Archives mensuelles : octobre 2015

On a croisé ton chemin / A gente cruzou o seu caminho / Cruzamos tu camino

Notre bateau part demain. Nous laissons l’Amérique du Sud dernière nous, après y avoir passé plus de 14 mois. On a encore les yeux perdus dans ses paysages immenses, les oreilles pleines de rire et de chants et un peu de sable dans les chaussures. Mais, surtout, on emmène avec nous le souvenir de t’avoir croisé(e), toi ! / O nosso barco sai amanhã. Deixamos a América do Sul, depois de ter passado aqui mais de 14 meses. Nossos olhos ainda ficam perdidos nas suas paisagens imensas, os ouvidos cheios de risos e de cantos, e ainda temos um pouco de areia nos sapatos. Além disso, levamos conosco a lembrança de termos cruzado com você ! / Nuestro barco sale mañana. Dejamos Sudamérica atrás, después de haber pasado acá mas de 14 meses. Nuestros ojos siguen perdidos en sus paisajes hermosos, los oídos llenos de risas y de cantos, y todavía tenemos un poco de arena en el fondo de los zapatos. Además de eso, llevamos con nosotros el recuerdo de haber cruzado contigo.

Toi, qui nous as reçus, partout où nous nous sommes arrêtés. Toi qui nous as hébergés, qui nous as parlé de ton pays et de tes rêves, qui nous as appris à cuisiner, à chanter ou à jardiner. Toi qui nous as transmis un peu de ta langue maternelle. Toi qui nous a quittés avec une embrassade tantôt joyeuse, tantôt mélancolique mais toujours en nous souhaitant «bon voyage». / Você que nos recebeu em todos os lugares em que paramos. Você que nos hospedou, que nos falou de seu país e de seus sonhos, que nos ensinou a cozinhar, a cantar ou a cuidar de uma horta. Você que compartilhou a sua língua materna conosco. Você que se despediu com um abraço, às vezes alegre, às vezes com saudade, mas sempre nos desejando uma boa viagem. / Tú, quien nos recibiste, por todas partes donde paramos. Tú, quien nos hospedaste, nos contaste un poco de tu país y de tus sueños, nos enseñaste a cocinar, a cantar o a cuidar de una huerta. Tú quien nos ayudaste a conocer tu lengua materna. Tú quien te despediste con un abrazo, a veces alegre, a veces melancólico, pero siempre deseándonos un buen viaje.

Nos chemins se sont croisés et cette rencontre nous a enrichis pour toujours. Nous sommes désormais plus sages, plus joyeux et plus complets de t’avoir connu(e). Pour cela, mille fois merci ! / Os nossos caminhos se cruzaram e esse encontro nos enriqueceu para sempre. Somos, de agora em diante, mais sábios, mais felizes e mais completos de ter conhecido você. Por isso, muito obrigado ! / Nuestros caminos se cruzaron y ese encuentro nos enriqueció para siempre. Somos, de aquí en adelante, más sabios, más felices y más completos por haberte conocido. Por eso, te agradecemos !

Sandrine & Denis

À Fortaleza : l’essentiel du Brésil en quelques jours !

Avec nos hôtes, Pedro et Liana
Avec nos hôtes, Pedro et Liana

Nous arrivons chez Pedro et Liana, nos hôtes à Fortaleza pour quatre jours, au moment de la fête de la maison. Ils viennent d’emménager dans un nouveau lieu et ce soir-là, leur petit nid est rempli d’amis. Sur fond de musique brésilienne des années 70 et dans la fumée d’un churrasco, on parle de politique, de société, de lectures, on refait le monde avec certains, on discute musique et voyage avec d’autres. Et comme on explique que ce sont nos derniers jours en Amérique latine, les conseils fusent : on nous fait rapidement un emploi du temps pour les jours qui viennent, emploi du temps impossible à tenir compte-tenu de la quantité de suggestions ! La soirée passe vite, on ne s’ennuie pas. On se quitte en s’embrassant, heureux d’avoir partagé un fort moment fraternel.

Cathédrale de Fortaleza
Cathédrale de Fortaleza

Pedro nous a préparé un parcours qui intègre les lieux emblématiques de la ville que nous croiserons même si le premier jour de visite est un jour férié et que tout est fermé. Nous visitons donc le centre historique de Fortaleza, avec son théâtre, sa cathédrale, son fort qui donna son nom à la ville, son centre culturel Dragão do Mar et son marché central. Nous ne pouvions vraiment pas quitter le Brésil sans quelques noix du Pará et de caju dans nos bagages ! Le tour de la ville passe aussi par la place des Lions qui abrite une drôle de statue de l’écrivaine du Ceará Rachel de Queiroz1)« Nous sommes nés seuls et destinés à mourir seuls. C’est peut-être pour cela que nous avons besoin de vivre ensemble. », in L’Année de la grande sécheresse, 1930, première femme à être entrée à l’Académie des Lettres du Brésil.

Le mercado central
Le mercado central

Du côté des spécialités culinaires délicieuses, nous nous mettons même au défi d’en goûter une dernière fois quelques unes, comme un bon açai glacé, un jus d’avocat juste sucré comme il faut, quelques coxinhas au poulet et catupuri et bien sûr les inévitables crèmes glacées aux goûts exotiques comme Lepo-Lepo2)mélange de citron et cupuaçu. Le dernier soir, on s’achète quelques maracujás3)C’est le nom brésilien du fruit de la passion. que l’on élève en une mousse délicieuse.

Coucher de soleil à Canoa Quebrada
Coucher de soleil à Canoa Quebrada

Impossible de visiter Fortaleza sans passer par ses plages à couper le souffle. Nous remontons l’avenue Beira Mar pour profiter de la plage Iracema, près du Ponte dos Ingleses. Et sur les conseils de nombreux brésiliens rencontrés depuis plus de deux semaines, nous allons passer une journée dans le petit village de Canoa Quebrada, à quelques 3 heures de bus de Fortaleza. Là, on trouve des plages immenses où se croisent artisans hippies, riches vacanciers, et amoureux du parapente et du kitesurf. Là, nous nous promenons dans les ruelles désertes et profitons des points de vue incroyables sur la mer. Là, nous nous baignons une dernière fois dans les eaux chaudes de l’Atlantique.

Demain, on reprend le bateau, direction l’Europe…

Sandrine

PS : Il y a un an, nous visitions São Paulo.

References   [ + ]

1. « Nous sommes nés seuls et destinés à mourir seuls. C’est peut-être pour cela que nous avons besoin de vivre ensemble. », in L’Année de la grande sécheresse, 1930
2. mélange de citron et cupuaçu
3. C’est le nom brésilien du fruit de la passion.

Salvador : ville tendre, ville rude

Devant la maison «Jorge Amado», dans le Pelourinho, un acarajé dans la main
Devant la maison «Jorge Amado», dans le Pelourinho, un acarajé dans la main

Imagine un petit stand en pleine rue. Mets-y une brésilienne bien en chaire à la peau noir-d’ébène, le sourire aux lèvres et le verbe haut. Tu l’installes devant une demi-douzaine de marmites aux contenus mystérieux aux noms sentant vaguement la sorcellerie : vatapá, caruru, abará, cocada… Tu lui commandes alors un acarajé et tu la regardes garnir un gros beignet, tout juste sorti de son bain d’huile de dendê, avec le contenu des marmites sus-citées, en finissant par quelques crevettes grillées. Parce que «sem camarão, o acarajé não tem graça1)«sans crevette, un acarajé, c’est pas marrant !» dixit Alexandre, notre hôte ici.». Tu manges cet improbable sandwich debout, en te salissant les mains et le visage et en méditant sur la question suivante : à quoi ressemblerait le Brésil sans ses africains ?

20151007T094924Car on est ici à Salvador, là où la culture brésilienne est la plus intimement liée à son passé esclavagiste. Car du XVIIème siècle jusqu’à 1888, les colonisateurs ont massivement fait venir de la main d’œuvre africaine pour mieux exploiter les ressources de ce territoire immense. Et Salvador étant un des principaux ports du pays, les esclaves y étaient débarqués par navires entiers, emmenant avec eux leur culture, leur gastronomie, leurs rites. Et même plus de 100 ans plus tard, Salvador a gardé un caractère très particulier, à la fois coloré, généreux et… violent.

20151007T074944Salvador a beau être la troisième plus grande ville du Brésil, la capitale de l’état de Bahia et la principale ville du Nordeste, un certain cahot émane en permanence de ses rues tortueuses. S’y mêlent de riches vestiges de l’époque coloniale, aux façades plus ou moins défraîchies, et des habitations plus modestes qui nous rappellent plus Aubervilliers que Rio de Janeiro… L’ambiance y est joyeuse, bruyante, populaire. La ville dégage un charme fou, même sous les nuages2)Il pleut ici à peu près autant qu’en Bretagne…et surprend à chaque coin de rue. Parfois, les surprises sont mauvaises : c’est ici qu’on nous aura le plus mis en garde contre les agressions en pleine rue. Heureusement pour nous, pendant les 5 jours qu’on passe ici, on ne fera aucune mauvaise rencontre.

Avec Alexandre, notre hôte
Avec Alexandre, notre hôte

C’est même tout le contraire, d’ailleurs ! On est hébergé par Alexandre, dans un appartement où cohabitent une poignée d’étudiants. Lui, il vient de São Paulo et s’est installé récemment à Salvador. Il nous parle de la thèse qu’il est en train d’écrire sur les liens possibles entre formation des enseignants et théâtre.  Il nous parle du Brésil avec lucidité, évoquant avec tristesse la crise politique que le pays traverse. Il nous entraîne dans les rues pleines de charme du Pelourinho (quartier du centre-ville historique), visite avec nous l’église du Bonfim, nous prodigue de pertinents conseils pour bien connaître Salvador et nous cuisine une spécialité locale : la moqueca. Nous, on lui prépare une ratatouille. Autour d’Alexandre gravite une petite bande composée de ses colocataires et de leurs amis : Chris, Thaïs, Felipe, Brenda et Caio. On discute de tout et de rien, du Brésil et de la France, de notre voyage. Et on se frottera ainsi à l’accent local, fort mais élégant, à l’image de Salvador.

20151010T075724Vous parlera-t-on de notre escapade à Praia do Forte ? Oui ? Bon, rapidement alors. Parce que c’est quand même un lieu un peu indécent : des rues toutes proprettes, sans voiture, des hôtels de luxe, des plages très mignonnes mais pleines à craquer. Et puis, une association, Tamar, qui s’occupe de la protection des grandes tortues qui viennent déposer leurs œufs sur les plages brésiliennes. Leur centre est ouvert au public, qui vient par familles entières admirer ces monstres tranquilles. On jette un coup d’œil au menu des restaurants : c’est presque plus cher qu’à Paris… Où est le Brésil, dans tout ça ?…

Dans le camping Seu Daí de Capão. À droite, un chalet en forme de tour.
Dans le camping Seu Daí de Capão. À droite, un chalet en forme de tour.

Il y a une chose qu’on entendra régulièrement à Salvador : «allez visiter la Chapada Diamantina !». Chapada Diamantina, c’est le nom de l’immense parc national situé dans l’État de Bahia. Vus les excellents souvenirs qu’on garde de l’autre Chapada brésilienne (la Chapada dos Veadeiros dans l’État de Goias), on ne prend pas ce conseil à la légère ! On ira donc y passer trois jours. Trois jours pour renouer avec l’exubérance de la Nature brésilienne, faite de paysages fantastiques, de végétation d’une rare densité et de lieux de baignade d’une beauté à couper le souffle.

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(Cliquer pour agrandir) Depuis le haut de la cascade Fumaça

Ce parc est tellement grand qu’il y a plusieurs portes d’entrée possibles. Sur les conseils d’une colocataire d’Alexandre, on ira s’installer à Capão. On s’installe dans un chalet minuscule très mignon et on se met en quête d’informations pour les promenades des jours suivants. Et là, on se heurte à quelques petites difficultés imprévues : les chemins sont difficiles d’accès pour les piétons que nous sommes, mal indiqués et les guides sont chers. Confiants dans notre bonne étoile, on décide de se passer de guide pour notre première randonnée : la Cachoeira da Fumaça. Il s’agit d’un petit cours d’eau qui se déverse dans le vide d’un canyon gigantesque. Rapidement, le cours d’eau est chahuté par le vent et atteint le sol sous la forme d’une fine bruine. On fait alors deux constats : le chemin est plutôt simple (on n’a presque jamais hésité) et il est tellement fréquenté qu’il est impossible de s’y perdre. Et pourtant, on a entendu plusieurs fois dans le bureau à l’entrée du parc qu’il était conseillé de prendre un guide pour ne pas se perdre… En redescendant, on prend en photo le plan de la Chapada. Photo qui suffira à réaliser la randonnée du lendemain sans aucun guide.

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Dans le Poço Angélica, avec Carine et Myl, deux brésiliens qu’on croisera plusieurs fois

Notre deuxième randonnée a un nom mystérieux : Purificação. Après avoir marché une heure dans la vallée du Capão, on entre dans le parc en suivant une petite rivière. Rapidement, on débarque dans un premier lieu merveilleux : le Poço Angélica. Il y coule une cascade au pied de laquelle s’est formé un petit lac, suffisamment large et profond pour y nager voluptueusement. On poursuit notre chemin le long de la rivière et on arrive au lieu dit Purificação. Cette fois-ci, c’est carrément un enchaînement de cascades qui nous attend, la dernière étant particulièrement magistrale avec ses 8 mètres de dénivelé, encadrée par deux immenses murs de pierre. Faute de temps et de courage, notre troisième promenade sera la même que la deuxième. Car ici, dans la chapada, les différentes promenades sont très éloignées les unes des autres et il faut parfois compter un temps de locomotion conséquent avant de pouvoir marcher. Ce qui explique que la plupart des visiteurs changent plusieurs fois de camping au cours de leur séjour… Nous, on était un peu trop bien installés dans notre petit chalet pour lui faire des infidélités 😉

Avant de prendre le bus pour notre dernière étape en Amérique du Sud, on repasse à Salvador, chez Alexandre, qui a fêté la veille son 31ème anniversaire. Les retrouvailles sont chaleureuses et on se prépare à quitter Bahia avec un peu de tristesse…

Denis

PS : Il y a un an nous visitions Rio de Janeiro !

References   [ + ]

1. «sans crevette, un acarajé, c’est pas marrant !» dixit Alexandre, notre hôte ici.
2. Il pleut ici à peu près autant qu’en Bretagne…

De Belém à São Luis : nos retrouvailles avec l’océan Atlantique !

Avec Daniel (au centre) et Adrien (à droite)

Après le périple amazonien, nous voilà de retour à Belém, ville que nous avions découverte l’an dernier, à notre arrivée au Brésil. L’hôtel où nous avions séjourné il y a un an étant complet, nous nous retrouvons pour deux jours à l’hôtel Fortaleza, non référencé dans les guides et surtout peu cher. Gilda, la propriétaire, une femme à la forte personnalité, nous parle avec colère de la politique de son pays et de l’état du Pará, de la condition féminine ici, au Brésil, et de ses rencontres…surtout avec des français ! Et des français, il y en a dans l’hôtel ! Notre dernier jour, nous le passerons à déambuler dans les rues très populaires du port, en compagnie de Daniel, un sexagénaire lillois installé au Brésil, de passage à Belém, et Adrien, un jeune marin, venant d’achever un tour du globe complet, en un peu plus de trois ans, avec sa compagne, Calypso, tous deux venant passer quelques jours à Algodoal, chez Jackie, un ami. Vous vous souvenez d’Algodoal ? Nous vous avions mis l’eau à la bouche en vous faisant découvrir cette île paradisiaque, lieu de vacances privilégié des brésiliens. Le hasard veut que chacun d’entre nous, sans nous connaître, nous ayons au moins une fois rencontré Jackie, un français installé sur cette île !

Noix du Pará, noix de cajou, etc.
Noix du Pará, noix de cajou, etc.

L’an dernier, Belém nous apparaissait une ville peu intéressante et morte ; pour cause, nous y séjournions lors d’un week-end férié. Cette fois-ci, la ville respire et nous en profitons enfin pour la découvrir vivante, pleine d’activités commerciales typiques liées à la pêche, à la récolte de fruits de la région et d’autres plus tournées vers l’ésotérisme. Comme à notre habitude, nous dégustons un plat du coin sur le marché. Ce sera du poisson. Et dès que Denis évoque une envie de découverte gastronomique, Daniel rebondit aussitôt pour nous emmener à l’endroit où il pourra être satisfait. Ainsi goûtons nous la noix du Pará et l’açai frais, qui est une préparation bien différente des éternelles glaces du même parfum. Daniel nous emmène aussi découvrir deux lieux emblématiques du port, le marché des gris-gris et autres potions et la boutique des herbes médicinales où l’on trouve des remèdes pour tout (cela va de la panne sexuelle au retour de l’être aimé, en passant par les rhumatismes, l’anémie et l’éloignement des mauvaises ondes), à base de produits comme la corne de buffle, d’herbes et de noix de la forêt amazonienne.

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Rue du Portugal à São Luís

Réconciliés avec la ville de Belém, nous quittons ces deux amis, pour aller passer deux jours à São Luis, dans l’état du Maranhão, sur la côte atlantique. La ville a été fondée par des français (d’où son nom, « Saint Louis ») mais n’est restée dans leur giron qu’à peine trois ans, récupérée ensuite par les portugais. Suite à une guerre entre hollandais et portugais, la ville sera détruite et totalement reconstruite par ces derniers. C’est pour cela que l’architecture est très typique du Portugal et que le centre historique, classé au Patrimoine culturel par l’UNESCO, présente un grand nombre de maisons avec des azulejos d’une grande variété de dessins et de couleurs.

Costume typique du Babum meu Boy
Costume typique du Babum meu Boy

En dehors de l’architecture, l’état du Maranhão est aussi connu pour ces carnavals, défilés en tous genres qui ont lieu d’avril à octobre ; le plus connu étant celui du « Bumba meu boi », une fête toute aussi païenne que chrétienne, qui fête la Saint Jean et l’arrivée de l’été avec sa cohorte de bonnes récoltes, de climat clément et d’abondance, et ce jusqu’à fin septembre. Le plus fort de ce carnaval a lieu tout le mois de juin. Par ailleurs, d’avril à octobre, résonnent régulièrement dans les rues des musiques afro-brésiliennes, accompagnées des odeurs des plats épicés vendus dans des petites échoppes de rue et de petits spectacles impromptus.

Nous apprenons aussi que le reggae est une musique au statut bien particulier dans la région. Évidemment, il est issue du reggae jamaïcain, arrivé dans les années 60, par le biais d’échanges d’albums vinyles qui venaient de la Guyane française. Maintenant, le style a évolué avec des influences de la musique brésilienne. Mais ce qui le distingue du reggae traditionnel c’est la manière qu’ont les brésiliens de le danser. Ici, il se danse en couple et non seul. À l’origine, les gens ne connaissant rien à cette musique au rythme différent des musiques afro-brésiliennes, ils profitaient de ces moments de musique un peu plus douce pour se chercher une conquête et ils ont adapté leur façon de danser à deux à ce nouveau tempo ; Ici donc, le reggae se danse chaloupé et très collé-serré.

Quartier São Francisco, vu depuis le centre historique
Quartier São Francisco, vu depuis le centre historique

Nous profitons aussi de ces deux jours ici pour retrouver l’océan Atlantique que nous avions quitté juste avant notre étape en Terre de Feu. À São Luis, il se fait séducteur, venant lécher des plages de sable fin où se prélassent les gens accablés par la chaleur. Nous passons notre dernière après-midi sur la plage de Calhau, à profiter des vagues de l’océan, à peindre un peu et à regarder passer les cargos de marchandises dans le lointain…

Sandrine

PS : Il y a un an, nous visitions Ouro Preto, dernière étape dans le Minas Gerais.