Bons baisers du Biobío

Nous voici repartis à la découverte du Chili. Nous remontons la chaîne des volcans pour nous arrêter dans le Biobío pour dix jours. Suite au crash du disque dur de l’ordinateur de Denis, nous avons perdu toutes les photos que nous avions prises au cours de ces derniers jours. Aussi nous partagerons avec vous uniquement les photos prises lors de notre dernier jour dans la région 🙁

Nous passons tout d’abord une semaine chez Antonieta, à Coronel, au bord de l’océan Pacifique. Et vous pouvez nous croire, on ne s’est pas gênés pour aller s’y baigner plusieurs fois ! L’eau est fraîche en cette saison d’automne qui commence. Et ce qui me plaît beaucoup, c’est ce sable noir, volcanique qui donne aux plages d’ici un aspect inhabituel, presque inquiétant, très dépaysant.

Chez Antonieta, nous arrivons le jeudi soir, après la tombée de la nuit. Les carabineros nous voyant un peu perdus décident de nous conduire jusqu’à chez elle. Lors de notre séjour avec Antonieta, nous visitons son quartier, le quartier Maule. Nous passons aussi une journée à Lota, petit port, proche de Coronel. Nous découvrons que cette région est marquée par l’histoire des mines, une histoire humaine très dure et qui a laissé des marques aussi bien dans le paysage que dans les constructions des habitations.

Surtout, Coronel restera pour moi l’endroit où j’ai rencontré une prof de tissage avec laquelle j’ai beaucoup appris et où j’ai passé deux jours entiers à tisser un poncho qui est maintenant le mien et dont je profite pleinement, étant donné que les températures sont bien fraîches en début et fin de journée. Dans le Biobío, l’amplitude thermique en automne peut parfois être de 15°C ! Antonieta m’a appris que dans le tissage, le geste technique est important mais compte aussi le fait d’envisager l’œuvre comme quelque chose qui n’est pas figé dès le départ, bien au contraire !

À droite, Javier, notre hôte
À droite, Javier, notre hôte

Nous quittons Coronel et Antonieta pour rejoindre Javier à Chillán. Nous passons trois jours extrêmement sympathiques en sa compagnie, dans une petite maison de ville qu’il a construite lui-même, «entre le marteau et la bière». À plusieurs reprises, nous évoquons des souvenirs de nos voyages respectifs au Paraguay. Javier est le premier voyageur que nous rencontrons, ayant vécu au Paraguay et qui en garde un souvenir vif et ému des expériences spectaculaires qu’il y a vécu. Dès le deuxième jour, il nous emmène dans la maison de campagne de sa famille, toute une journée, où nous partagerons ensemble un repas franco-italien avec un couple de couchsurfers de passage, comme nous. Le lendemain, sur ses conseils, nous partons pour une journée randonnée, autour des volcans Nevados Chillán. Pour arriver au refuge, nous devons franchir une barrière de lave qui date de la dernière éruption de ces volcans. Cela laisse l’impression un peu magique de se retrouver dans un décor de film du type «Seigneurs des Anneaux» !

Détail d'un piano signé par Claudio Arrau
Détail d’un piano signé par Claudio Arrau

Le dernier jour, nous profitons de la ville même de Chillán, de son marché municipal, avec ses étals d’objets traditionnels, de chapeaux et d’alimentation typique, sa place principale et ses graffitis. Nous visitons aussi le musée du pianiste chilien, Claudio Arrau, né ici même. Chillán est également la ville qui a vu naître le ténor wagnérien Ramon Vargas. Et les découvertes culinaires sont aussi au rendez-vous : nous goûtons à la chicha, jus de raisins légèrement fermenté accompagné de farine torréfiée et on nous initie enfin au pisco que Javier nous servira avec un tonic.

Après ces dix jours, nous remontons dans la région immédiatement au dessus, Maule, où nous sommes de nouveau attendus par des chiliens.

Sandrine

3 réflexions au sujet de « Bons baisers du Biobío »

  1. Coucou c’est Loune, oui je suis d’accord avec Delphine, on veut voir le poncho !!!!!!! Et pas moyen de récupérer les données du disque dur ? Quel dommage de perdre toutes ces photos. Gros bisous.

    1. Ne vous inquiétez pas, on va vous poster des photos de Sandrine avec son poncho dans le prochain article. Finalement, on a perdu assez peu de photos au total. Juste celles qui correspondent à cette période et à celle de Frutillar. Tout le reste avait déjà été sauvegardé et envoyé en France.

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