Música

Une page sur la musique nous semble incontournable pour les musiciens et chanteurs que nous sommes. Tout au long de notre chemin, nos rencontres sont surtout des moments de partage. Quand on dit que nous chantons, les échanges deviennent passionnés et passionnants. C’est comme cela que notre récolte de chants est née et elle va grandir au fur et à mesure du chemin.

– Brésil :

Preta pretinha des Novos Baianos : chanson découverte chez Éric et Marc-Antoine

      Preta Pretinha - Novos Baianos - 1972 - Acabou Chorare

 

Carinhoso de Pixinguinha (chantée par Elis Regina) : également chez Éric et Marc-Antoine

      Elis Regina-Carinhoso

 

Asa Branca de Luiz Gonzaga : chez Nina et Francisco (cliquez sur le titre pour ouvrir le lien)

Eu só quero um xodó de Dominguinhos chez Nina et Francisco (le titre est un lien)

É de Gonzaguinha également chez Nina et Francisco

Linha de passe de Joao Bosco en souvenir de Rafael et Cafuné

Estudando Samba de Tom Zé chez Rafael

Para Lennon & MacCartney de Milton Nascimento chez Éric et Marc-Antoine

O trenzinho do caipira (in Bachianas Brasileiras n°2) de Heitor Villa-Lobos grâce à Rafael

– Paraguay :

Premier style de musique paraguayenne, la polca avec des paroles mélangeant le castillano et le guarani. À noter les instruments dans la musique du Paraguay, guitares bien sûr et aussi les harpes !

Duo Perez Peralta (Polkas Paraguayas) chez Francys

Autre style, la cumbia, plus dansante :

Retro Cumbia de Paraguay chez Francys

La música guarania (souvent des rythmes de polca mais chantés en guarani) :

Nde Taperé par Rolando Rodas chez Francys

Quelques chansons très connues au Paraguay :

Kilometro 11 par Perla, chanteuse nationale du Paraguay chez Francys

Recuerdos de Ypacaray par Perla chez Francys

 Isla Saka par Chango Spasiuk avec Nicolas Caballero et Sixto Corbalan chez Francys

Che kamba nesa jajai par Hilarion Correa chez Francys

La Catedral de Barrios Mangore, par Berta Rojas, excellente guitariste paraguayenne contemporaine, chez Francys. Écoutez aussi d’autres titres joués par elle.

La ultima cancion composée par Agustin Barrios Mangore, ici jouée par John Williams, découvert au Musée d’Asuncion. Allez écouter ses autres compositions.

Emiliano Fernández Rivarola, poète musicien paraguayen, engagé politiquement (1894-1949) dont quelques œuvres suivent :

Asuncion del Paraguay du groupe  Sembrador

1° de Marzo du groupe Ñamandu (1er mars 1870, mort du héros national dans le Cerro Corá, Francisco Solano López, qui annonce aussi la fin du conflit le plus sanglant d’Amérique du Sud, la guerre de la Triple Alliance).

Che la reina par  le Dúo Rojas-Escalante, et musique de Félix Pérez Cardozo (chanson d’amour et de guerre, en guarani)

– Uruguay :

Plusieurs styles musicaux. Tout d’abord, les murgas : genre musical théâtral de carnaval. Produit par des bandes d’une quinzaine de personnes. Les sujets sont toujours liés à la société,  la politique et ils en font la critique. Les chansons sont a capela. De nos jours, les groupes sont tellement connus qu’ils se produisent aussi hors carnaval.

Cucarachas en el Fin del Mundo par Agarrate Catalina chez Noemi y Marcel

Murga 2014, 1° rueda, Teatro de Verano, Carnavales par Diablos verdes chez Noemi y Marcel

Deuxième style musical, le candombe. Ses rythmes viennent de l’Afrique bantoue. C’est essentiellement l’expression musicale de la communauté noire de Montevideo. C’est un genre musical initialement déambulatoire qui se pratique avec des percussions de trois types : « chico », « repique » et « piano ».

Loco de amor par Ruben Rada (une grande vedette ici, lié à l’évolution moderne du candombe) chez Noemi et Marcel

El toque de los Tambores afromontevideonos – documentaire – chez Noemi et Marcel

 De la canilla (tango) par Jaime Roos y Adriana Varela – grâce à Martin Olivera, voyageur uruguayen rencontré à Cochabamba, Bolivia.

– Argentine :

Pas de lien vers du tango ; nous n’avons pas eu l’occasion d’aller en écouter, ni de visiter le musée Gardel à Buenos Aires. Quelques liens musicaux signés Astor Piazzolla, cependant.

Adios Nonino d’Astor Piazzolla, écrite en octobre 1959, quelques jours après le décès de son père.

      01_-_Adios_Nonino

 

Libertango du même Astor Piazzolla, écrite en 1974 pour symboliser son passage du tango classique au tango nuevo.

      Libertango

 

Alfonsina y el mar de Mercedes Sosa. Hommage, à la poétesse mexicaine Alfonsina Storni,  après son suicide en se perdant dans la mer, écrit par Ariel Ramirez et Félix Luna. Ici chantée par Mercedes Sosa et sa voix grave et envoûtante.

      Alfonsina Y El Mar - Mercedes Sosa

 

Gracias a la vida de Mercedes Sosa. Découvert chez Seba et Glo grâce à Natalia.
Une des chansons chiliennes les plus connues, écrite, composée et créée, en 1966, par la chanteuse Violeta Parra, figure majeure de la nouvelle chanson chilienne.

      Gracias A La Vida - Mercedes Sosa

 

Desde siempre y para siempre chanté par Los Manseros Santiagueños, groupe folklorique argentin. Découvert chez Seba et Glo grâce à Nati.

      Los Manseros Santiagueños - Desde siempre y para siempre

 

Si vuela una canción chantée par Los del Portezuelo. Écrite par Ernesto Day. Découverte grâce à Nati, chez Seba et Glo.

      Si vuela una canción Los del Portezuelo

 

Isela o la filosofia Zen de Liliana Felipe. Vraie découverte pour moi. Merci Lia (chez Seba et Glo).

      Isela Vega o la filosofia zen - Liliana Felipe con la Danzonera Dimas

Une chanteuse et artiste engagée, Liliana Felipe,  exilée au Mexique à cause de la dictature militaire argentine de 1976, durant laquelle sa sœur et son beau-frère ont disparu. Lilana est une chanteuse militante, féministe et drôle, selon moi. J’aime son humour ; elle me fait un peu penser à Juliette (pour ceux qui connaissent).

El maiz, toujours de Liliana Felipe. Chanson sur les OGM et les saloperies qu’on mange.

      el maiz - liliana felipe

 

Salario minimo, également de Liliana Felipe, dans laquelle elle remet à sa place les donneurs de leçons (souvent fort riches) qui savent comment doivent vivre ceux qui touchent un salaire minimum…

      salario minimo - liliana felipe

 

On finit par un extrait de l’album de Pequeña orquesta de reincidentes, Miguitas de pan. J’aime bien l’ambiance. Je vous mets la première chanson.

Siete suelas.

      siete suelas - Pequeña orquesta reincidentes

 

– Chili : 

Une fois n’est pas coutume, je vous présente un groupe de rock métal chilien-mapuche, Folkheim. Un extrait assez emblématique de leur projet qui est de mettre en évidence la communauté mapuche, ses origines et son histoire. Ce titre parle d’un traité signé entre les indigènes de Rapa Nui1)Île de Pâques et le gouvernement chilien. Côté musique, il y a des influences nettes d’Iron Maiden là-dedans. Notez la présence d’instruments typique des Andes ! Groupe connu grâce à Alfredo ! Je vous mets aussi les paroles en espagnol2)Acuerdos, de paz y amistad, proclamas, de tierra y honor
Se vuelven razones que cubren traiciones de una vil anexión
Se escribe de letra muerta y voraz
Decide de quien es la tierra y el mar
Y a tientas camina y tropieza con un pueblo autónomo y capaz
Despierta la tierra ancestral
Son voces de una isla sin par
Que grita y anuncia que no se dejará gobernar
Son cantos de otras eras
Recuerdos sin macerar
Que adustos porfían en busca de soberanía
Qué ufano es tratar de ignorar, lo que en su momento fue pura voluntad
Chorus:
Y aquellas máscaras, ni ríen ni lloran solo esperan inocuas frente al gris escorial
Y aquellas máscaras, más se vuelven e invocan la línea de un orden que no se quiere marchar
Urden silentes crónicas, narran de usura y sociedad, de hombres sencillos que siguen por siempre buscando un camino
Se enraízan en su propia heredad, visita, guerra y bondad, y su cara no miente pues no se comprende que la tierra se pueda comprar
Se percibe l peaso lento y mordaz de un hombre que dice tener
Derechos y accesos sobre suelo nativo y que no ha de transar
Cesiones, que vienen y van
Dones, supuestos sin más
Enredos que enuncian una voluntad de dominar
Chorus
El continente fija los términos de rendición, de un convenio de cesión, de paz y protección
Discurso colonial que linda en lo factual
No estima, ni dicta, lo que hay en aquel murmullo.
Vaai honga kaina…
Vaai honga kaina…
Vaai honga kaina…
Vaai honga!…. Vaai honga!…. kainaaaa!
Chorus
. Allez ! Un petit effort ! Le traité en question et sa traduction.

Vaai honga kaina par Folkheim, dans l’album Mapu Ñi Tiam3)Pour plus de questions sur cet album, me contacter par mail

      Vaai Honga Kaina - Folkheim

 

Ay mamita, mamita ! par Pascuala Ilabaca, chez Yeni et Nacho ! Pour les amoureux de l’accordéon. Tout l’album Diablo rojo, diablo verde est super sympa. Jeune artiste chilienne inspirée par Janis Joplin et Violeta Parra.

Le groupe chilien Los Jaivas, groupe des années 60, de ces groupes dont les albums emblématiques sont toujours écoutés par les générations qui ont suivi. Essentiellement composé des trois frères Parra et d’une de leurs sœurs, ils mettent en musique des poèmes de Pablo Neruda et des paroles de Violeta Parra (pas de la même famille). Ils connaissent la gloire en 1972, avec l’album « Todos juntos », dont je vous mets deux extraits.

Mira Niñita par Los Jaivas, grâce à Javier de Chillan y Juan Pablo de Talca.

      Mira Niñita

 

Todos juntos par Los Jaivas, grâce à Javier y Juan Pablo.

      Todos Juntos - Los Jaivas

 

Une chanson bien connue des camarades qui se déplacent en groupe, avec des banderoles, dans les rues du monde entier, quand ils sont vraiment en colère 😉
Écrite par le groupe chilien Quilapayún, en juillet 1973, elle a été surtout connue dans le monde entier grâce au groupe Inti Illimani qui l’a enregistrée en 1974. Les paroles et la traduction ici.

El pueblo unido… par  Inti Illimani, grâce à Juan Pablo et Felipe.

      El Pueblo Unido Jamás Será Vencido - Inti-Illimani

Victor Jara, chanteur chilien engagé et militant, sera emprisonné et torturé par les militaires lors du coup d’état du 11 septembre 1973. Il est tué le 15 septembre de la même année. Il aura eu le temps d’écrire le poème inachevé Estadio Chile (aussi connu comme la chanson-titre Canto qué mal me sabes) qui dénonce le fascisme et la dictature.

Ay,Canto qué mal me sabes (dernier couplet) par Isabel Parra (fille de Violeta Parra), grâce à Juan Pablo.

Poema 15 – poème de Pablo Neruda mis en musique, grâce à Juan Pablo.

      Poema 15

El viejo comunista par Manuel Garcia – chez Reinaldo.

      El Viejo Comunista

La Gran Capital par Manuel Garcia – chez Reinaldo.

 

– Bolivie :

C’est grâce à l’excellent musée des instruments de musique, à La Paz, Bolivie, que nous avons appris beaucoup sur la musique folklorique bolivienne et sur le charango !

El llanto del olvido par Los Jairas. Groupe de musique néo-folklorique, créé en 1965, avec le célébrissime Ernesto Cavour au charango. Los Jairas, considérés comme les maîtres du charango, fusionnent volontiers les musiques populaires boliviennes et le jazz. À ses débuts, le groupe comptait avec le suisse Gilbert Favre à la flûte quena.

Bolivia(album) par Los Jairas. Certains albums ont été édités en France, dès la fin des années 60.

El vuelo del picaflor par Ernesto Cavour. Musicien, écrivain et théoricien de la musique andine, il est connu pour être l’inventeur de différents instruments qui ont enrichi le folklore bolivien. Le musée des instruments de musique de La Paz expose plus de 2 000 instruments de sa collection personnelle ainsi que certaines de ses inventions.

Salay par Eddy Navia, un autre grand maître du charango.

Leyenda de carnaval par Eddy Navia, également. Un peu plus moderne !

Ven a mi par William Ernesto Centellas. Musicien et compositeur bolivien, récemment décédé, il est considéré comme un des grands maîtres charanguistes, au même titre que les précédemment cités.

Ausencia également par W.E. Centellas.

Charango (album) par Jaime Torres, musicien argentino-bolivien.

Beaucoup de groupes étrangers utilisent parfois le charango dans leurs compositions, je vous mets le lien d’un jeune groupe colombien, Monsieur Periné (ça ne s’invente pas un nom pareil !).

La tienda de sombreros par Monsieur Periné.

 

– Pérou :

Lejos de ti par Gianmarco grâce à Gherson, à Ayacucho. Chanteur et compositeur adulé du grand public au Pérou, ici il joue du charango. Super sympa et ambiance ensoleillée !

Jatari par le groupe Inkaroots. Comme quoi, le charango va aussi avec le reggae ! Chanson en quechua. Grâce à Gherson, toujours !

 Libido par le groupe rock Libido. Un groupe découvert grâce à Gherson. Ça vous dit rien ce son, ces quelques notes de musique du début ?

Escribelo con P de Pedro Mo, groupe de Rap limeñain. Merci Gherson.

La cumbia est un genre musical très présent en Amérique du Sud. Je vous avais déjà parlé de cela dès le Paraguay. Elle ne nous a jamais vraiment quittés de tout le voyage, étant la musique préférée de beaucoup de chauffeurs de bus ou autres minivans et combi. Ce n’est pas vraiment la musique que l’on préfère mais je me devais de vous en parler un peu plus car ici au Pérou, elle revient à nos oreilles ! Grâce à Yeissie, que l’on a rencontrée au Bosque Berlin, je ne vous mets des extraits que de trois groupes sur le nombre qu’elle nous a cités. On a bien ri en écoutant l’énumération !

Mi corazoncito par le groupe Elegancia sensual.

Mi desconfianza par le groupe Corazon sensual.

Ya no quiero sufrir par le groupe Besito sensual.

Et il y en bien d’autres, tous aussi « sensual » les uns que les autres ! Comme quoi, en voyage, les oreilles peuvent souffrir aussi ! 😉

 

 

 

References   [ + ]

1. Île de Pâques
2. Acuerdos, de paz y amistad, proclamas, de tierra y honor
Se vuelven razones que cubren traiciones de una vil anexión
Se escribe de letra muerta y voraz
Decide de quien es la tierra y el mar
Y a tientas camina y tropieza con un pueblo autónomo y capaz
Despierta la tierra ancestral
Son voces de una isla sin par
Que grita y anuncia que no se dejará gobernar
Son cantos de otras eras
Recuerdos sin macerar
Que adustos porfían en busca de soberanía
Qué ufano es tratar de ignorar, lo que en su momento fue pura voluntad
Chorus:
Y aquellas máscaras, ni ríen ni lloran solo esperan inocuas frente al gris escorial
Y aquellas máscaras, más se vuelven e invocan la línea de un orden que no se quiere marchar
Urden silentes crónicas, narran de usura y sociedad, de hombres sencillos que siguen por siempre buscando un camino
Se enraízan en su propia heredad, visita, guerra y bondad, y su cara no miente pues no se comprende que la tierra se pueda comprar
Se percibe l peaso lento y mordaz de un hombre que dice tener
Derechos y accesos sobre suelo nativo y que no ha de transar
Cesiones, que vienen y van
Dones, supuestos sin más
Enredos que enuncian una voluntad de dominar
Chorus
El continente fija los términos de rendición, de un convenio de cesión, de paz y protección
Discurso colonial que linda en lo factual
No estima, ni dicta, lo que hay en aquel murmullo.
Vaai honga kaina…
Vaai honga kaina…
Vaai honga kaina…
Vaai honga!…. Vaai honga!…. kainaaaa!
Chorus
3. Pour plus de questions sur cet album, me contacter par mail

5 réflexions au sujet de « Música »

  1. Excellente idée ce répertoire de chants que je viens seulement de découvrir. Bonne continuation, et ne vous laissez pas intimider par le « froid » de la Patagonie : les gens que vous rencontrerez auront la chaleur dans leur cœur !
    Bisous et à bientôt de vos nouvelles.

    1. Merci Aline ! Je me demandais justement si les visiteurs jetaient aussi une oreille à cette page après avoir jeté les yeux sur les photos !!! Bises

  2. Pour ceux qui suivent un peu cette page, à noter que aujourd’hui (17 mars), Sandrine a mis à jour cette page avec des musiques argentines. Elle y a même mis Desde siempre y para siempre histoire de montrer que même la chanson d’amour kitsch chantée par des hommes à pleine voix a sa place ici 😉

  3. J’ai passé grâce à vous une fin d’après-midi en musique, particulièrement agréable, en préparant un Couscous… pour deux, Dom et moi sommes au régime solaire – jusqu’ici, le printemps est extraordinaire à Ivry – région parisienne (25 ° ce 21 avril – date habituellement moins chaleureuse…). Merci pour tous vos cadeaux en musique et en images, vous avez une profonde générosité dont j’abuse ! A part ça, j’ai détesté le full métal { mapuche] mais je n’ai jamais aimé ça, je vous pardonne ! A bientôt !

    1. je ne t’en veux pas Roger. J’adore ce groupe maintenant et par pur égoïsme j’ai mis un extrait sur cette page ! Il y aura peut-être quelqu’un à qui ça plaira… bisous à tous les deux !

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