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À moi la Flandre !

Bon d’accord, on est tous déjà allés faire un petit tour en Belgique : c’est mignon comme tout, ça parle français (à peu près) partout et c’est à deux pas de la France. Donc vous êtes sans doute déjà allés à Bruxelles, Bruges, Gent, Liège… Non ? Si ? Ah, vous voyez bien ! Eh bien, moi aussi j’étais déjà allé en Belgique. Et même, comble du cliché, que j’avais emmenée ma jolie Sandrine avec moi à Bruges avec ma première paye. D’où vient alors que je me sente malgré tout si dépaysé par ces quelques jours passés au pays de Van Heyk et de Tintin ?

D’abord, je viens cette fois-ci avec un vélo. Faire du vélo en Belgique, ça change tout ! On passe d’une ville à l’autre en 2 ou 3 heures. C’est plat, c’est très vert, il y a des rivières et des canaux partout. Et puis, il y a un réseau de pistes cyclables absolument fou ! Par exemple, autour de Bruges, les directions sont données à tous les croisements de pistes. Et il y en a beaucoup ! Les cyclistes ont même souvent leurs propres feux rouges !

Bruges
Bruges

On est à Bruges. Filip, mon hôte, m’emmène pour une balade en vélo à travers la ville. Je roule consciencieusement derrière lui. Il m’appelle : «Denis, roule à côté de moi !» Et il m’explique : «C’est la règle ici. Si on ne fait pas ça, les voitures pourraient vouloir nous dépasser et c’est dangereux.»  Saine philosophie, non ? J’entends les acharné(e)s de l’auto grincer des dents.

Autre dépaysement, je suis en Flandre, chez l’habitant, et j’apprends le néerlandais1)Ou le flamand, si vous préférez, c’est à peu près la même chose.. Je découvre une langue tendre et colorée, bien moins rude qu’aux Pays-Bas2)J’en sais quelque chose : les voix de mon assimil viennent de là-bas !, teintée de mots français : «ça va ?» – «allez !», etc. Je me jette à l’eau dès le premier jour, à Menin, à 100m de la frontière français. Il y a un marché sur la place centrale. J’y achète des épinards et du saumon. J’ai le dictionnaire à la main, ma voix tremble un peu, mais je repars avec ce que j’ai demandé. Bien sûr, avec le petit niveau que j’ai, je ne comprends presque rien à ce que j’entends. Mais je peux faire quelques questions, demander mon chemin, faire mes achats en néerlandais. Autour de moi, on est très patients et certains me font l’honneur de corriger un peu.

Je m’étonne (en néerlandais !) : «Pourquoi les français qui habitent près de la frontière n’apprennent-ils pas un seul mot de flamand ? Les flamands parlent bien le français, eux !» Filip me répond, énigmatique : «Et pourquoi les wallons parlent-ils si peu néerlandais ?…» Oui, pourquoi ? Je n’ai pas la réponse.

Entre Menin et Bruges, je fais étape une nuit à Torhout. Comme souvent, on me prévient à l’avance : «il n’y a rien là-bas». Mon œil, c’est une petite ville sympathique et la place centrale (de Markt) est magnifique. Et mon hôte, Ilse, me cuisine une pizza maison tout en me parlant du Pérou (où elle a habité un an). Ça méritait bien de faire étape à Torhout, non mais !

Denis

References   [ + ]

1. Ou le flamand, si vous préférez, c’est à peu près la même chose.
2. J’en sais quelque chose : les voix de mon assimil viennent de là-bas !