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Traverser l’Océan Atlantique en cargo ? Trop facile !

Le Platon, fier porte-containers, nous a fait l’honneur de nous compter parmi son équipage pendant deux semaines. Deux vieux rabat-joie – ils se reconnaîtront- nous prédisaient le mal de mer ; que nenni ! D’ailleurs, le roulis nous aidait à nous endormir.

Le quotidien aurait pu être pesant mais nous avons toujours été bien occupés : lecture, musique, films, visites du cargo des fonds de cale à la passerelle, explications sur la navigation, le monde de la marine marchande… Nous sommes désormais incollables !

Oiseau vu sur l'île de Saint-Martin
Oiseau vu sur l’île de Saint-Martin

Il faut dire que l’équipage au complet était aux petits soins pour nous, étant les seuls passagers à bord ; tous souriants et sympathiques, ils nous ont fait partager de bons moments, notamment un mémorable barbecue, avec petit cochon à la broche ! D’ailleurs, tous les repas étaient à l’avenant.

Au bout de plusieurs jours, c’était comme si on avait toujours été marins, tous les deux ; régulièrement Denis montait à la passerelle pour voir notre position et moi, je passais une bonne partie de mes après-midi à contempler l’immensité bleue qui nous environnait, submergée par l’émotion d’être un tout petit rien.

Une plage à Saint-Martin
Une plage à Saint-Martin

Nous avons tout de même apprécié les deux escales. Nous sommes arrivés à St Martin, côté hollandais (St Marteen), le neuvième jour. Il faisait beau et particulièrement chaud. Nous en avons profité pour goûter la douceur des eaux des Caraïbes, une mer chaude bleue turquoise. Une forme de paradis sur terre comme le montrerait une carte postale. Nous avons aussi fait la connaissance de nouvelles espèces d’oiseaux, que l’on croise habituellement dans les zoos.

Le marché de Trinidad
Le marché de Trinidad

Deux jours après, nous accostions à Port of Spain, Trinidad. C’est le réflexe « bibliothèque » qui nous a sauvés car pas un office de tourisme digne de ce nom dans la ville. C’est donc tout simplement à la Bibliothèque Nationale que nous avons trouvé un plan et des livres sur l’histoire de l’île, tout ça gracieusement donné. Elle est pas belle la vie ? Bref, une île paradisiaque aux plages bordées de cocotiers, à perte de vue et une vie foisonnante.

Une plage de Trinidad
Une plage de Trinidad

C’est avec tristesse que nous quittons le Platon qui nous a emmené ici. Et qui nous a permis de voir des choses incroyables : dauphins et baleines le jour et des milliers d’étoiles la nuit1)D’ailleurs, les planètes Mars et Saturne ont illuminé notre ciel pendant plusieurs soirées. Et pour les fans d’astronomie, nous avons pu observer la Croix du Sud à la tombée de la nuit.. Et ça, c’est pas rien !

Sandrine

References   [ + ]

1. D’ailleurs, les planètes Mars et Saturne ont illuminé notre ciel pendant plusieurs soirées. Et pour les fans d’astronomie, nous avons pu observer la Croix du Sud à la tombée de la nuit.

¡ Adiós Francia !

Pour notre dernier jour sur le vieux continent, nous voici partis à la découverte du Havre…

Belle ville pour les mordus d’architecture et d’Auguste Perret, de bicyclette, puisqu’elle y est reine, de mer et de gros tonnages bien sûr !!!

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Bonne promenade de trois heures pour découvrir le centre ville, aux avenues dégagées et arborées, sur lesquelles les automobilistes sont obligés de laisser la majorité de l’espace aux piétons, aux vélocypèdes et au tramway !

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Nous avons découvert une ville verte et populaire ; nous regrettons déjà de ne pas y avoir passé plus de temps ! Il faudra revenir.

Pour l’heure, le départ, avancé au 22 juillet, puis maintenant repoussé au 23, se fera donc bien le mercredi 23, vers 11h pour l’abordage du bateau et à 14h pour l’appareillage…

On se retrouve dans une quinzaine de jours pour la suite des aventures…
Ouh ! la la ! Il va y en avoir de choses à raconter !

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Denis et Sandrine sont sur un bateau…

Quand nous évoquons notre voyage, beaucoup de personnes sont étonnées de nous voir partir en cargo porte-containers et nous rappellent que l’avion est plus rapide et meilleur marché !
Certes.

D’abord, voyager en avion est une catastrophe écologique : grosse consommation de pétrole et grosse émission de CO2 ! On vous laisse chercher des chiffres sur internet, ils sont faciles à trouver. Or, nous qui avons toujours fait des efforts pour réduire notre empreinte écologique (pas de voiture, logement en immeuble, consommation de fruits et légumes de saison et locaux, etc.), nous pourrions rendre tous ces efforts caduques avec un simple aller-retour en avion !

Ensuite, nous voulons voyager autrement : prendre notre temps. Rallier l’Amérique du Sud en cargo, c’est ne pas souffrir du décalage horaire, c’est voir les jours s’allonger, s’étirer au fur et à mesure de la traversée.

Nous allons ainsi nous habituer au rythme lent du voyage qui s’étale sur un an. Cela nous aidera également à nous détacher du rythme trépidant des vacances estivales. Quand on n’a que les vacances estivales devant soi, normal qu’on ne souhaite pas gaspiller trop de temps dans les transports. Mais, pour nous, l’aventure durera plus longtemps qu’un été !

En voyageant en bateau, on sera sûrs de bien sentir qu’on aura traversé un océan et qu’on aura atteint l’autre bout du monde ! Et ça, ça vaut bien 15 jours de mal de mer 😉

PS : la photo en tête d’article montre le cargo sur lequel nous voyagerons. Nous l’avons empruntée au site http://www.balladine.net