNIs finisse par se poser ici et qu’un extra-terrestre se mette à visiter le Chili. Après tout pourquoi pas ; puisqu’on ne cesse de vous dire que le Chili est un pays où il faut avoir mis les pieds une fois dans sa vie !

Avec Juan Pablo, au Cerro de la Virgen, Talca
Avec Juan Pablo, au Cerro de la Virgen, Talca

Ami extra-terrestre, commence donc par jeter un coup d’œil sur Talca. C’est une ville tranquille et très verte, à partir de laquelle on peut voir des collines et même des volcans. D’ailleurs, tu as tout intérêt à monter au Cerro de la Virgen pour voir de haut la ville et la rivière Río Claro. Ensuite, tu iras t’installer chez Juan Pablo. Il te dira que son appartement est en désordre mais s’il te prête son lit, comme il l’a fait pour nous, tu vas dormir comme un bébé. Et si tu as pris le temps d’apprendre un peu d’espagnol avant d’arriver sur Terre, tu pourras avoir ici quelques excellentes discussions. En particulier, fais-le parler de ses voyages, de son parcours personnel et tu verras qu’il porte un regard d’une grande richesse sur le monde. Et aussi, profites-en pour découvrir ses photos ; elles sont magnifiques et elles disent beaucoup de choses sur lui. En plus, il n’est pas avare de conseils et il t’aidera à réaliser toi-même de superbes clichés2)J’en profite pour vous dire que nous retouchons désormais la plupart des photos que nous mettons en ligne sur le blog. Plus de contraste, plus de couleurs, des cadres au petits oignons… Merci Juan Pablo pour la formation express !.

À Constitucion, restes d'une maison bourgeoise après le dernier tremblement de terre
À Constitución, restes d’une maison bourgeoise après le dernier tremblement de terre (2010)

Ensuite, tu iras voir l’océan Pacifique. Nous, on te conseille d’aller le voir à Constitución. Il y a là des pierres de formes énigmatiques tout le long du rivage – d’ailleurs, ne seraient-elles pas sculptées par l’un des tiens ? Et puis, il y a ce petit marché où tu pourras manger de délicieuses sopaipillas3)petits pains frits avec aji4)sauce au piment et acheter du raisin : profites-en, on en cultive beaucoup dans cette région pour faire du vin. Mais tu aurais tort de te rendre à Constitución sans prendre le train. Il s’agit d’un petit tortillard tout ce qu’il y a de plus bucolique, la dernière ligne de train chilienne non électrifiée. Le train part à 7h30 de Talca, à une heure où le soleil n’est pas encore levé, traverse rapidement la ville et débouche dans la partie agricole de la région. Et puis, au bout d’une bonne heure, le paysage se transforme, le brouillard se lève et le train offre quelques unes des plus belles vues du Río Maule.

À Aurora, Bernarda nous apprend à faire des empanadas...
À Aurora, Bernarda nous apprend à faire des empanadas…

Histoire de varier les plaisirs, tu pourrais venir t’installer en province, à Aurora par exemple, petit hameau situé entre Talca et San Clemente. Là, après avoir passé un magnifique petit pont métallique, tu iras t’installer chez Natalia et Juan Pablo – attention : ça n’est pas le même Juan Pablo qu’à Talca ! Ces deux-là vivent dans la maison des parents de Juan Pablo (José Luis et Bernarda) et ont une petite chambre sous les combles pour toi. Leur maison, pleine de chiens et de chats, compte aussi avec une autre petite habitante : Maria-Paz, 4 mois, fille de Natalia et Juan Pablo. Là, n’hésite pas à demander à Bernarda de t’apprendre à cuisiner les fameuses empanadas chiliennes. Une fois que tu auras bien profité de l’ambiance rurale et familiale de cette charmante petite propriété, tu pourras retourner au parc Altos de Lircay et à l’Enladrillado, c’est tout près. Si tu es discret, tu auras peut-être la chance de voir quelques animaux locaux : pic-verts, zorros5)Sorte de petit renard et petits serpents.

Au centre, Natalia et Juan Pablo, nos hôtes à Aurora
Au centre, Natalia et Juan Pablo, nos hôtes à Aurora

On espère juste que le départ de ta navette ne réveillera pas les volcans alentours : nous, on est maintenant à 250 km de là, à Santiago et on aimerait pouvoir continuer tranquillement notre voyage…

Denis

References   [ + ]

1. Je ne sais pas si on vous en a parlé dans les informations en France, mais un nouveau volcan vient d’exploser au Chili. Il s’appelle Calbuco et il est situé au Sud-Est du lac Llanquihue, où nous avons passé plus de trois semaines
2. J’en profite pour vous dire que nous retouchons désormais la plupart des photos que nous mettons en ligne sur le blog. Plus de contraste, plus de couleurs, des cadres au petits oignons… Merci Juan Pablo pour la formation express !
3. petits pains frits
4. sauce au piment
5. Sorte de petit renard

Bons baisers du Biobío

Nous voici repartis à la découverte du Chili. Nous remontons la chaîne des volcans pour nous arrêter dans le Biobío pour dix jours. Suite au crash du disque dur de l’ordinateur de Denis, nous avons perdu toutes les photos que nous avions prises au cours de ces derniers jours. Aussi nous partagerons avec vous uniquement les photos prises lors de notre dernier jour dans la région 🙁

Nous passons tout d’abord une semaine chez Antonieta, à Coronel, au bord de l’océan Pacifique. Et vous pouvez nous croire, on ne s’est pas gênés pour aller s’y baigner plusieurs fois ! L’eau est fraîche en cette saison d’automne qui commence. Et ce qui me plaît beaucoup, c’est ce sable noir, volcanique qui donne aux plages d’ici un aspect inhabituel, presque inquiétant, très dépaysant.

Chez Antonieta, nous arrivons le jeudi soir, après la tombée de la nuit. Les carabineros nous voyant un peu perdus décident de nous conduire jusqu’à chez elle. Lors de notre séjour avec Antonieta, nous visitons son quartier, le quartier Maule. Nous passons aussi une journée à Lota, petit port, proche de Coronel. Nous découvrons que cette région est marquée par l’histoire des mines, une histoire humaine très dure et qui a laissé des marques aussi bien dans le paysage que dans les constructions des habitations.

Surtout, Coronel restera pour moi l’endroit où j’ai rencontré une prof de tissage avec laquelle j’ai beaucoup appris et où j’ai passé deux jours entiers à tisser un poncho qui est maintenant le mien et dont je profite pleinement, étant donné que les températures sont bien fraîches en début et fin de journée. Dans le Biobío, l’amplitude thermique en automne peut parfois être de 15°C ! Antonieta m’a appris que dans le tissage, le geste technique est important mais compte aussi le fait d’envisager l’œuvre comme quelque chose qui n’est pas figé dès le départ, bien au contraire !

À droite, Javier, notre hôte
À droite, Javier, notre hôte

Nous quittons Coronel et Antonieta pour rejoindre Javier à Chillán. Nous passons trois jours extrêmement sympathiques en sa compagnie, dans une petite maison de ville qu’il a construite lui-même, «entre le marteau et la bière». À plusieurs reprises, nous évoquons des souvenirs de nos voyages respectifs au Paraguay. Javier est le premier voyageur que nous rencontrons, ayant vécu au Paraguay et qui en garde un souvenir vif et ému des expériences spectaculaires qu’il y a vécu. Dès le deuxième jour, il nous emmène dans la maison de campagne de sa famille, toute une journée, où nous partagerons ensemble un repas franco-italien avec un couple de couchsurfers de passage, comme nous. Le lendemain, sur ses conseils, nous partons pour une journée randonnée, autour des volcans Nevados Chillán. Pour arriver au refuge, nous devons franchir une barrière de lave qui date de la dernière éruption de ces volcans. Cela laisse l’impression un peu magique de se retrouver dans un décor de film du type «Seigneurs des Anneaux» !

Détail d'un piano signé par Claudio Arrau
Détail d’un piano signé par Claudio Arrau

Le dernier jour, nous profitons de la ville même de Chillán, de son marché municipal, avec ses étals d’objets traditionnels, de chapeaux et d’alimentation typique, sa place principale et ses graffitis. Nous visitons aussi le musée du pianiste chilien, Claudio Arrau, né ici même. Chillán est également la ville qui a vu naître le ténor wagnérien Ramon Vargas. Et les découvertes culinaires sont aussi au rendez-vous : nous goûtons à la chicha, jus de raisins légèrement fermenté accompagné de farine torréfiée et on nous initie enfin au pisco que Javier nous servira avec un tonic.

Après ces dix jours, nous remontons dans la région immédiatement au dessus, Maule, où nous sommes de nouveau attendus par des chiliens.

Sandrine

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Frutillar, son lac, son théâtre, ses kuchen

IMG_1432«Mais qu’est-ce que vous faites encore au Chili ? Dépêchez-vous d’aller en Bolivie !» Voilà en substance le conseil de mon frère, Rémi, qui d’ailleurs vient de rentrer en France au terme d’un voyage de plus d’un an, principalement en Amérique du Sud. Oui, Rémi, on sait bien que les pays les plus dépaysants restent encore à visiter. Mais voilà, on s’attarde ici, dans le sud du Chili, au milieu de ses lacs1)D’ailleurs cette région s’appelle «región de los lagos». et de ses volcans.

Teatro del Lago
Teatro del Lago

Du coup, après plus de deux semaines passées au bord du lac Llanquihue dans la ferme de Katia et Victor, nous ne quittons toujours pas ce lac magnifique et nous nous installons pour 4 jours à Frutillar. Ce village, ancienne colonie allemande, est resté très attaché à la culture qui lui a donné le jour. L’architecture, très bourgeoise, est d’un goût très sûr2)Si on excepte cet horrible quartier en construction, à deux kilomètres au sud de Frutillar, genre villas résidentielles pour ultra-riches qui ne veulent pas se mélanger au reste de la population.. Les allemands, aussitôt installés, ont immédiatement fondé un chœur d’hommes et une école de musique. En 2010, une grande salle de concert, le Teatro del Lago, ouvre ses portes ; c’est l’une des seules salles de cette envergure à ne pas être rattachées à une grande ville. Enfin, on trouve ici des boutiques de gâteaux «kuchen» à tous les coins de rue.

Notre «cabane»
Notre «cabane»

Comme on a quitté la saison touristique, l’office du tourisme est fermé. Et comme on voyage sans guide, on est d’abord un peu perdus : où va-t-on dormir ? Et que va-t-on faire dans cette ville ? Un peu au hasard, on se rabat sur une location de cabañas. On est donc logés dans une petite maison en bois, avec une cuisine et un chauffage au bois. Pour ce qui est de notre emploi du temps, on va se la couler douce, faîtes nous confiance pour ça !

IMG_1479Le deuxième jour, on décide d’aller se promener vers la rive sud du lac, jusqu’à un lieu appelé «Punta Larga». Notre objectif, c’est de s’installer sur une plage déserte, loin de toute habitation, avec vue sur les volcans, le temps de pic-niquer et de peindre le paysage. Ce qu’on n’avait pas prévu … c’est qu’aucun chemin ne mène à la côte depuis la route. Qu’à cela ne tienne, on frappe aux portes d’une ferme dont les terres s’étendent entre nous et la plage espérée. Un vieil homme nous ouvre et nous invite à traverser sa propriété. Un peu plus loin, nous nous arrêtons encore : deux chiens nous aboient dessus. Sur le coup, on s’apprête à rebrousser chemin. Mais comme on a déjà fait plus de 5 kilomètres pour arriver là, on décide de persévérer. Je m’approche du plus grand chien (un berger allemand) en tendant la main. Le chien me regarde, avance en remuant la queue et … me lèche la main. Ouf, on peut passer !

IMG_1472La plage en elle-même est magnifique : des gros rochers ronds de toutes les couleurs à perte de vue. Et face à nous, trois volcans, dont le grand Osorno, que nous commençons à connaître. Tout respire la paix et l’harmonie. Après un solide pic-nic et une séance de peinture pour Sandrine, on retourne au village. En route, on cueille des mûres ; ici on est en pleine saison et on en trouve partout.

Maintenant, on reprend notre voyage vers le nord, vers la Bolivie dont tout le monde nous parle depuis le début de notre voyage. Mais il nous reste encore pas mal de choses à voir (et à vivre) au Chili. D’ailleurs, on sera hébergés chez l’habitant pour au moins les quatre prochaines étapes…

Denis

References   [ + ]

1. D’ailleurs cette région s’appelle «región de los lagos».
2. Si on excepte cet horrible quartier en construction, à deux kilomètres au sud de Frutillar, genre villas résidentielles pour ultra-riches qui ne veulent pas se mélanger au reste de la population.
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Au pied des volcans, il était une ferme…

Le volcan Osorno
Le volcan Osorno

Avec l’île de Chiloé, nous en avons pris plein les yeux (et vous aussi, non ?). Comment allait être la suite de nos découvertes ?  Il fallait, sans aucun doute, que le paysage soit aussi beau ou plus étonnant encore. Alors, que dites-vous d’une chaîne de volcans plantés sur les rives d’un lac magnifique ? Eh bien, c’est là que nous sommes !

Le jardin, notre terrain de jeu principal
Le jardin, notre terrain de jeu principal

Nous travaillons deux semaines en wwoofing, dans une ferme bio installée depuis le XIX° siècle sur les rives du lac Llanquihue, sur un terrain de 130 hectares. Nous sommes accueillis par Katia, la fille des propriétaires, seule responsable  des lieux toute l’année, avec son mari, Victor. Ils s’occupent de 350 vaches à lait (lait qui, lui, n’est pas bio), 14 chevaux pour du tourisme équestre et quelques brebis ; ils vendent aussi leur bois et possèdent un jardin bio avec un poulailler. Et c’est cette partie-là de la propriété que nous, volontaires, sommes chargés d’entretenir.

Chloé, voyageuse québécoise
Chloé, voyageuse québécoise

À notre arrivée, c’est Chloé qui nous accueille, jeune volontaire québécoise, arrivée en Amérique du Sud en février pour voyager au moins dix mois, voire plus. Avec ses 22 ans, c’est déjà une voyageuse aguerrie, habituée par ses parents dès son plus jeune âge à partir loin et longtemps. Elle nous raconte un périple familial de deux ans, avec sa famille, en bateau, dans les Caraïbes, alors qu’elle n’avait que 10 ans. Elle est chez Victor et Katia depuis une semaine et partira une semaine après nous. Deux jours après notre arrivée, nous accueillerons Joe, jeune britannique, parcourant depuis déjà huit mois l’Amérique du sud et qui n’en est pas à sa première expérience de wwoofing.

À gauche, Katia, notre hôte, en train de déposer de la crème chantilly dans la main de Sandrine
À gauche, Katia, notre hôte, en train de déposer de la crème chantilly dans la main de Sandrine

Tous les quatre, nous sommes rapidement sur la même longueur d’onde, celle de la bonne cuisine et de la rigolade. Tout d’abord, nous devons faire notre pain si nous voulons en avoir pour le petit déjeuner. Très vite, après avoir fait connaissance avec le jardin et les diverses activités de récolte et d’élaboration de conserves, de confitures et de sirops, nous mettons à profit la possibilité qu’on nous donne de piocher dans les ressources des lieux et nous cuisinons de délicieux plats et desserts. Cela va des tartes aux mûres, aux pommes, au citron à la pizza fait maison et à toutes sortes de pains, variant selon la taille, la composition, etc. Comme à chaque fois que nous faisons du wwoofing, nous mangeons très bien, des repas équilibrés et composés de produits frais et biologiques, tous quasiment issus du jardin. Ça change des repas sandwiches pain-fromage-jambon du supermarché !

À gauche : Joe, l'un des rares anglais de cette planète à parler espagnol
À gauche : Joe, l’un des rares anglais de cette planète à parler espagnol

Avec Joe, nous parlons beaucoup, en espagnol, pour faire progresser Chloé qui débute et aussi pour éviter l’anglais qui ferait ralentir Joe dans son apprentissage de cette nouvelle langue. Pour nous, cette situation est géniale. Avec Chloé, nous attrapons le virus du québécois et nous lui empruntons quelques mots de temps en temps. Du coup, nous commençons à écrire un petit lexique québécois-français, avec des mots et expressions de choix. Mais comme on n’est pas bien «vite, là»1)Y a-t-il vraiment besoin qu’on vous explique ce que ça signifie ?, on ne comprend pas toujours tout et on se marre bien !

IMG_1216Les premiers jours ont tout de même été marqués par des travaux réellement liés à la ferme. Nous avons nettoyé les étables des chevaux ; ça n’est pas une mince affaire, surtout quand ça fait longtemps que ça n’a pas été fait. À un moment, les chevaux les plus curieux n’en tenant plus, ils se sont pointés aux écuries pour voir ce qui s’y passait. Il a fallu les virer gentiment sinon ils se seraient incrustés avant qu’on ait fini. Nous avons aussi eu une bonne corvée de bois à faire, sur deux jours et demi, entre le ramassage dans divers endroits de la propriété, à l’aide d’un tracteur, et le rangement de la part qui reste à l’usage domestique des propriétaires, pour le séchage2)Si vous avez compris cette phrase, merci de l’expliquer dans les commentaires : moi je n’ai toujours pas compris. (Note de Denis) . Au jardin, nous récoltons des pommes, du sauko, fruit d’un arbre originaire d’Allemagne, pour en faire du sirop, et de la murta, fruit natif du Chili qui pousse très bien près des volcans.

Quant aux vaches, nous les apercevons de temps en temps mais les propriétaires ne s’en occupent pas. Elles sont entretenues et traites dans une ferme dont les exploitants travaillent pour Katia et sa famille. Eux y vont de temps en temps pour aller chercher du lait frais qu’ils font bouillir avant de le consommer. Une après-midi, nous apprenons à faire du fromage avec Lorena, leur employée domestique, avec laquelle nous travaillons la dernière semaine. C’est assez facile et «ça goûte bon, là»3)Merci Chloé.

La maison des volontaires
La maison des volontaires, notre maison pendant plus de deux semaines

Une fois ces tâches effectuées, à quoi ressemble notre temps libre ? Pour la première fois, nous sommes logés dans une maison à part, spécialement dévolue aux volontaires. Nous y gérons tout, du bois de chauffage pour avoir de l’eau chaude pour la douche, au ménage et aux deux repas qu’il nous incombe de préparer, le petit déjeuner et le dîner. Quand il y a du soleil, durant ces premiers jours de l’automne chilien, on file au bord du lac pour se baigner. Quoique nous fassions, nous sommes toujours accompagnés de quelques chiens. Katia en a recueillis neuf, tous anciens chiens de rue qu’elle a fait stériliser. Quatre ont été mis dans un enclos près de notre petite maison ; ils sont fugueurs et tueurs de poules et de brebis. D’ailleurs, pendant notre séjour, deux seront abattus car ayant tué pour la énième fois deux brebis durant une nuit. Il y en a toujours deux ou trois, voire tous, pour nous accompagner lors de la récolte de mûres ou de rosa mosqueta4)très connues en France sous le nom de poil à gratter ou églantier. Yack et Goyo, les deux plus grands sont toujours de la partie, accompagnés parfois de Punky, le petit qui est tombé sur la tête, tout jeune, qui est un peu bizarre maintenant5)c’est mon préféré, ou de Balu qui aboie tout le temps, on ne sait pas pourquoi.

Victor, compagnon de Katia
Victor, compagnon de Katia

Entre autres activités que nous faisons en dehors du travail, aussi parce que les abords d’un lac nous offrent cette possibilité, il y a la pêche ; Denis est allé pêcher deux fois avec Victor. Il a ramené un petit saumon que nous avons mangé le lendemain midi, cuisiné par Lorena. Délicieux !

Nous quittons ce petit coin magnifique, avec un pincement au cœur, pour partir de nouveau à la découverte du pays, en espérant garder contact avec toute cette joyeuse bande.

Sandrine

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1. Y a-t-il vraiment besoin qu’on vous explique ce que ça signifie ?
2. Si vous avez compris cette phrase, merci de l’expliquer dans les commentaires : moi je n’ai toujours pas compris. (Note de Denis)
3. Merci Chloé
4. très connues en France sous le nom de poil à gratter ou églantier
5. c’est mon préféré