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Denis fait du vélo

En ce mardi 8 mars 2016, Denis part seul pour un périple de plus de deux mois, direction Amsterdam. Il a décidé de voyager en vélo, doucement, en faisant des étapes raisonnables. Son objectif est de rejoindre son frère, Rémi qui vit aux Pays-Bas, à Amsterdam. Comme pour le voyage en Amérique du Sud, Denis est hébergé chez l’habitant, dans la mesure du possible. Il a commencé son apprentissage du néerlandais et compte bien améliorer son niveau au fil des rencontres qu’il fera.

Il a investi dans une monture de choix, équipée comme il se doit, et toute en légèreté. Les vêtements ont aussi été choisis avec soin et en prenant en compte les impératifs de température. Concernant ses préparatifs, il vous en dira plus lors d’un prochain article.

Vélo prêt pour le départ
Vélo prêt pour le départ

En tant que retraité, il n’est pas pressé. Il veut découvrir la campagne française dans un premier temps, en empruntant les petits chemins. Ensuite, ce sera les pistes cyclables européennes ! Ce matin, la journée s’annonce belle pour prendre la route ; aucun nuage à l’horizon et les services météorologiques prédisent une journée sans pluie sur son parcours. Il faut en profiter !

Ça y est ; il est parti.
Ça y est ; il est parti.

Après des adieux déchirants et pleins d’émotions, Denis prend la route, bien décidé à découvrir des contrées encore inexplorées et à revenir polyglotte.

Sandrine

Dans le Minas Gerais (2ème partie) : jardinage à Rio Pomba

Nous arrivons de nuit à la ferme dans laquelle nous allons travailler1)le principe du wwoofing : on donne un coup de main à un exploitant rural qui en échange fournit le gîte et le couvert pendant deux semaines, près de Rio Pomba, dans un coin paumé que même le chauffeur de taxi a beaucoup de mal à trouver.

2014-09-11_20-48-44Une fois arrivés, on se retrouve entourés d’étudiants, venus pour une fête au profit d’un forum d’éco-agriculture. Un grand feu devant la propriété, de la musique toute la nuit et des jeunes qui nous bombardent de questions, voilà ce qu’on retient de cette première soirée.

Le lendemain, on se rendra compte que la ferme fait partie d’un grand territoire composé de l’université technique de l’agriculture et alimentation et de fermes alentours habitées par les étudiants qui doivent entretenir un jardin, des animaux, etc., selon leur spécialité.

La petite propriété où nous sommes accueillis pour faire du wwoofing.
La petite propriété où nous sommes accueillis pour faire du wwoofing.

La maison où vit et travaille Eric, qu’il partage avec un autre étudiant, Marc-Antoine, est plutôt grande et nous avons une grande chambre pour nous. L’endroit est très paisible, pas un bruit en dehors des aboiements des deux chiennes, Estrela et Chanel ; nous sommes cernés par la nature calme et silencieuse, enfin presque : les oiseaux de toutes sortes qui ont des cris tous aussi différents les uns que les autres, les poules qui chantent leur contentement d’avoir donné un œuf, tous les matins.

Eric et ses poules
Eric et ses poules

Globalement, nous mangeons végétarien tous les jours car nous nous nourrissons des fruits du jardin qui donne autant d’herbes médicinales pour le thé du matin et les aromates pour la cuisine que des légumes et des fruits très variés. Nous avons aussi le privilège de pouvoir acheter du fromage et du yaourt, produits par la filière « lait » de l’université, très bons et très bon marché. Quand on est à court de denrées alimentaires, on va se restaurer à la cantine du campus, menus équilibrés pour 2R$ par personne. Nous avons réellement un cadre de vie luxueux. La nuit tombant à 18h et le jour se levant à 6h, nous avons des journées courtes mais bien remplies ; j’arrive toutefois à faire la sieste et je me suis enfin remise de ma bronchite qui avait été un peu perturbée par un épisode de dengue2)Donc, pour moi, attraper une maladie tropicale, c’est fait !, venue se greffer dessus, trois jours avant la fin du traitement.

La partie Nord du potager avant notre passage
La partie Nord du potager avant notre passage

Dès le samedi, on nous met au travail et il nous faudra quatre jours pour devenir autonomes, en dehors de la nourriture des poules, qui semble compliquée à gérer et qu’Eric continue de préparer. Nous savons désormais aller couper des bambous géants afin d’élaborer des structures pour les plantations de tomates, désherber les parcelles, gérer le compost, aller chercher les œufs pondus du jour, entourer les parcelles pour les délimiter et améliorer le travail de culture et de leur entretien et arroser.

La partie Nord du potager, après notre passage
La partie Nord du potager, après notre passage (et, oui!, les petites clôtures en bambou sont de nous !)

Denis a pris l’habitude de préparer le thé du matin, il connaît désormais plusieurs plantes qu’il va cueillir et qu’il mélange selon son gré. Nous faisons aussi assez souvent la cuisine, des crêpes, des gâteaux, des cakes salés. Nous leur faisons découvrir des goûts différents ; c’est un vrai échange. Tous les étudiants, proches d’Eric connaissent désormais les deux français et il n’y a pas un jour sans qu’on ne voit l’un d’eux, venus admirer notre travail, nous demander des idées de bons films français, parler de politique en Europe et en Amérique du Sud.

Aujourd’hui, nous sortons de 24 heures sans électricité et sans eau. Hier soir, vers 18h, les électriciens sont intervenus alors qu’on ne s’y attendait plus. Ô joie, une douche bien chaude, un bon repas préparé à la maison et une soirée qui dure au-delà de 20h !

On vous laisse regarder les photos et on retourne au travail…

Sandrine

References   [ + ]

1. le principe du wwoofing : on donne un coup de main à un exploitant rural qui en échange fournit le gîte et le couvert
2. Donc, pour moi, attraper une maladie tropicale, c’est fait !

Traverser l’Océan Atlantique en cargo ? Trop facile !

Le Platon, fier porte-containers, nous a fait l’honneur de nous compter parmi son équipage pendant deux semaines. Deux vieux rabat-joie – ils se reconnaîtront- nous prédisaient le mal de mer ; que nenni ! D’ailleurs, le roulis nous aidait à nous endormir.

Le quotidien aurait pu être pesant mais nous avons toujours été bien occupés : lecture, musique, films, visites du cargo des fonds de cale à la passerelle, explications sur la navigation, le monde de la marine marchande… Nous sommes désormais incollables !

Oiseau vu sur l'île de Saint-Martin
Oiseau vu sur l’île de Saint-Martin

Il faut dire que l’équipage au complet était aux petits soins pour nous, étant les seuls passagers à bord ; tous souriants et sympathiques, ils nous ont fait partager de bons moments, notamment un mémorable barbecue, avec petit cochon à la broche ! D’ailleurs, tous les repas étaient à l’avenant.

Au bout de plusieurs jours, c’était comme si on avait toujours été marins, tous les deux ; régulièrement Denis montait à la passerelle pour voir notre position et moi, je passais une bonne partie de mes après-midi à contempler l’immensité bleue qui nous environnait, submergée par l’émotion d’être un tout petit rien.

Une plage à Saint-Martin
Une plage à Saint-Martin

Nous avons tout de même apprécié les deux escales. Nous sommes arrivés à St Martin, côté hollandais (St Marteen), le neuvième jour. Il faisait beau et particulièrement chaud. Nous en avons profité pour goûter la douceur des eaux des Caraïbes, une mer chaude bleue turquoise. Une forme de paradis sur terre comme le montrerait une carte postale. Nous avons aussi fait la connaissance de nouvelles espèces d’oiseaux, que l’on croise habituellement dans les zoos.

Le marché de Trinidad
Le marché de Trinidad

Deux jours après, nous accostions à Port of Spain, Trinidad. C’est le réflexe « bibliothèque » qui nous a sauvés car pas un office de tourisme digne de ce nom dans la ville. C’est donc tout simplement à la Bibliothèque Nationale que nous avons trouvé un plan et des livres sur l’histoire de l’île, tout ça gracieusement donné. Elle est pas belle la vie ? Bref, une île paradisiaque aux plages bordées de cocotiers, à perte de vue et une vie foisonnante.

Une plage de Trinidad
Une plage de Trinidad

C’est avec tristesse que nous quittons le Platon qui nous a emmené ici. Et qui nous a permis de voir des choses incroyables : dauphins et baleines le jour et des milliers d’étoiles la nuit1)D’ailleurs, les planètes Mars et Saturne ont illuminé notre ciel pendant plusieurs soirées. Et pour les fans d’astronomie, nous avons pu observer la Croix du Sud à la tombée de la nuit.. Et ça, c’est pas rien !

Sandrine

References   [ + ]

1. D’ailleurs, les planètes Mars et Saturne ont illuminé notre ciel pendant plusieurs soirées. Et pour les fans d’astronomie, nous avons pu observer la Croix du Sud à la tombée de la nuit.